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Sepulcher › Panoptic Horror

cd | 7 titres | 39:50 min

  • 1 Corporeal Vessels [06:21]
  • 2 Towards an Earthly Rapture [05:48]
  • 3 Corrupting the Cosmos [06:41]
  • 4 Ethereal Doom [03:19]
  • 5 Abyssal Horror [05:13]
  • 6 Scourge of Emptiness [05:21]
  • 7 Haunting the Spheres [07:07]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré au Mugge Studio. Masterisé par Tommy Haltbakk

line up

Pas d'informations sur le line up.

remarques

Sorti en cd, vinyle, cassette, digital. Illustration par Mariusz Lewandowski.

chronique

Parfois, on a besoin de se vêtir tel un clodo amateur de patches mal cousus, de boire des bières pas bonnes et de crier son anarchisme à la face des agents de sécurité de chez Auchan. Mais je sais que des fois, c'est bien de juste se l'imaginer, parce que ce n'est pas facile de vivre dehors défoncé en permanence sous le regard suspicieux du monde, écoutant la pitié des "bons" et la rancœur des "pauvrophobes". Faut savoir supporter ce mépris, cette peur aussi de la part du public lambda qui vous croise alors que ça fait déjà trois heures que vous êtes étalé là, en plein délire, les yeux qui roulent et l'entrejambe qui pue, alors que vous n'avez pas bu une goutte d'eau depuis 3 jours. Ça provoque de l'urée il parait. Oui, je vous conseille plutôt d'écouter cet album, parce qu'il chante bien la déchéance urbaine, même si sur la pochette on aperçoit encore une sorte de toile SF dantesque à la polonaise... Ne vous fiez pas aux apparences : ici, on est en Norvège, donc quand on joue du "thrash / death" bien primitif qui ressemble à du crust en plus... athlétique on ressemble à un moment donné au son de Darkthrone ou Aura Noir, donc on est quand même inquiétant, mais on pue aussi la rue et les palpations de la police dans le train, on se renifle aussi les aisselles et les gens aussi nous regardent de travers, y en a même qui rient derrière moi. Voilà donc une chronique. Qui tourne autour du pot. Car la musique ici est très simple mais aussi riche et les longues minutes de chaque titre sont bien remplies. Quand une musique simple, ou qui se veut simpliste comme le thrash ou le crust punk à la norvégienne saute aux oreilles et remplit l'imaginaire, la seule chose qui arrive au bout des lèvres pour la décrire c'est, tout simplement, cet imaginaire provoqué par cette musique très simple, voire simpliste, comme ça je n'ai pas à radoter sur la beauté de ces accords, sur la technicité de ce batteur, sur la qualité bonbon Ricola de cette voix arrachée non growlée, ou sur l'efficacité de cette production du studio Mugge. Et, quand cet imaginaire envahit la tête, quand on se remémore, quand on s'imagine, ça veut dire pour le chroniqueur Rastignac que l'album est bon : quel que soit le niveau de complexité d'un style ou d'un chant, si celui-ci ne fait que souligner maladroitement un souvenir qui pour vous est envahissant, ça ne vous inspirera rien d'autre qu'un peu d'ennui, comme lorsqu'on lit un manuel déjà annoté par quelqu'un d'autre. Quand, par contre, la musique déclenche la pompe à fantasmes, à regrets et à psychoses... c'est un peu de panard au milieu de cet océan d'habitudes mornes... que ce soit du Chantal Goya ou du Rompeprop, c'est idem, tandem, oh tandem ! Non ?

note       Publiée le samedi 29 septembre 2018

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born to gulo › samedi 29 septembre 2018 - 19:41  message privé !

Oui. Tu m'as donné le courage d'oublier ma fainéantise, et retourner m'y frotter, au disque.