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Converge › The Dusk in Us

  • 2017 - Epitaph, 7541-2 (1 cd digipack)

cd | 13 titres | 43:53 min

  • 1 A Single Tear [03:59]
  • 2 Eye of the Quarrel [02:14]
  • 3 Under Duress [03:42]
  • 4 Arkhipov Calm [02:53]
  • 5 I Can Tell You About Pain [02:23]
  • 6 The Dusk in Us [07:23]
  • 7 Wildlife [02:29]
  • 8 Murk & Marrow [03:01]
  • 9 Trigger [03:33]
  • 10 Broken by Light [01:46]
  • 11 Cannibals [01:15]
  • 12 Thousands of Miles Between Us [04:42]
  • 13 Reptilian [04:33]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Converge. Enregistré et mixé par Kurt Ballou au Godcity, assisté de Robert Cheeseman. Masterisé par Alan Douches.

line up

Kurt Ballou (guitare, basse, chœurs), Nate Newton (basse, choeurs, guitare), Jacob Bannon (voix), Ben Koller (batterie, percussions)

remarques

Sorti en cd, et en vinyle bleu, jaune, mauve et mauve et bleu et jaune et pourpre et rouge, pourpre et mauve. Aussi disponible sur bandcamp.
Illustration par Jacob Bannon.

chronique

Styles
hardcore
metal
metal extrême
Styles personnels
le canard en moi

Que serais-je sans Converge ? Un gars sans Converge. Malin ! Oui, mais quand même : il y a des groupes qui marquent, surtout ceux qui marquent, pour ensuite, forcément, nous décevoir, et alors émerge le moment où l'on veut vraiment que l'objet du désir soit réactivé, jusqu'à ce qu'on lâche l'affaire et qu'on se détourne de tout cela pour passer des heures devant un écran à baver, passer le temps à devenir un peu moins qu'il y a deux secondes, un peu plus las... ah ben tiens ! Vous voyez que l'effet reprend... je me mets à écrire comme un moine dépressif. C'est ça l'effet Converge ! Enfin, quand ils s'essayent à l'émotion et qu'ils toppent l'objectif - l'entame de ce nouvel album est très clairement ancrée dans le hardcore qui fait déchirer sa petite chemise à carreau sous le soleil blafard de Boston... bien arrangée, avec la grosse basse comme il faut ("comme dans Old Man Gloom" on dit)... avec le death metal qui rode, celui qui suède les shoes (ahah)... le deuxième morceau lui est un peu plus une resucée de leurs divers morceaux rapides un peu death un peu d beat, ouais, ça passe toujours un peu mieux grâce encore aux harmonies de Ballou / Newton... la suite fait vraiment vieux hardcore, avec ces guitares qui ressemblent, qui ressemblent vraiment à plein de guitares qu'on entend chez... Unsane ? Beuh ? Hein ? Avec des chœurs à la Harvey Milk ou Melvins, piochez votre préféré, mouais, pourquoi pas, le groupe aime bien concocter des surprises à ses patients auditeurs, comme ce moment encore un peu lent finissant comme un vieux Today Is the Day et... ah ben voilà. Quoi ? Oui, désolé. C'est reparti pour la foire au name dropping - et ça, c'est le signe qu'il y a encore quelque chose qui cloche dans ma réception, quand je commence à détourner les oreilles de ce que j'entends pour dévoiler autre chose, autre chose que je préfère en fait... ah, "c'est compliqué" comme dirait De Gaulle. La suite fait encore dans le déjà vu mais plutôt chez Converge lui même, à croire que ça commence à tourner en rond - bah, c'est toujours un peu le même reproche depuis You Fail Me : j'aime peu leurs avancées vers autre chose, et les remakes de soi m'emmerdent, faut savoir les sortir les variations qui ne font pas se tirer une balle d'ennui au public (le public est seul) ! Donc l'enchainement Arkhipov Calm / I Can Tell you About Pain sent bien le réchauffé, et je commence déjà à regretter même leur côté émo déjà bien laissé au vestiaire, parce que Jane Doe, c'est bon, on a compris ! C'est donc le moment du break - donc ballade canard qu'on mettra dans le best of coin coin de Converge quand Bannon veut chanter alias "The Dusk in Us" ; il est 11h55, y a quoi à la cantine ? 7 minutes 23. C'est un nombre mystique ? C'est Syd Barrett en pyjama qui ne sait plus faire que des quintes à la guitare ? Je suis censé être remué comme dans un concert de Mogwai (encore un nom, pfff) ? Et c'est reparti avec Wildlife, Murk & Marrow, pour les guitares "épileptiques" accompagnées de mouvements "chaotiques" et dissonants ou stridents de la guitare "assassine et triste à la fois" de Ballou ; on reprend la basse avec Trigger pour faire dodeliner les têtes comme dans la conclusion de... Jane Doe, comme dans un disque... d'Unsane ; si Ballou se fout une casquette et tord sa tête de guitare pour faire se tortiller les demi-tons, je tue le chat ! Je commence à déprimer, mais pour d'autres raisons maintenant : on a un disque encensé, on a juste un peu ricané sur les t shirts par morceau, et je n'aime pas, et ça me gonfle. Je ne fais pas exprès ! Je vous le jure ! Je voulais essayer ! Mais comme dirait l'autre : "Forever Comes Crashing" et c'est le drame...ah si, Broken by Light réactive le côté Slayer de la fooooorcceee (*baille*), Bannon a toujours le coffre d'une chouette asthmatique, les autres se copient eux-mêmes, et Ben Koller que je trouvais si dextre, si étonnant gamin... il s'anonymise. La Neme ballade coin coin me gonfle, enchainée avec un Neme instant introspectif avec des écarts de note copiés aux brouillons encore de [choisis ton guitariste de rock psyché], on ressort le gros son avec les mêmes notes pour faire comme, je sais pas, Torche ou Melvins et puis, ach, il va être Curator du prochain Roadburn le Jacob, je sais, faut vivre, faut publiciser, faut médiatiser, je médiatise aussi tourte-poutre-ragna-foutre, je saisis le disque, je regarde l'Amérique, ma "culture" musicale, je la mets en boule, je la mange, la chie, et la rebouffe, et la rechie et je m'étouffe avec. Fuck. Merde. Je savais que je ne devais pas retenter l'expérience. Mais j'ai le goût du risque, kestuveux. Et maintenant, je me sens tout vidé. Super !

