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Kristofer Maddigan › Cuphead - Original Soundtrack

digital | 56 titres | 173:17 min

  • 1 Don't Deal With the Devil [0:42]
  • 2 Don't Deal With the Devil (Instrumental) [1:04]
  • 3 Introduction [3:31]
  • 4 Tutorial [1:40]
  • 5 Elder Kettle [5:14]
  • 6 Inkwell Isle One [3:15]
  • 7 Botanic Panic [4:01]
  • 8 Die House [1:36]
  • 9 Elder Kettle (Piano) [5:11]
  • 10 Threatenin' Zeppelin [3:28]
  • 11 Treetop Trouble [2:54]
  • 12 Ruse of an Ooze [4:25]
  • 13 Floral Fury [3:45]
  • 14 Inkwell Isle One (Piano) [3:07]
  • 15 Clip Joint Calamity [3:54]
  • 16 Forest Follies [2:47]
  • 17 Inkwell Isle Two [2:49]
  • 18 Sugarland Shimmy [3:41]
  • 19 Aviary Action [4:03]
  • 20 Inkwell Isle Two (Piano) [2:49]
  • 21 Carnival Kerfuffle [4:01]
  • 22 Fiery Frolic [3:37]
  • 23 Funfair Fever [2:19]
  • 24 The Mausoleum [1:24]
  • 25 Legendary Ghost [1:45]
  • 26 Pyramid Peril [5:40]
  • 27 Victory Tune [1:40]
  • 28 Hurry Up [0:35]
  • 29 A Quick Break [1:11]
  • 30 Coin-Op Bop [4:55]
  • 31 High Score [1:05]
  • 32 Funhouse Frazzle [3:09]
  • 33 Inkwell Isle Three [2:54]
  • 34 Honeycomb Herald [4:38]
  • 35 Porkrind's Shop [2:15]
  • 36 Shootin n' Lootin [3:47]
  • 37 Dramatic Fanatic [4:57]
  • 38 Perilious Piers [2:09]
  • 39 Murine Corps [4:09]
  • 40 Junkyard Jive [4:24]
  • 41 Rugged Ridge [3:20]
  • 42 High Sea Hi-Jinx [3:22]
  • 43 Railroad Wrath [4:15]
  • 44 Inkwell Isle Three (Piano) [3:22]
  • 45 The Airship [5:07]
  • 46 All Bets Are Off [1:36]
  • 47 Inkwell Hell [2:46]
  • 48 The King's Court [3:51]
  • 49 Inkwell Hell (Piano) [2:43]
  • 50 Chief Evil Officer [0:41]
  • 51 Admission to Perdition [3:47]
  • 52 Ominous Interlude [0:10]
  • 53 One Hell of a Time [3:02]
  • 54 The End [1:21]
  • 55 Winner Takes All [2:14]
  • 56 Closing Credits [7:10]

enregistrement

Enregistré et mixé par Jeremy Darby à Canterbury Music Company, Toronto.

line up

Kristofer Maddigan (composition, piano, xylophone, vibraphone, percussions), Vern Dorge (clarinette, saxophone alto), Andy Ballantyne (saxophone alto, clarinette), Alex Dean (saxophone ténor, clarinette), Bob Leonard (saxophone baryton, clarinette), John Johnson (saxophone alto, clarinette), Mike Murley (saxophone ténor), Jason Logue (trompette), Dave Dunlop (trompette), Kevin Turcotte (trompette), Steve McDade (trompette, bugle), Alastair Kay (trombone), Christian Overton (trombone), Peter Hysen (trombone basse), Scott Irvine (tuba), Robi Botos (piano), Jeff McLeod (piano), Rob Piltch (guitare, banjo), Paul Notovny (basse, contrebasse), Jim Vivian (basse), Neil Swainson (basse), Ted Warren (percussions), Mark Duggan (vibraphone), Alan Hetherington (percussions brésiliennes), Laura Chambers (piccolo, flûte, flûte basse), Sasha Boychouk (clarinette), Robert Venables (cornet), Tom Richards (trombone), Aaron Schwebel (violon), Emily Hau (violon), Moira Burke (alto), Liza McLellan (violoncelle), Elizabeth Acker (piano), Jonathan Dyck (piano, orgue), Alana Bridgewater (voix), Tom Mifflin (voix), Michael Black (voix), Michael La Scala (voix), Joel La Scala (voix), Allison Toffan (claquettes)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
bo jazz-grog

