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Los Saicos › Saicos

cd • 14 titres

  • 1Come on
  • 2Ana
  • 3Demolición
  • 4Lonely star
  • 5Camisa de fuerza
  • 6Cemeterio
  • 7Te amo
  • 8Fugitivo de Alcatraz
  • 9Salvaje
  • 10El entierro de los gatos
  • 11Besando a otra
  • 12Intensamente
  • 13Camisa De Fuerza (Sin Reverberación Y Prueba De Sonido)
  • 14Cementerio (Sin Reverberación)

extraits vidéo

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enregistrement

Lima, Pérou, 1965-1966

line up

Erwin Flores (chant, guitare), César Castrillón (basse, chant), Rolando Carpio (guitare), Francisco Guevara (batterie)

remarques

chronique

Styles
garage

‘Le punk est-il né au Pérou ?’, c’est avec ce genre de titre racoleur que j’ai découvert Los Saicos. Ben oui, comment résister à la curiosité ? En même temps, pas de quoi s’emballer, c’est bien connu, tout le monde voit le punk naître dans son coin de patelin avant tout le monde, alors pourquoi pas à Lima en 1964 ? On va pas se mentir, Los Saicos ne sont pas des keupons, ils jouent une sorte de garage-surf légèrement latino, pas forcément rapide. C’est dit. Mais à y regarder de plus près, on s’aperçoit de plusieurs détails aidant à mieux comprendre en quoi nos Péruviens sont volontiers classés dans les pionniers du protopunk. Primo, les trois mecs qui fondent un groupe et apprennent à leur pote à jouer de la basse pour qu’ils puissent les rejoindre (ça rappelle vaguement l’histoire d’un certain Paul Simonon dix ans plus tard), secundo, leur nom de base, ‘Los Sadicos’, auquel ils retireront le ‘d’ et enfin, last but not least, ils jouaient et enregistraient leurs propres compositions. Rien de surprenant aujourd’hui mais lisez les bios de vos groupes psychés et punks préférés, un combo à la base, c’est destiné à faire danser les jeunes et les moins jeunes qui veulent entendre des reprises de leurs tubes favoris; beaucoup de nos futures stars se sont ainsi fait les doigts et un brin d’argent de poche en animant les bals. Six singles et deux ans d’existence leur suffiront à obtenir une popularité énorme, vivace aujourd’hui encore au Pérou et même au delà. D’après mes renseignements, nos lascars auditionnèrent pour trouver un chanteur et peu satisfaits laissèrent au final le bassiste et le gratteux se partager la tâche. Tant mieux car l’un des aspects fort chez Los Saicos, c’est justement le chant de Erwin Flores, complément barré, évoquant beaucoup les Trashmen, à ceci près que nos Péruviens paraissaient ne pas connaître le garage américain et se revendiquaient plutôt comme influencés par les Beatles. Certains titres tels que ‘Demolición’ avec les paroles du genre ‘Bousillons la gare’ ou ‘Cementerio’ renforcent cette aura protopunk reconnue aujourd’hui mais nullement calculée à l’époque. Cette compilation groupe donc l’ensemble des enregistrements des Saicos et témoigne d’un authentique savoir-faire en matière de mélodies et d’ambiances; hormis le chant en espagnol, on croirait aisément écouter une formation garage-surf USA, donc pas de condescendance du type ‘plutôt pas mal pour des Péruviens’, c’est franchement bien, pas exceptionnel mais franchement bien. En ajoutant le contexte, on tient effectivement quelque chose d'assez spécial. L’usage de la réverbération, le son, le côté barré du chant, tout témoigne d’une vraie maturité musicale. Certaines pièces telles que ‘Ana’ ou ‘Te amo’ sonnent plus rockabilly latino traditionnel mais rien que pour ‘Demolición’, ‘El entierro de los gatos’, ‘Fugitivo de Alactraz’ ou ‘Come on’, l’achat se justifie. Le monde de la musique est un émerveillement sans fin.

note       Publiée le jeudi 15 février 2018

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