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The Fall › Perverted by Language

1lp | 8 titres | 46:22 min

  • A
  • 1 Eat Y’self Fitter [6:35]
  • 2 Neighbourhood of Infinity [2:35]
  • 3 Garden [8:37]
  • 4 Hotel Blöedel [3:40]
  • B
  • 5 Smile [5:03]
  • 6 I Feel Voxish [4:15]
  • 7 Tempo House [8:47]
  • 8 Hexen Definitive / Strife Knot [6:50]

2cd | 24 titres | 143:35 min

  • CD1
  • ALBUM
  • 1 Eat Y’self Fitter [6:35]
  • 2 Neighbourhood of Infinity [2:35]
  • 3 Garden [8:37]
  • 4 Hotel Blöedel [3:40]
  • 5 Smile [5:03]
  • 6 I Feel Voxish [4:15]
  • 7 Tempo House [8:47]
  • 8 Hexen Definitive / Strife Knot [6:50]
  • BONUS TRACKS
  • 9 The Man Whose Head Expanded [4:19]
  • 10 Ludd Gang [2:31]
  • 11 Kicker Conspiracy [4:18]
  • 12 Wings [4:25]
  • 13 Pilsner Trail [4:49]
  • CD2
  • Peel Session #6
  • 14 Smile [5:11]
  • 15 Garden [10:00]
  • 16 Hexen Definitive / Strife Knot [9:07]
  • 17 Eat Y’self Fitter [7:01]
  • Remixed Track
  • 18 Garden [8:42]
  • Live
  • 19 Neighbourhood of Infinity [3:07]
  • 20 Smile [5:39]
  • 21 Tempo House [7:17]
  • 22 Perverted by Language [1:34]
  • 23 Wings [3:35]
  • 24 Backdrop [11:11]

extraits vidéo

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enregistrement

Album original enregistré au studio Pluto, Manchester et mixé au studio Silo, Londres ; sauf Tempo House, enregistré live à l’Hacienda, Manchester. Produit par Steve Parker. BONUS DE LA RÉÉDITION 2CD : CD1, 9 et 10 : single Rough Trade 7” (RT133) sorti le 27 juin 1983 ; 11 et 12 : single Rough Trade 7” (RT143) sorti le 19 octobre 1983 ; la piste 13 est un morceau non-retenu pour l’album ; CD2 : 1-4 enregistrés pour le John Peel’s Show au BBC Maida Vale 4, le 21 mars 1983, diffusé le 23 mars 1983 ; 5 : remix du morceau de l’album ; 6 : enregistré live à l’Alabamahalle, Munich, Allemagne, le 4 avril 1984 ; 7-8 : enregistrés live aux White Columns, New York, le 4 mai 1983 ; 9 : enregistré live à l’Electric Ballroom, Londres, le 8 décembre 1983 ; 10 : enregistré live au Hammersmith Palais, Londres, le 25 mars 1982 ; 11 : enregistré live au Concorde, Brighton, le 27 octobre 1983.

line up

Karl Burns (batterie, basse), Paul Hanley (batterie, électronique), Steve Hanley (basse), Craig Scanlon (guitare, voix), Brix Smith (guitare, voix), Mark E. Smith (voix, piano, violon)

remarques

Design (verso pochette) : Claus Castenskiold. Photos : Ron Summer.

chronique

Styles
punk
post punk
Styles personnels
bitter living through chemisry

Basta avec The Fall ? Eh bien non. Mark E. Smith a beau avoir lâché finalement la rampe – ça devait arriver un jour ou l’autre ; ce fut donc cette année – ce qu’il avait à dire n’en a pas fini avec nous. Ses histoires torses à cent niveaux de lecture et d’obscurité. Son rôle obsessionnel de casse-couilles salutaire. Et dans tout ce qu’a enregistré le groupe à cette époque, il n’est toujours guère aisé de trouver quoique ce soit qui souffre d’un défaut de pertinence. Perverti par le Langage ? D’accord. Mais à d’autres ! Smith est toujours une foutue machine à verbe. Le groupe, toujours cette mécanique à dupliquer des boucles aux vertèbres déplacées très nettement, exactement. Sarcasme rampant et crachat dans la gueule. Production frontale et salissante, brute et parfaitement pensée. De brèves nouvelles tarées mais au ton impassibles – satire qui parlant d’abord automation, remplacement des vivants par l’informatique et encouragements diététiques, aboutit à la glorification du cannibalisme (si c’est pas de l’écologie poussée, ça…) ; imprécations sardoniques et bizarres ("Sodomized by… Presumption !") ; slogans de menace à la consommation lâchés là encore comme un glaire (Eh-doyouwantamotorbiiiike !") ; mots d’ordres pop renversés par l’amertume (Smiiiiile)… Brix qui chante à l’ouest comme pas permis pendant que son cher et carne nous lime les nerfs avec son violon pas moins faux, dissonant (Hotel Blöedel) ; ladite par ailleurs bien présente, plus audible que jamais, les mains pleines d’une jangle pop californienne dégueulassée par les pluies froides du Velvet, d’un garage coupant mais souple… Et les autres qui bouclent encore, s’acharnent, tapent comme des sourds sur les ritournelles, nous les enfoncent jusqu’à l’avalement (n’essayez pas de vomir, ça ne vous soulagera pas et vous rendra ce coup-ci encore vaseux un peu plus). À mort la pop, le rock, la musique ? Certes… Mais là encore, en traître : c’en est de l’excellent, de la bonne, de l’ouvragée. Pas là pour nous laisser tranquille. La basse vous rendra fous, plus tard – ses lignes se mordant sans fin la queue dans vos caboches, longtemps après que le son se soit tu. Smith gueule d’autant plus son rêche accent du nord, chaque fois que la mélodie se fait d’autant plus claire. Ailleurs la voix est enterrée, comme déclamée un mouchoir en boule plaqué sur la bouche. C’est l’éclate aux breuvages pas chers et forts, c’est sourdement sordide et fun. Ça casse et ça coule. La paix – l’idée qu’on peut la trouver, la garder, l’acquérir pour de bon, tâche achevée avant d’ensuite longuement en finir – est un piège nécrosant, mortifère. La gloire, l’art-populaire mis en vitrine, ascenseur et thérapie sociaux, en est un autre. Ce disque, parmi tant d’eux, les saisit, les remâche, les recrache tous défaits de leur tromperie. Le dédain, le dégoût, sont d’autres voies pour en remordre – à cette existence chienne où tant d’avides clébards voudraient nous assécher. À la tienne, vieil acariâtre… Paye t’en un pour la route sur le compte du Grand Rien Bien Ordonné. Ce sont ces coups-là, oui, qui restent les plus sûrs. Cette marche peut-être bien qui reste la plus solide, en quelque sorte stable sur ces nids-de-poule et autres accidents qui défilent à plus soif (ce moment là toujours remis aux lendemains endoloris).

note       Publiée le vendredi 15 juin 2018

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