Le succès des jeux indépendants et dématérialisés tient souvent au design rétro de graphismes assaisonnés à l’ère des consoles 8 bits et à une musique dense à l’amplitude synth-wave/ambient calée bien confortablement dans la nostalgie 80s, voire dans le pompage des aplats électro bien gras à la Zimmer. Le jeu signé par le Studio MDHR canadien des frères Moldenhauer – nouveaux venus dans le game vidéoludique – balaie tout ça direct. Table rase au casino. Cuphead joue avec ses propres atouts. Le projet ne se contente pas de gratouiller le pad sensible des amateurs de platformers des années 1990, il sort de sa manche des traits originaux et parfaitement réalisés. De son animation traditionnelle extraordinaire (faite à la main, colorisée sur ordinateur), il exploite bien sûr le style général des vieux cartoons américains sauce Fleischer ; de sa bande originale, travail-somme de Kristofer Maddigan, il s’emploie à faire sonner du jazz à l’ancienne, ce qui, vous l’avouerez, n’est pas le premier style à traverser l’esprit quand on évoque les jeux vidéo. De fait, la BO vient illustrer les niveaux du jeu avec des saynètes musicales qui s’appuient sur la charte graphique et l’univers du jeu ; et donc par extension, qui s’autorisent aussi à prendre des largesses dans l’inspiration et l’écriture. Des largesses, car l’animation de Cuphead est, en fait, un fantasme de directeur artistique. Elle ne respecte pas à la lettre les codes de son époque, mais mélange plutôt des éléments diversement empruntés des années 1920 jusqu’aux années 1950 (Bray Studios, Ub Iwerks, Ted Esbaugh, Tex Avery, etc.). A la baguette, Maddigan ne cherche pas non plus l’authenticité historique, sinon la licence poétique. Voilà pourquoi l’on retrouve pêle-mêle des styles si variés qui ratissent large dans le jazz : ragtime, swing, doowop, hard bop, post-bop, latin jazz... cartoon music, of course. Claquettes et castagnettes perdues dans l'imbroglio orchestral. Les morceaux pourraient accompagner sans problème une projection de slapstick muet, un court-métrage animé type Silly Symphonies ou ambiancer une garden-party hollywoodienne. Du coq à l’âne, de la carotte à l’oignon. Des soli enjoués, du rythme suave, une citation swing de Wagner pour la forme, et en avant les Valkyries ! Il faut éviter de lasser le joueur, le divertir. La clef, c’est l’entertainment ! On s’attendrait presque à un cocktail easy listening, mais à y tendre l’oreille de plus près, la richesse de ces titres taillés sur mesure, avec leurs jeux de mots à la Looney Tunes, dévoile quelques petits trésors inventifs. Les thèmes barbershop – à quatre voix – ont une fonction narrative, brisant même (et c’est une première dans ce type d’exercice) le quatrième mur, en invitant les hardcore gamers nerveux à sortir prendre l’air entre deux douloureuses tentatives devant tel ou tel infâme boss, recommencé vingt et vingt fois. "Pyramid Peril" et son intro loungy, ses rythmes chaloupés, ses phrasés orchestraux intégrant des touches plus fines, fait partie des brillantes réussites que compte ce "songbook" de Kristofer Maddigan (somptueusement édité par iam8bit dans un coffret LP sobre et très second degré), lequel cite parmi ses influences Cab Calloway et Gene Krupa, Koji Kondo et John Williams, Bach et Scott Joplin. Là où l’image de Cuphead a ce petit grain cinéma, des couleurs délavées, la musique est limpide, sans effet de post-prod avec craquements de vinyle intégré. Une vraie perf' de concert, et c’est mieux ainsi, même si ça commence à faire long au bout de deux-trois heures non-stop. On boit la tasse, mais... on en redemande. A knockout!

note       Publiée le jeudi 1 mars 2018

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(N°6) › samedi 3 mars 2018 - 19:06  message privé !
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Chut ! Faut pas spoiler sa reconversion… Bientôt en feat. chez le Joueur du Grenier.

DukeOfPrunes › samedi 3 mars 2018 - 18:37  message privé !
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Fais péter ton speedrun, saï !

Note donnée au disque :       
saïmone › samedi 3 mars 2018 - 11:40  message privé !
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Rien d'insurmontable pour un joueur de Cave

DukeOfPrunes › vendredi 2 mars 2018 - 10:34  message privé !
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C'est beau et dur à en pleurer ! J'ai fini par m'arracher les cheveux à 50% du jeu. On passe vraiment un palier une fois arrivé au Captain Brineybeard : https://www.youtube.com/watch?v=RjCn1TY3FZQ

Note donnée au disque :       
Arno › jeudi 1 mars 2018 - 18:57  message privé !

https://www.youtube.com/watch?v=S72coNTEoFk Quel génie.