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Max Roach › We insist ! Freedom now suite

  • 1960 • Candid CCD79002 • 1 CD

5 titres - 36:43 min

  • 1/ Driva Man (5:10)
  • 2/ Freedom Day (6:02)
  • 3/ Triptych : Prayer, Protest, Peace (7:58)
  • 4/ All Africa (7:57)
  • 5/ Tears for Johannesburg (9:36)

enregistrement

Nola Penthouse Sound Studios, New York City, USA, 31 août - 6 septembre 1960

line up

Walter Benton (saxophone ténor), Coleman Hawkins (saxophone ténor), Abbey Lincoln (voix), Booker Little (trompette), Julian Priester (trombone), Max Roach (batterie), James Schenck (contrebasse), Michael Olatunji (congas), Ray Mantilla (percussions), Tomas Duvall (percussions)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
hard bop > protest songs

Avant toute chose, "We Insist ! Freedom Now Suite" est un disque historique qui trouve ses racines dans un vent de révolution ; celui de l'émancipation du peuple noir américain. Les soulèvements ont à peine commencé que Max Roach emboîte le pas et se fait un devoir, au travers de ce disque, de poser un acte politique fort et engagé. C'est que cet album à part dans sa discographie en amena beaucoup d'autres qu'il inspira très probablement à sa suite, au travers des brûlots d'Archie Shepp et des autres contestataires radicaux ayant rejoints les idéaux des Black Panthers. Pour l'heure, nous sommes à peine à la fin de l'année 1960 que ce disque renferme déjà tous les espoirs, toutes les attentes, et tous les appels à la révolte légitime qui secouera bientôt les États-Unis. Brut et prenant ("Triptych" dont les vocalises habitées et parfois hurlées dans la rage par Abbey Lincoln nous évoquent là aussi ceux de Jeanne Lee sur "Blasé" d'Archie Shepp quelques dix ans plus tard), contestataire donc ("Driva' Man"), revendicateur bien sûr ("All Africa" et son festival de percussions qui va de soi), on le voit, les éléments ne manquent pas pour rendre cet album incontournable. Plus de quarante ans nous sépare de ce disque, ce disque n'a toujours pas pris une ride, mais plus grave encore ; son propos reste encore et toujours d'actualité. Le combat continue.

note       Publiée le dimanche 28 juillet 2002

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notes

Note moyenne        8 votes

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Klarinetthor › samedi 19 août 2017 - 22:50  message privé !

RIP Max Roach

NevrOp4th › mardi 16 février 2010 - 11:10  message privé !

Ouhouu !! il me le faut celui-là. J'adore Max Roach (écouté dont les disques avec son pote Clifford Brown) qui est l'un de mes batteurs de Jazz fétiche avec Tony Williams et Art Blakey :)

Sigur_Langföl › samedi 26 juillet 2008 - 12:15  message privé !
Oh tu sais, je pense pas qu'il y ait eu moins de merde dans les années soixantes. Entre-temps, l'histoire a fait un peu le tri. Mais plus de grands groupes "pop", ça, c'est indéniable. King Crimson, par exemple, en faisait parti à l'époque. Maintenant ce genre de groupe est principalement réservé à un public de passionné.
mmyassaisonfirex › samedi 5 juillet 2008 - 20:43  message privé !
J'aime bien la musique, tout l'engagement politique derrière m'est complètement inconnu... ça ne m'empêche pas d'apprécier. C'est unique, et c'est le disque d'un batteur... ça me suffit !!! C'est de la bonne musique. L'engagement renforce l'intérêt pour moi, mais l'engagement a toujours tendance à prendre le pas sur l'art. Si on veut vraiment s'engager pour avoir une influence conrète, je pense que la meilleure chose à faire n'est pas un disque. Evidemment que ça vieilli, c'est aussi ce qui fait l'intérêt, ce n'est pas comparable au son des années 80 qui lui a mal vieilli, dans les années 60, y'a eu de la merde, mais si peu en comparaison d'après!
cyprine › vendredi 4 juillet 2008 - 16:36  message privé !
Un peu d'humour oui. Je l'ai trouvé bon sans plus. Pour ne pas être une grande fan de musique militante. Merci pour vos commentaires, voilà 6 ans que cette chronique était restée sans votes ni réactions ! I insist.
Note donnée au disque :