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Borja Flames › Rojo Vivo

lp+cd | 11 titres | 44:39 min

  • 1 Aquiles [3:54]
  • 2 Quién es Quién [4:04]
  • 3 Carta Abierta [4:49]
  • 4 Aventuras [4:35]
  • 5 Descartes [3:48]
  • 6 Dulce Hipnosis [5:05]
  • 7 Tejemaneje [3:12]
  • 8 Lepanto [4:19]
  • 9 Ave Fénix [4:13]
  • 10 El Fuego [3:59]
  • 11 Paz Total [2:41]

enregistrement

Mixé par Benoît de Villeneuve.

line up

Borja Flames (musique, chant)

Musiciens additionnels : Marion Cousin (chant), Renaud Cousin (percussions), Élg (voix)

remarques

Avec CD bonus.

chronique

Styles
electro
folk
pop
Styles personnels
poésie expérimentale

Borja Flames. Rien que le nom roule sur la langue. L’élégance des fous, le costume des poètes. Apatride habitant les zones en marge, sorti d’un jeu de construction impossible tout de blanc vécu. L’artiste espagnol tire un trait sur le refuge avant-folk à boucles de ses débuts (façon Moondog) et rejoint d’autres frontières parallèles, lignes tirées sur l’homme qui marche, ou plutôt l’homme qui fuit. Fugues sereines et sans urgence, dans le cas présent en direction de latitudes électroniques, quitte à risquer un catalogage pop hype foireux chez les plus pressés. C’est qu’il faut tendre l’oreille par-delà la tendance. Second album minimaliste, Rojo Vivo est à l’ère des consoles 16-bit, musicalement proche de l’acid house et de la techno de Detroit. L’errance computationnelle du caballero sans tête le guide vers un terrain inattendu tapissé de sons rétro à la frontière des années 90, autant de textures de générateur YM2612 avec des mots posés dessus. Comme s’il arpentait son propre module Tron, Borja est un explorateur de palabres indigènes numérisées, faxées depuis sa cervelle à qui veut les entendre, et qui appelle de leur sentence les heureux perdus venant croiser son chemin : celui de la découverte, les tempes battues par un sang « neuf et frais » éclaboussant d’un rouge vif le néant informatique, l’horizon cinétique. De l’art délicat d’habiter des lieux imaginaires, jamais seul cependant. Pas de culture du repli. Sa partenaire Marion Cousin est toujours à ses côtés, comme doux écho à ses rêveries ibériques, arborant un sourire en coin ou jouant d’un charme neurasthénique. Le mélange prend et surprend. Final barré sur « Aquiles », bal masqué cynique du tube « Quién Es Quién », petites piques acerbes de « Carta Abierta », détraquage leftfield de machine sur « Aventuras » et syncopes en série débouchent sur une « Paz Total » et son Easter egg en bout du bout. Commentaire politique d'un monde étrange où les vestes se retournent en cadence. L’esprit du premier disque (Nacer Blanco) est intact, ce sont les formes qui sont emportées ailleurs par un mix soigné signé Benoît de Villeneuve. Une mise en relief récréative, un combustible à monologues en parlé-chanté. Tout fuego, tout Flames !

note       Publiée le samedi 20 octobre 2018

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