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Vektor › Black Future

cd • 9 titres • 68:03 min

  • 1Black Future05:03
  • 2Oblivion04:54
  • 3Destroying the Cosmos06:47
  • 4Forests of Legend10:16
  • 5Hunger for Violence05:30
  • 6Deoxyribonucleic Acid04:45
  • 7Asteroid06:49
  • 8Dark Nebula10:28
  • 9Accelerating Universe13:31

extraits vidéo

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enregistrement

Produit, enregistré, mixé et masterisé par Byron Filson au Villain Recordings, Phoenix, Etats-Unis.

line up

David DiSanto (guitare, voix), Erik Nelson (guitare), Blake Anderson (batterie), Frank Chin (basse)

remarques

Sorti en cd et vinyle. Réédité par Earache en 2013 après la fermeture d'Heavy Artillery, en cd, vinyle, fichiers téléchargeables.
Illustration par Kian Ahmad.

chronique

Voici un groupe absent de la guts-base, et qui a pourtant été très médiatisé dans notre petit club de lecteurs chevelus pleins de bonne volonté. Vektor est inspiré de Voïvod ? Ben oui, ils ont le même logo, ils semblent parler de trucs de l'espace parano, mais en fait non. Pendant longtemps j'ai laissé ce groupe au vestiaire parce que je ne pouvais pas imaginer qu'on plagie un groupe aussi bizarre que Voïvod : c'est impossible, et même si c'était possible, ça serait ridicule, on n'est pas là pour écouter des photocopieuses en marche. Bon, on se calme merde ! Et on écoute. Vektor avec ce, en fait, deuxième album, mais premier ayant cartonné nous conte quelque chose dit "technique", parce qu'il change de ton souvent, qu'il raconte des histoires mouvementées d'une voix souvent haut perchée pleine de gravier et sachant employer les variations pour ne pas casser les pieds à ce gars qui en a marre de la monotonie du quotidien : moi-même. Et ici, on ne s'emmerde pas, on tapote avec ses petits doigts sur le volant, on gigote les orteils dans les chaussures, on passe la vitesse lumière Chewie, mais ça ne marche pas du premier coup faut taper avec la tête sur le turboboost. Les solos sont jolis, les riffs sont très entrainants, les titres les plus longs sont d'une bravoure qu'on pourrait rapprocher des plus grands moments d'un speed metal increvable mais malheureusement il ne se dégage à l'écoute qu'une sensation de célérité robotique, d'une mécanique bien huilée qui va à fond la caisse et nous en met plein les mirettes, un peu comme dans un manège à la con chez Mickey : pas de sensation de décorporation, pas de peur, pas d'idées délirantes, pas de sentiment d'ubiquité sous l’œil cyberchiant du mégaflic de l'espace intermoléculaire. Alors, si vraiment on veut relier ce groupe à Voïvod, soit : ce groupe, c'est Voïvod sans les sentiments, sans les pathologies mentales et avec un autre guitariste, très bon, pas de problème à ce sujet. Au bout du compte je dirais que ce groupe tire plus vers les pontes du death qui en étalent de partout, d'Atheist aux derniers albums de Schuldiner, en ajoutant certes une patte à eux faite d'une technicité bien digérée, d'une créativité dans les mélodies débordante, sachant instiller des moments acoustiques bien sentis tel un groupe de prog sexagénaire mais laissant, au moins sur cet album un peu de chaleur, d'humanité, un peu de délire sur un banc d'une aire d'autoroute perdue au fond de l'inter-zone.

note       Publiée le vendredi 19 janvier 2018

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notes

Note moyenne        2 votes

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Richter › dimanche 4 février 2018 - 18:56  message privé !

Ce sont ce qu'on appelle des démos ! Death en a bien sorti 23 entre 1984 et 1986 avant son premier album Scream bloody gore en 1987.

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Rastignac › dimanche 4 février 2018 - 17:21  message privé !
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Le premier disque, qui est plutôt un EP s'appelle Nucleus, il est sorti en 2004. Leur deuxième disque, premier "album" longue durée s'appelle Demolition, il est sorti en 2006. Ils ont ensuite sorti un single, "Hunger for Violence" en 2007, avant d'être signé chez Heavy Artillery, toutes les sorties avant ce Black Future (sorti en 2009) étant autoproduites.

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Richter › dimanche 4 février 2018 - 17:10  message privé !

Ce n'est pas le deuxième album du groupe mais le premier. J'ai connu comme beaucoup avec le suivant Outer isolation qui est lui aussi très bon. Par contre la voix fait plus penser à du black metal. Le seul groupe intéressant du revival thrash...

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torquemada › samedi 20 janvier 2018 - 17:05  message privé !

La comparaison avec le Death dernière époque me semble encore plus pertinente pour la voix que pour la mmusique : on n'a souvent l'impression d'entendre le Chuck Schuldiner bien criard de "The Sound Of Perseverance".