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Flesh For Lulu › Flesh for Lulu

cd1 | 18 titres

  • 1 Restless
  • 2 Dog dog dog
  • 3 Hyena
  • 4 Coming down
  • 5 Jigsaw puzzle
  • 6 Subterraneans
  • 7 Brainburst
  • 8 Peace and Love
  • 9 So strong
  • 10 Heavy Angel
  • 11 Restless (Kid Jensen Session)
  • 12 Dog dog dog (Kid Jensen Session)
  • 13 Lame train (Kid Jensen Session)
  • 14 Hyena (Kid Jensen Session)
  • 15 Black tattoo (Janice Long Session)
  • 16 Cat burglar (Janice Long Session)
  • 17 Peace and Love (Janice Long Session)
  • 18 Endless sleep (Janice Long Session)

cd2 | 16 titres

  • 1 Dancer (John Peel Session)
  • 2 Walk tired (John Peel Session)
  • 3 Missionary (John Peel Session)
  • 4 Spy in your mind (John Peel Session)
  • 5 Roman candle
  • 6 Coming down (Original Version)
  • 7 Lame train
  • 8 The Power of suggestion
  • 9 Roman candle (Extended Mix)
  • 10 Subterraneans (Metro Mix)
  • 11 Why me?
  • 12 Gurl at the bar
  • 13 Endless Sleep
  • 14 Ten foot tall
  • 15 Cat burglar
  • 16 Cat burglar (12″ Version)

line up

Nick Marsh (chant, guitare), Rocco Barker (guitare), Kevin Mills (basse), James Mitchell (batterie)

remarques

Sorti sous le titre 'Flesh for Lulu (expanded version)' et sous-titré 'The Polydor Years'

chronique

On va profiter que c'est Pâques, l’émerveillement, la magie, toussa…Parce que Noël, c’est trop loin et que j’ai pas la patience. Tout ça pour annoncer que le Père Noël, le Lapin, Merlin l'Enchanteur ou juste des businessmen avides ont finalement entendu mes voeux; en même temps, pas pressés, les zigues, ça faisait vingt ans que j’attendais (c’est dire si on me prend au sérieux). Bref, le premier Flesh for Lulu est enfin réédité en cd et s’il a fallu patienter, on ne s’est pas foutu de notre gueule par contre. Double digipack avec ledit LP accompagné du fabuleux premier maxi (‘Roman candle’) et d’un paquet d’autres inédits et raretés. Miam, miam ! Sans me la jouer cours d’histoire, nous voilà replongés dans une drôle d’époque, celle du Batcave à Londres, un club qui rassemblera une foule de barjots déjà las du punk et pas complètement remis des excès du glam mais, air du temps oblige, branchés avec plaisir sur un petit aspect macabre hérité du stock rock. Si le mot ‘batcave’ est aujourd’hui une étiquette, il n’avait rien d’une unité musicale à l’époque même si la plupart des artistes tétaient aux mêmes mamelles et affectionnaient volontiers un certain look échevelé avec des habits où le noir prédominait. Hormis leur apparence justement et un certain goût décadent Flesh for Lulu n’avaient à priori rien à faire dans cette mouvance; leur musique a toujours été bien trop marquée des stigmates du rock. Sauf qu’à l’époque, les gens étaient un peu plus ouverts ou du moins plus avides et que la manière qu’avait Nick Marsh et sa bande de tourner le son convenait largement aux foules sombres. Pas assez pour Polydor qui, peu satisfaits des ventes, lourderont le combo juste après. Comment caractériser ce premier LP ? Comme je l’écrivais, le style du groupe est très marqué rock mêlé d’une touche de glam. Heureusement, le punk est passé par là car l’écriture est assez classique et pas entièrement libre de gimmicks traditionnels (les choeurs féminins de ‘Restless’ et ‘Peace and love’, belle faute de goût, le côté ballade mièvre de ‘Heavy angel’); la fougue post punk est néanmoins clairement présente, notamment dans les rythmiques roulantes, les guitares acérées et le chant de Nick qu’on pourrait décrire comme une version barrée de Bono. En terme d’ambiance, cette galette est des plus efficaces, grinçante comme il faut, électrique, noire, avec même des moments de bravoure tels que la reprise du ‘Jigsaw puzzle’ des Stones, ‘Dog dog dog’, ‘Brainburst’ ou le single ‘Subterraneans’. Problème, face à des cadors tels que Bauhaus, Alien Sex Fiend ou même Specimen plus doués pour les mélodies marquantes, Flesh for Lulu ne faisaient pas le poids. Talentueux mais pas pour les tubes, sombres mais pas assez extrêmes, ils manquaient de trop d’éléments pour se profiler en tête de ligne. Dommage car ce premier essai est clairement leur meilleur et le plus cohérent, le plus pur quant aux scories de production qui parsèmeront par trop leurs disques suivants. En outre, nous trouvons le fabuleux maxi ‘Roman candle’ (meilleur riff composé par Nick) qui permet de goûter le titre éponyme dans une version normale évitant les rallongements un peu foireux de la version ‘extended’ d’origine, des Peel sessions réussies, des inédits, quelques versions alternatives (entre autres ‘Cat burglar’ qui figurera sur l’enregistrement suivant), sans oublier un livret riche en photos et commentaires. Du très beau boulot même si sous-titrer cette compilation ‘The Polydor Years’ alors que le groupe n’y sera resté que le temps d’un LP, un maxi et deux singles sonne plutôt pompeux. Une certaine revanche aussi pour ces musiciens de seconde zone mais non dénués de talent; Flesh for Lulu ne manquaient pas d’atouts mais n’ont pas su abattre les cartes qu’il fallait. N’en demeure pas moins que Nick Marsh aurait certainement été fier de cette réédition, à juste titre.

note       Publiée le mardi 3 avril 2018

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