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Lydia Lunch Retrovirus › Urge to kill

cd | 9 titres

  • 1 Snakepit breakdown
  • 2 Some boys
  • 3 Lock Your Door
  • 4 Dead Me You Beside
  • 5 Still Burning
  • 6 Frankie Teardrop
  • 7 Fields Of Fire
  • 8 Tied And Twist
  • 9 Three Kings.

extraits vidéo

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line up

Bob Bert (batterie), Lydia Lunch (chant), Weasel Walter (guitare), Tim Dahl (basse)

remarques

https://lydialunch.bandcamp.com/
Existe en une version limitée coffret vinyl/cd/poster/t-shirt,DVD (live) chaudement recommandée...

chronique

Vous êtes du genre à ne pas trop aimer la poésie, les spoken words, à trouver que Lydia Lunch finalement multiplie trop les projets expérimentaux, qu’elle a définitivement perdu l’étincelle no wave des débuts ? Premier point, vous vous trompez. Ensuite, j’ai la solution si vous persistez à ronchonner: Retrovirus ! Du Lydia la Noire pur jus certifié 100% ‘Dans ta gueule et tu en redemandes’. Imaginez l’esprit de Teenage Jesus and the Jerks mais interprété avec 30 ans d’expérience de scène et des musiciens de haut niveau (le batteur de Sonic Youth, le prodige Weasel Walter à la gratte, le bassiste de Child Abuse). D’ailleurs l’idée de base du projet, c’est bien ça, puiser dans l’ancien pour le remettre à neuf à coup de trique et de whisky. Deathrock, no wave, noise rock, punk…Peu importe, c’est tout ça à la foi. Ce sont les histoires glauques de Lydia qui se liquéfient dans une musique poisseuse, torve, grinçante, violente, intense, avec des mélodies incroyables pour les rendre plus glauques encore qu’à l’origine. Oui, madame Lunch fume trop, boit trop, se drogue trop, ce qui a rendu son timbre rauque comme un réveil sans Ricola (placement de produit) et c’est parfait pour Retrovirus parce que cela permet de descendre une marche supplémentaire vers le sous-sol de l’enfer. Recyclage donc ? Pas du tout, l’intensité est telle, l’habillage si extrême, que les disques du groupe peuvent être abordés comme des albums à part entière. Rythmique plombée, menaçante, rampante au pas mais un pas d’orc, les guitares de Weasel qui grincent comme si on avait torturé le blues à coup d’injections de punk version cendres et la diabolique Lydia, sorcière urbaine, dont les doigts crochus nous aspirent vers une noyade irréversible. Il n’est plus question d’avant-garde, juste de malaise (l’extraordinaire relecture de ‘Snakepit breakdown’), de corps et de puissance (‘Fields of fire’, le très noise ‘Three kings’, un ‘Some boys’ d’une noirceur terrifiante)…Unique composition à ne pas être de la plume Lunch, une reprise de Suicide de plus de huit minutes aussi grésillante qu’un choeur de grille-pains. Un véritable gâteau au charbon enregistré en une après-midi, en prise directe (c’est comme ça que c’est bon) qui démontre que la reine Lydia n’a pas perdu sa couronne et encore moins son venin…Il eût été logique de suivre la chronologie mais G.O.D. est un site consacré aux musiques sombres et avant-gardistes, j’ai donc commencé avec le second, mon favori.

note       Publiée le dimanche 10 décembre 2017

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