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The Deep Freeze Mice › I Love You Little BoBo With Your Delicate Golden Lions

2k7 | 22 titres | 78:27 min

  • A
  • 1 Something Else Instead [3:29]
  • 2 I Love You Little BoBo With Your Delicate Golden Lions [0:53]
  • 3 Why Do You Squeack? [2:02]
  • 4 Most People Ain’t Fit to Live – Part One [0:57]
  • 5 Entropy of Cubes [1:03]
  • 6 Most People Ain’t fit to Live – Part Two [2:53]
  • 7 Polanski’s Dog [2:47]
  • 8 Twenty Three Exceptions [1:24]
  • 9 O.P.1 [0:20]
  • 10 O.P.2 [0:03]
  • 11 Whose Afraid of Humans? [4:39]
  • B
  • 12 Untitled [24:55]
  • C
  • 13 A Trillion Sprods [13:23]
  • 14 The Dalmation/Natural Forces/186,000 Endings per Second [04:21]
  • 15 Thunderbirds [3:32]
  • D
  • 16 This Is Terrible [3:24]
  • 17 All Through Summer [2:53]
  • 18 Zoology [2:25]
  • 19 Who’s Afraid of Humans? (Reprise) [0:51]
  • 20 Roget’s Thesaurus [3:27]
  • 21 A Motor Throbbed Above the Rim of the Brush [3:44]
  • 22 A Trillion Sprods (Version) [3:03]

enregistrement

Enregistré par Ricky Wilson aux Barkby Road Studios. B1 enregistrée par Neil Stout.Monté par Ricky Wilson. Produit par The Mice.

line up

Michael Bunnage (basse), Peter Gregory (batterie), Alan Jenkins (guitare, voix), Sherree Lawrence (orgue, piano, voix)

Musiciens additionnels : John Grayland (trompette et euphonium, sur A9/A10), Paul Devlin (violoncelle et contrebasse sur B1), Anrew Nichols (saxophone alto sur B1)

remarques

Le véritable titre de l’unique morceau de la face B est donné par un dessin reproduit sur la pochette en face de l’index dudit titre.
L’édition double-CD de 1995 est une coproduction Jarmusic/Raffmond.

chronique

Styles
post punk
pop
jazz
folk
ovni inclassable
rock alternatif
Styles personnels
don't be american/don't say "amazing"

Le DIY, c’est faire des dimensions ensemble. Ou la musique, tout court (ou d'autres machins hein) ? … Des mondes, des hypothèses, des phases de jeu. Des engagements, des dérapages. Le temps des moments, rendre de toutes-personnelles perceptions et façons de transformer à leurs pleines pertinences, les donner à saisir. The Deep Freeze Mice est l’un de ces groupes dont on se demande d’où ça sort – quoi qu’on y entende du son d’une époque, modes de jeux et options de productions, esthétiques. Dont on ne sait plus, aussi, une fois entendue, comment on avait pu ignorer la musique, littéralement n’avoir aucune idée qu’elle ait pu, qu’elle puisse exister. The Deep Freeze Mice procède de cette pensée magique et pragmatique, qui associe par analogie, prend les intuitions et fantaisies comme des vecteurs, le raisonnement et l’arbitraire en coutures apparentes – comme sur certains vêtements de travail à la fonctionnalité parfaite, à la classe imposante dans son rien-haut-hasard. Flèches de tout : citer, coller, littéralement lire sur la musique un certain manifeste d’un certain parti, écrit par un certain Karl M. … Apparier à ça Thomas Edison – une certaine révolution indus, technique, de soudains pans de réalité activer/désactivés, tension/hors-tensions. L’électricité qui change tout – existence/non-existence de bandes d’un spectre vibrées/éteintes par vertu d’un simple interrupteur. (Ça peut être un projecteur, un ampli… Un grille-pain, un radiateur, un ventilo, une tondeuse, un sextoy… Liste minuscule de non-exhaustivité). Du ska-pop avec une voix de vieux goth à la Eldritch (de Sisters of Mercy… X sait pourtant combien je n’ai jamais pu encadrer ce groupe). Et qui sonne bizarre et évident. De l’orgue, du foutu orgue avec tout ce que le son de cet instrument peut avoir de plein et spectral, rampe-au-sol et harmonies envolées. Bizarre et évident. Un solo de bruits de masse. Ornette Coleman et Sun Ra et Ayler (Albert) pris dans un garage, joués à l’arrache, à l’instinct, sur toute une face. Cet épisode inouï de guitare sur A Trillion Spods (face C, au début) – juste après le passage Edison/Marx – oui : c’est bien le GROS MORCEAU sur ce double-bidule (K7 ou LP), ce quadruple-face. Évident. Et bizarre. Grosse montée en pression progressive, une espèce de phrasé soukouss-cubiste qui s’emballe dans la wha jusqu’à une sorte de texture noise (avec en fond la batterie fixe et un clavier qui joue du vibraphone easy-jazz). Tout qui se tient, ailleurs, en A, B, C, D. Plus tôt, une gratte sèche, enregistrée sûrement dans une chambre, courte pièce sur une seule piste de quatre-pistes, fugue classique-contemporaine au jugé. Le son globalement brut, partout. L’expérience donnée telle quelle, gravée en direct – à un moment du processus, de l’évolution sans fin de la chose (ou peut-être quelle sera délaissée sans raison donnée – l’une, l’autre chanson, à un moment où ils ne la jugeront plus nécessaire). Aboutie parce qu’ils ne savent pas avant d’y être si elle tendra encore vers un autre état. Difficile d’en dire assez sans confiner à l’illisible. Autant ne pas en écrire trop. D’où ça vient, où ça va ? Faites jouer vos propres liens, vous verrez bien – ou couperez net le son, exaspéré ou débordé (… Ou ennuyés ? Ça doit se trouver). J’irai voir, une autre heure, ce qu’ils ont pu nous laisser sur d’autres variés supports.

note       Publiée le lundi 3 septembre 2018

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