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Nachtmystium › Silencing Machine

cd | 11 titres | 67:56 min

  • 1 Dawn over the Ruins of Jerusalem [04:28]
  • 2 Silencing Machine [06:26]
  • 3 And I Control You [06:14]
  • 4 The Lepers of Destitution [08:29]
  • 5 Borrowed Hope and Broken Dreams [05:09]
  • 6 I Wait in Hell [05:45]
  • 7 Decimation, Annihilation [04:54]
  • 8 Reduced to Ashes [05:07]
  • 9 Give Me the Grave [05:29]
  • 10 These Rooms in Which We Weep [07:37]
  • 11 Ashes to Ashes [08:18]

enregistrement

Produit par Nachtmystium. Enregistré et mixé par Sanford Parker, Engine Studios. Masterisé par Collin Jordan, BR.

line up

Blake Judd (guitare, voix, claviers), Andrew Markuszewski (guitare, voix), Will Lindsay (basse)

Musiciens additionnels : Chris Black (voix), Bruce Lamont (voix), Matt McGoat (voix), Matthias Vogels (guitare, claviers), Sanford Parker (claviers, effets), Charlie Fell (batterie, percussions)

remarques

Sorti en cd, vinyl. Illustration par Rebecca Clegg.
La dernière piste "Ashes to Ashes" ne se trouve en bonus que sur l'édition cd digipak, et sur le cd de l'édition limitée vinyl (avec un cd bonus donc. Bonus dans le bonus.)

chronique

Après une sorte de double album autour de la haine et de la dope, revenons donc aux crânes et à la mort pure et simple qui fait peur et qui pue, brrr. Ceci est le dernier album avant la déchéance finale que Blake Judd va patiemment construire, basée sur des ventes de supposés stocks de son ancien label défunt, et autres méli-mélos de "précommandes" qui n'arriveront jamais à bon port... enfin, qui n'ont peut-être jamais existé ou pendant un court temps de refourgue... donc, la mort et la zonzon rôdent, on ne peut pas faire plus black metal quelque part... mais vais-je émerger de ce subtil ennui bien décrit par Sheer Khan à propos de leur "Assassins" ? Certes, de grandes mélodies forcent dans la répétition et vont vous les foutre au fond du ciboulot les chansons de Nachtmystium, que ce soit le Nashville Pussien en mode mineur "Give Me the Grave", le refrain de "Silencing Machine" ou l'entame "Dawn over the Ruins of Jerusalem" d'une efficacité qu'on peut retrouver chez U2 ou des chansons de rugby, foutredieu! Certes, quelques grands moments vous prendront un peu au bide, un peu comme lorsque vous vous baladiez sur votre cheval, courant une sorte de galop saccadé, le ciel zébré d'éclairs noir et blanc, dans les bois hurlés par Burzum il y a maintenant bien longtemps : on s'est quand même éloigné de la popisation bien outrancière du "Black Meddle 2" pour vous dire... mais les idées curieuses, les surprises ont quand même, encore, malgré l’homogénéisation black metal du propos, laissé place à une sorte de musique assez générique encore, bien sombre certes, bien déprimée, mais aussi finalement bien propre à tous les quotidiens du monde. La fantasmagorie propre à un genre aussi pété du bulbe que le black metal demande quand même un minimum d'extirpation du quotidien, genre la conscience qui se retrouve dans une chambre de torture dantesque, un salon de massage au lance-flammes ou bien subissant une lente agonie / transformation en goule à l'intérieur d'un caveau qui sent le vieux Bela Lugosi et un peu aussi le plastique cramé, sans non plus s'égarer sur les dance floor destinés à autre chose que se lacérer les avant-bras... ça ne tient pas forcément comme une bonne super glue tout cela, certains petits solos respirent la feignasserie - celui de "I wait in Hell", qui sent un peu le dimanche après-midi un peu pâteux, ou encore le tricotage mou sur "Give Me the Grave" comme estampillé Rastignac bourré qui se la joue Satriani manchot. Malgré quelques moments de furie ou de mélancolie, certains moments "patchwork" éveillant un peu la curiosité, titillant bide et cul, la tonalité est décidément bien grise sur ce Silencing Machine, dans le sens d'une uniformité pas très engageante, pas très "reviens-y Coco"... une sensation d'ennui peut-être moins chiante que de voir encore arriver après tout ce drama des rééditions bootleg de Judas Iscariot mais... chut ! Vivons en paix, halte à la révolution. Faut pas déconner non plus !

note       Publiée le lundi 28 janvier 2019

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born to gulo › lundi 28 janvier 2019 - 18:17  message privé !

Le seul que j'y arrive avec, de lui ; probablement aussi à cause de ce côté, effectivement, très FM.

Note donnée au disque :