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Opeth › Sorceress

cd • 11 titres • 56:35 min

  • 1Persephone01:51
  • 2Sorceress05:49
  • 3The Wilde Flowers06:49
  • 4Will o the Wisp05:07
  • 5Chrysalis07:16
  • 6Sorceress 203:49
  • 7The Seventh Sojourn05:29
  • 8Strange Brew08:44
  • 9A Fleeting Glance05:06
  • 10Era05:41
  • 11Persephone (Slight Return)00:54

enregistrement

Produit par Mikael Åkerfeldt et Tom Dalgety. Enregistré par Tom Dalgety au Rockfield Studio, Monmouth, Pays de Galles, Royaume-Uni, pendant 12 jours du mois de mai 2016. Cordes enregistrées par Robbie Nelson au RAK Studio, London, Angleterre, Royaume-Uni. Enregistrements additionnels au Junkmail Studios, Stockholm, Suède et au Psalms Studio, Bath, Angleterre, Royaume-Uni. Mixé au Rockfield Studio par Tom Dalgety. Masterisé par John Davis au Metropolis Studio, London, Angleterre, Royaume-Uni.

line up

Mikael Åkerfeldt (guitare, voix, paroles, composition), Fredrik Åkesson (guitare), Martin Axenrot (batterie, percussions), Martín Méndez (basse), Joakim Svalberg (claviers, orgue Hammond, Mellotron, Fender Rhodes 88, clavecin, piano, synthétiseur Moog, percussions, choeurs)

Musiciens additionnels : Will Malone (cordes), Pascale Marie Vickery (voix)

remarques

Sorti en cd, vinyle, digital. Illustration par Travis Smith.

chronique

Styles
rock

Qui aurait dit que j'écrirais sur Opeth. Pourquoi j'écris sur Opeth ? Parce que je suis curieux, ou névropeth, euh... névropathe, peut-être. N'ayant pas eu la chance (?) de tomber dans leur marmite petit, j'ai découvert ce groupe sur le tard et il a sévèrement rebondi sur moi. Il y avait toujours un moment de trop. Le break de trop. La guitare en bois de trop. Le growl qui tombe comme dans la soupe de mélodies fadasses chantées tel un Cabrel du Nord. Des chansons qui n'avaient pas de queue, pas de tête, une transparence qui rapprochait le groupe de la variété plus que de l'extase. Mais pourtant quelle unanimité autour d'Opeth ! Des plus gourmets aux plus cyniques je lisais des traits élogieux de toute part. J'ai pris donc le temps de bien écouter cela tel un moine copiste qui doit se fader l'intégrale d'Aristote. Je l'ai fait sur la longueur du temps. J'ai voulu laisser le charme agir comme il pouvait. Certes, le début de carrière est curieux, un death metal qui part dans tous les sens, et j'avoue qu'il y a eu des moments sur Orchid surtout qui m'ont bien titillé l'oreille... et puis Blackwater Park, qui est, j'ai l'impression, le best seller, l'album canon, et celui que j'écoute le plus régulièrement car arrivant à nous offrir de la mélodie efficace, une histoire qui tient debout, en même temps qu'un glauque et une déprime que je trouverai de manière moins brutale sur Ghost Reveries. Parce que dans certains genres comme le death metal, je ne suis pas là pour boire le thé et disséquer les rythmes et les accords bizarres, je suis là pour secouer la tête ou me faire saisir le corps par des ondes malsaines... comme vous le savez, le son a bien changé depuis. Et nous voilà ce soir : un paon sur un tas de cadavres, ça parle de Perséphone - ma parole c'est à la mode ! - et ça ressemble beaucoup ou à Deep Purple, ou à Pink Floyd, ou à Yes, ou sûrement à d'autres groupes, mais désolé, je n'ai pas compulsé les archives du progressif bien plus loin... et, comment dire. Je n'ai aucun problème avec les groupes qui changent de cap stylistique. C'est juste... c'est juste que cette espèce de sécheresse mélodique qui me coinçait le plus depuis le début de ce groupe, liée à cette envie de changer de mouvements trop rapidement est ici même pas contrebalancée par cette noirceur qui était parfois intéressante dans leur discographie maintenant morte et enterrée. Enfin voilà, je me fais chier, qu'est ce que vous voulez et pourtant je suis friand de son néo psyché prog heavy etc., mais je kiffe tellement plus quand par exemple je m'écoute un Elder ou un bon vieux Monster Magnet ! Ici, c'est pas onirique, pas trippant, des termes que j'ai lu dans les chroniques précédentes sur leurs autres albums. Et même : quand c'était le plus mérité, je rêvais beaucoup moins que mes congénères fans. Mais ici, c'est comme sur le précédent : je suis autant transporté que dans un générique que j'aurais déjà vu 1000 fois. Et il y a vraiment des choses qui me tapent sur les nerfs comme ces espèces de ritournelles qui se veulent orientalisantes, ces retapes de pleins de riffs de Page ou de Gilmour voire même de gratteux de doom ou de métal américain de masse, cette sensation de patiner dans des schémas tous faits sur mesure. On se fait chier comme un paon sur un tas de bidoche, alors qu'il voudrait juste bouffer des graines putain ! Il parait d'ailleurs que le paon serait l'image de ce qu'est l'évolution animale : il est plein de couleur pour se taper un max de nanas. Mais en même temps il est beaucoup plus vulnérable à cause de ces couleurs, bien plus visible pour les prédateurs, moins discret. Donc, en fait, les paons mâles avec plein de couleurs seront des espèces de handicapés, et ceux qui auront survécu à la sélection naturelle seront les handicapés les plus forts de leur espèce, ceux qui auront à la fois pu survivre et se reproduire avec leurs belles couleurs et leur grande queue. Cette histoire n'est pas adaptée à ce disque : Deep Purple, par exemple, fait toujours des concerts mais c'est pas terrible. Et ce n'est pas parce que Opeth mime ses aïeux que je vais non plus me déplacer pour écouter quelque chose qui maintenant relève du mauvais easy listening, celui qui casse les roustons à tonton. A Tonton je vous dis !

note       Publiée le mercredi 28 mars 2018

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Note moyenne        4 votes

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torquemada › dimanche 1 avril 2018 - 10:32  message privé !

ça reste très bien fait, mais c'est clairement pas marquant dans leur discographie. J'espère que "Pale Communion", qui montrait qu'Opeth pouvait encore faire d'excellentes choses sans growls, ne restera pas un cas isolé.

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane › mercredi 28 mars 2018 - 16:34  message privé !

Celui-là, je l'ai acheté à sa sortie, écouté une fois et puis, plus rien (ni souvenir, ni envie)

Note donnée au disque :