note       Publiée le mardi 9 janvier 2018

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H2O › jeudi 11 janvier 2018 - 19:05  message privé !

Grosse déception. Pas marquant pour un sous et manquant tellement d'intensité.

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blub › jeudi 11 janvier 2018 - 00:02  message privé !

J'ai du mal à être objectif avec ce groupe... Aussi bon que le précédent, qui n'était certes pas le meilleur de leur disco, on regrette peut-être le manque de prise de risques et quelques longueurs (la chanson titre) mais pour le reste c'est du très très bon (comparer au autres sorties du style). Ballou impeccable comme toujours, on est loin de l'auto-parodie à mon humble avis, Koller un peu plus simpliste que par le passé il est vrai, mais une bonne claque vocalement (surtout que ça a toujours été leur point faible), la diversité est bienvenue et Bannon a vraiment une gueulante qui bute sur celui-là. The kings are back et putain ça fait du bien.

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saïmone › mardi 9 janvier 2018 - 20:56  message privé !
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Comme le précédent, le début est sympa

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Rastignac › mardi 9 janvier 2018 - 17:35  message privé !
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Oui, c'est bien pour ça que son nom m'est passé par la tête, en plus de piquage de guitare de ci de là.

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Klarinetthor › mardi 9 janvier 2018 - 17:01  message privé !

pauvre Barrett qui se voit convoqué ici sinon; lui il a pas capitalisé sur son nom, il a arrêté quand il ne savait plus, ne pouvait plus créer.

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