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Sweet William › Brighter than the sun

  • 2010 - D-monic, D-M009 (1 cd digipack)

cd | 14 titres

  • 1 Be around
  • 2 Lonely bedroom
  • 3 Creature
  • 4 Brighter than the sun
  • 5 Never leave
  • 6 Shimmer
  • 7 So long
  • 8 Timeless
  • 9 Reflection
  • 10 Transsize
  • 11 Back flow
  • 12 Alright
  • 13 Outro
  • 14 Nowhere road

extraits vidéo

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enregistrement

Sonic Studio, Kerpen, Allemagne

line up

Oliver Heuer (chant, guitare, synthé, programmation), Frank Breuer (basse, programmation), Markus Gerlach (batterie, percussions)

chronique

Voilà ce qui arrive quand on possède des disques de début de carrière pour une formation qui a enregistré régulièrement et que les achats suivants se situent plutôt seize ans après, la surprise peut être de taille ! Je m’étais habitué aux atmosphères gothico-psychédéliques, aux titres de plus de dix minutes, aux changements, aux parties instrumentales parfois hallucinées…Si bien que je me suis demandé si on avait glissé le bon skeud dans la fourre. ‘Brighter than the sun’, hein ? Ouais, clair que ce disque est moins torturé, plus lumineux, plus accessible aussi…Déjà, il y a de la programmation (discrète mais bon, ça tranche avec le credo psyché pur des débuts), les orchestrations sonnent plus aérées (bye bye les wahs wahs et les délires à la gratte), même le chant est devenu moins grave. Par moment, on flaire même de très lointaines influences technoïdes dans les atmosphères, la manière d’amener la transe. Vous le voyez venir ? C’est d’la daube, ce disque, non ? C’est là que Sweet William rappellent qui ils sont car certes cet album demande une certaine adaptation pour qui comme moi (et non Ulysse) n’a pas suivi le voyage mais il est loin d’être mauvais. Certains départs de chanson (‘Brighter than the sun’, ‘Transsize’) laissent craindre le pire avec la programmation techno mais pourtant, la magie finit par opérer. Le combo nous entraîne dans une forme de transe mystique, limite intimiste, à ceci près qu’elle se met en place sur une plage un peu après l’aube, qu’elle ne doit rien aux drogues mais au bon air marin. Mystique, régénérant mais pas entièrement confortable non plus; on peut évoluer mais on ne secoue pas sa toison goth si facilement. ‘Brighter than the sun’ n’est ni gothique ni mélancolique mais il est grave, profond…Elever l’esprit, se tourner vers le soleil, ce n’est pas si simple, il y a beaucoup à laisser derrière soi pour y arriver et puis, cette production dépouillée, pas vraiment froide mais pas spécialement chaleureuse non plus, cristalline et ronde, comme un matin d’hiver dans le Sud de la France, ça ne donne pas envie de faire la fête, plutôt de plonger en soi, de se frotter les mains pour les réchauffer en se penchant un peu, dans le col de son manteau mais aussi en soi-même…

note       Publiée le mardi 13 novembre 2018

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