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S.V.E.S.T. › Urfaust

vinyl 33t | 3 titres | 41:34 min

  • 1 Putréfiance Rédemptrice [18:02]
  • 2 Nuit de Walpurgis [09:42]
  • 3 Épitaphe [13:50]

enregistrement

Pas d'information sur l'enregistrement.

line up

Spica (voix), Darkkarma (instruments)

remarques

Sorti en vinyle. Réédition CD en 2005. Réédition CD et vinyle en 2017.

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
grain 5

Dans la vie on a parfois besoin de saturation. Pourquoi ? Parce que sinon la conscience de l'espace situé entre toutes les couches que l'on perçoit devient trop pesante ? C'est ce que je me dis quand j'écoute, entre autres genres, du black metal très dense comme celui joué par S.V.E.S.T. alias Satanas Vobiscum Et Spiritum Tuo, sortez le dico, vous me traduirez ça pour demain. S.V.E.S.T. est un groupe français dont la première trace ensanglantée se retrouve dans cet album sorti après quelques démos, tout simplement appelé Urfaust, alias le premier Faust, peut-être nous signifiant ainsi les premiers contacts de l'humanité avec ce qu'on appelle le diable ? Faudra que je lise ces textes, vue la fascination engendrée chez nos congénères extrêmes... à force, c'est à se demander si Goethe n'a pas fait partie de la première vague de black metal, la plus true, celle du XVIIIe siècle... Enfin, là, je vous laisse ouvrir vos bouquins spécialisés, notamment ceux qui font le rapprochement entre le dieu de la danse ou de la Panique et notre bouc actuel pour juste vous parler de musique ou plutôt de cataclysme sonore. Les deux gars ici s'efforcent vraiment à pousser leurs ondes à un niveau désagréable, générant de l'angoisse, de la gêne, un peu de sueur de stress, voire de la nausée si vous êtes en forme. Trois pièces, très longues pour leur propos : au fond, une sorte de drone fait de basse et guitare rythmique ultra saturée, quelques notes que l'on distingue dans ce magma touillé par une batterie qui en fait des tonnes, et de temps en temps une voix s'étrangle en balançant des textes très écrits, que vous retrouverez dans le livret in extenso. Est-ce suffisant ? Vous en voulez encore ? Bon, OK. Si vous aimez le shoegaze et que vous trouvez ça trop rose ben virez black metal, dans le sens où ce qui est écrit dans ce disque pourrait un peu se rapprocher des groupes de pop qui ajoutent plein de boucles et de couches de guitares. Sauf que là, vous ne passerez pas un moment onirique, vous ne pourrez pas dormir, c'est abrasif, ça ponce les murs, ça rabote le thorax, ça écorche la peau et c'est réédité depuis peu, ce qui peut être une bonne nouvelle pour ceux qui auraient raté le coche à l'époque car, comme d'habitude, le marché du disque est psychotique concernant les cotes de ces objets ronds et malfaisants, la loi de l'offre et de la demande dans ce domaine se rapprochant plus d'un rire hystérique que d'une règle économique. Quoi qu'il en soit, si vous aimez souffrir et que vous n'êtes pas allergique à la saturation, aux parasites sonores ni aux discours exhaustifs sur l'amour du Satan, eh bien faites. Faites-donc ! "Élargissez l'éventail des possibilités".

note       Publiée le mardi 17 juillet 2018

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born to gulo › mardi 17 juillet 2018 - 17:13  message privé !

Une sorte de transe diabolique médiévale, j'aurais pas osé "shoegaze", mais "psyché" à coup sûr. Et j'ai fini par céder à la loi du marché... quelques semaines avant qu'enfin n'arrive cette réédition que j'avais fini par cesser d'attendre, malgré l'aura culte incontestée du machin.

Note donnée au disque :