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Collection D'Arnell-Andrea › Tristesse des Mânes

cd • 14 titres

  • 1Aux glycines défuntes
  • 2Là,ici ou ailleurs
  • 3Au sacre des nuits
  • 4Kergal
  • 5Le parc enneigé
  • 6Les chants de peine
  • 7Loir et Léthé
  • 8Les temples élevés
  • 9L'ombre-tilleul
  • 10Aux cordes éternelles
  • 11Un automne restant
  • 12Un parc, une tonnelle
  • 13La source du jour
  • 14La tristesse des mânes

extraits vidéo

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enregistrement

Studio Bleu, Orléans, France

line up

Chloé St-Liphard (chant), Jean-Christophe d'Arnell (piano), Thibault d'Aboville (alto), Xavier Gaschignard (violoncelle), Catherine Grieg (piano, voix), Franz Torres-Quevedo (chant)

remarques

chronique

Les trous, ça fait mauvais genre, dans les murs, les puzzles, la mémoire…Les discographies aussi parfois. Bien sûr, espérer faire le tour des productions de chaque artiste présent sur le site ressemble à une tâche de Sysiphe mais on fait semblant qu’on va y arriver. Envie de colmater, ça me prend parfois. Du coup, je vais vous parler de ‘Tristesse des Mânes’ parce que c’est un très beau disque et que ça fait longtemps que je n’ai pas écrit sur Collection d’Arnell Andrea. Avec eux, on croit toujours que ce sera facile, que c’est toujours la même chose mais il n’en est rien. A tant flirter goulûment avec le néoclassique, les Français ont finalement décidé, ça devait arriver, d’y céder pleinement. Au revoir donc boîte à rythmes, basse, guitare, la configuration pour cet album est épurée: voix, piano, violoncelle, violon; plus question de cold wave mâtinée de classique, ‘Tristesse des Mânes’ est purement néoclassique ! C’était gagné d’avance, serait-on tenté de penser, ces ‘jeunes gens modernes’-là avaient tout d’un hybride aberrant: leur poésie aux rimes surannées, leur goût des instruments classiques, du chant lyrique, évoquaient d’avantage Alain Fournier, Apollinaire, que les années post-punk…Effectivement, c’est gagné mais pas pour les raisons que l’on croit. Certains reprochaient au groupe ses orchestrations sirupeuses (avis que je ne partage pas, évidemment), sa mélancolie au parfum de naphtaline…Rien de tout cela ici. Enfin, si, la poésie fondue dans la nature et sa palette de couleur demeure mais les Français ont su se monter sobres, travailler sur la délicatesse, épurer les lignes pour ne garder que l’essentiel. Le résultat est magnifique, triste, intimiste, pur. Opinion très personnelle certes mais s’il avait fallu une bande originale au Grand Meaulnes (la version de Jean-Gabriel Albicocco), ce disque aurait pu convenir tant il évoque la beauté des paysages, les nappes de brumes, les marais, les bois sous le ciel d’automne, les dimanches de pluie…Une musique claire, recueillie, mais non dénuée de secret et donc propice à l’imagination. Qui plus est, grâce à ce parti pris d’orchestrations néoclassiques, Collection d’Arnell Andrea parviennent à faire cohabiter nouvelles compositions et anciens titres revisités comme s’il s’agissait d’un album entièrement neuf. Un petit joyau à s’écouter au crépuscule ou à la lueur d’une bougie (je sais, c’est cliché mais tellement puissant), avec un bon verre de vin, pour en savourer le spleen délicat. Comme l’envie de relire Fournier, Perregaux et les autres…4,5/6

note       Publiée le samedi 10 novembre 2018

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Note moyenne        4 votes

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Richard › dimanche 11 novembre 2018 - 13:48 Envoyez un message privé àRichard

Les textes sont superbes, comme toujours. Mais pour le reste, du moins pour moi, c'est d'un ennui, soporifique au possible.

Note donnée au disque :