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Meatjack › Days of Fire

cd | 10 titres | 41:08 min

  • 1 Sleep
  • 2 50 Years
  • 3 Cold Flight
  • 4 Face Down
  • 5 Days of Fire
  • 6 Sea of Tranquility
  • 7 One More
  • 8 Blue
  • 9 .45
  • 10 Crawl

line up

Jason Daniloski (basse, guitares, voix), Brian Daniloski (guitares, voix), Eric Dixon (batterie)

chronique

Instable et insaisissable, comme le feu... Évoquer Days of Fire, l'ultime Meatjack, s'apparente à une séance de pyromancie. Les flammes de leur musique évoquent bien des visages dans leur danse imprévisible, dès les premières cassures rythmiques et agressions mélodiques. Elles laissent apparaître - toujours furtives, jamais certaines - les silhouettes de Fugazi, Neurosis, Today Is The Day, Converge, mais aussi de King Crimson, et de Jane's Addiction... Oui, je les y ai vus... Et ils étaient en feu. Une musique hystérique, acide comme le jet de venin défensif d'un cobra en plein dans les yeux, un poison d'abord virulent, dont les principes actifs mèneront, ensuite, à la plénitude d'une dilatation des sens et du temps. La première accalmie bien-nommée "Sea of Tranquility" en est un avant-goût, évoluant d'une angoisse lancinante à un sentiment de triomphe presque morriconien... Nos agressifs sont assoiffés de mélodie et de beau. Une reprise furtive de la fureur, entrecoupée de country, marque un dernier soubresaut... Meatjack incarne à sa façon l'angoisse américaine, avec ses explosions de violence qui ponctuent des périodes d'insouciance. Après l'épuisante cérémonie de ces masques grimaçants dans le feu, vient la conclusion en forme de périple malade... Destination nulle part... Il y a un autre album dans cet album, comme un secret bien caché dans le western spasmeghetti, une transition magique des pistolets au peyotl. Il s'offre sur l'ultime piste, un désert plein d'espoir sous une nuit étoilée, ouvert dans toute son immensité scintillante au survivant encore tremblant d'un redoutable clan de chicanos hirsutes et drogués, qui ira refaire sa vie dans Dieu sait quel patelin pour oublier le sanglant carnaval... Comme si la phase abrasive hyperactive de Days of Fire, avec ses crises de nerfs psycho-cartoonesques, n'en était que la récréation, et que l'hallucination prenait une autre envergure, presque initiatique, sous la forme d'un voyage aussi nauséeux qu'absorbant... Ô, divine planète Psyché. "Crawl" est un final épique de treize minutes dans l'esprit d'un Led Zeppelin à son plus perché, agonisant dans une beauté qui ne veut se résoudre à finir. Des échos dans les dunes... Puis, plus rien. Juste les cendres, qui rougeoient dans la nuit.

note       Publiée le dimanche 28 octobre 2018

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Klarinetthor › mardi 6 novembre 2018 - 15:14  message privé !

c't'enchainement blue .45, Crawl, pute vierge!

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Raven › lundi 5 novembre 2018 - 13:43  message privé !
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Il semblerait que cet album aie aussi un pouvoir paralysant.

EDIT- de nada, Procrastin ;)

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Procrastin › mardi 30 octobre 2018 - 17:46  message privé !

Première écoute, ya aussi une sensation Alice in Chains dedans, pour continuer le name dropping. C'est agréable de découvrir du post hardcore qui a quelque chose à lui, j'y croyais plus trop! Merci Corbac (aux baskets)!

Procrastin › lundi 29 octobre 2018 - 00:27  message privé !

Cette chro aguicheuse!

Raven › dimanche 28 octobre 2018 - 14:37  message privé !
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Haha, excellent !

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