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Verge › The Process of Self-Becoming

cd | 7 titres | 47:25 min

  • 1 Aesthetic I - The Piety in Hatred [06:38]
  • 2 Aesthetic II - The Futility of It All [06:05]
  • 3 Aesthetic III - The Ridiculous Difficulty of Acceptance [03:55]
  • 4 Moral I - The Decision Beyond Calculation [04:50]
  • 5 Moral II - The Pride in Despair [06:02]
  • 6 Religious I - The Bedrock Gives Way [08:08]
  • 7 Religious II - Grounding in the Unground [11:47]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré, mixé, masterisé par Tom Brooke au Tonehaven Studio, 2016. Harmonium enregistré par V. Lahti

line up

O.P. (voix, harmonium), A.K. (guitare), K.L. (guitare), O.K. (basse), M.H. (batterie)

Musiciens additionnels : T.U. (solo sur "The Decision Beyond Calculation")

remarques

Photographie par Maija Lahtinen.
Sorti également sur bandcamp.

chronique

Si comme moi, vous ne passez pas l'agrégation de philosophie, peut-être que vous ne vous êtes pas trop intéressés à l'oeuvre de Søren Kierkegaard. Mais eux là, Verge, groupe finlandais, de black metal donc, en activité depuis un peu plus de dix ans, ont l'air d'avoir bien révisé. Ou ils ont juste eu envie de bouquiner l'oeuvre quand même bien épaisse de notre cher danois non hégelien. Donc au programme, le programme de Kierkegaard : la vie comme mouvement "d'intériorisation" passant par plusieurs stades jusqu'à se jeter tout nu dans la foi la plus absurde, dans le cas de Kierkegaard, celle dans l'action d'un gars qui s'est fait crucifier pour le bien de tous - eh, je résume, faut pas taper ! Et puis quand on écoute tout cela, on dirait que le concept d'angoisse à la Kierkegaard est plutôt le thème central chez ces mecs qui sont restés bloqués à ce stade où une infinité de choix nous donne enfin la liberté que l'on cherchait dans des plaisirs mondains. Donc Chokebore version black metal : dommage que ce groupe soit cruellement absent, vous pourriez mieux vous en faire une idée, mais là j'ai trouvé quand même un cousin d'entre deux mondes qui tient la route, avec ces mélodies méga mineures tristounes, ces rythmes lents, et cette sensation qu'on écoute des gens très tendres envers le monde mais pas du tout envers eux-mêmes - avec des gros solos qui shreddent un peu en bonus. Ils ont beau poser dans une cabane toute pourrie dans le livret, ça ne me fera pas changer d'avis, et peut-être qu'en cela je suis un peu le vieux Søren : le problème central restera celui du chevelu, pas du flot de la vie qui bouffe les poutres, qui fait tomber les murs et se dégrader des villes ou civilisations entières. Enfin, il y a de très belles chansons là-dedans, c'est très "mélodique", on ne s'ennuie pas, et ça donne l'occasion d'un peu réviser ses grands classiques de la philosophie occidentale, "ma foi".

note       Publiée le mardi 6 février 2018

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born to gulo › mardi 6 février 2018 - 16:51  message privé !

Le nom, ce doit être une référence à Le Tigre ? Oups, non, on me dit que je m'enfonce - NON ! ce n'est pas ce que je voulais dire !

Wotzenknecht › mardi 6 février 2018 - 14:46  message privé !

Vus il y a bien longtemps, tous nus et couvert de sang, c'est peut-être une approche Kierkegaardienne de la vie ; ils ont fini par laver le sang mais sont restés tous nus jusqu'au lendemain.