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Tears For Fears › Raoul and the kings of Spain

  • 1995 - Epic, EPC 480982 2 (1 cd)

cd | 12 titres

  • 1 Raoul and the kings of Spain
  • 2 Falling down
  • 3 Secrets
  • 4 God's mistake
  • 5 Sketches of pain
  • 6 Los Reyes Católicos
  • 7 Sorry
  • 8 Humdrum and humble
  • 9 I choose you
  • 10 Don't drink the water
  • 11 Me and my big ideas
  • 12 Los Reyes Católicos (reprise)

extraits vidéo

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enregistrement

Neptune's Kitchen, Grande-Bretagne

line up

Roland Orzabal (chant, guitare, clavier)

Musiciens additionnels : Gail Ann Dorsey (basse), Alan Griffiths (guitare, clavier), Brian MacLeod (batterie, percussions), Jebin Bruni (orgue), Jeffrey Trott (guitare), Mark O'Donoughue (choeurs), Oleta Adams (choeurs féminins)

chronique

Styles
pop
rock

Quand un duo se sépare, que reste-t-il ? Un one-man show ? C’est ce qui est advenu de Tears for Fears après le départ de Curt Smith suite aux succès énormes des trois premiers opus du groupe. Laissé seul aux manettes, Roland Orzabal commence par se planter avec ‘Essential’, un disque assez médiocre, avant de se brouter une nouvelle fois commercialement mais cette fois-ci de manière très injuste avec un essai plutôt solide. Le titre lui-même résume à lui-seul à quel point il est personnel pour Roland qui y projette beaucoup de ses propres réflexions avec la naissance de son fils Raoul (un prénom qu'il a lui-même porté brièvement à sa naissance avant qu'il ne soit changé en Roland). Quant aux Rois d’Espagne, ils évoquent ses racines espagnoles. Bien que l’artiste ne l’ait pas imaginé comme un album conceptuel, il admet que les thèmes liés à la famille tissent un fil rouge important. J’ai personnellement toujours trouvé ‘Raoul and the king of Spain’ réussi, une forme de continuation du son développé sur ‘Sowing the seeds of love’ avec moins d’exubérance et plus de retenue. Ca démarre très fort avec le rock flamboyant ‘Raoul and the Kings of Spain’ alternant la mélancolie de couplets intimistes aux paroles soignées avec des refrains poignants, qui enchaîne directement sur le plus calme mais très beau ‘Falling down’ aux arrangements clairs et prenants. D’emblée Orzabal pose ses marques vocalement avec son timbre si caractéristique, mêlant tonalités graves, sérénité, touches épiques…A partir de ‘Secrets’, les influences se mélangent pour le meilleur et le moins bon. D’un côté, nous trouvons le trop bref ‘Los Reyes Catolicos’ dont le point de départ n’est pas sans évoquer de lointains échos d’une version acoustique de ‘Mad world’ avec un très beau refrain tout en profondeur; on y sent à quel point le sujet est cher et personnel à l’artiste, à la limite de l’impudeur. Est-ce qui le contraint à s’y reprendre à deux fois ? Pour notre plus grand plaisir, le mien en tous les cas (quelle magnifique conclusion pour cet opus). Signalons parmi les réussites deux chansons pêchues, ‘Sorry’ et ‘Don’t drink the water’, oscillant entre power rock 80’s et productions 90’s (le second surtout). Hélas, l’album n’est pas sans défaut, notamment quand Orzabal se laisse guider de maladroite manière par son goût des Beatles, ainsi sur le faible ‘God’s mistakes’, pop assez générique, ou le calme ‘Secrets’ un poil trop Elton John pour être honnête. ‘Humdrum and humble’ pèche de manière un peu similaire avec sa rythmique faussement Madchester un peu hors de propos avec des restes de sons de ‘Seeds of love’ (les cuivres surtout). Plus réussi mais impersonnel, la ballade ‘I choose you’ sur laquelle Orzabal singe John Lennon tant au piano que dans les intonations de son chant. S’il se montre plus fidèle à la patte Tears for Fears sur une autre pièce calme, ‘Me and my big ideas’, il ne convainc pas entièrement non plus. La meilleure s’avérera ‘Sketches of pain’ avec ses inspirations hispaniques de bon aloi. Toujours est-il qu’injustement boudé par une partie de la critique, ce disque aurait pu constituer un mini de haut vol en retenant les cinq ou six compositions les plus fortes et au final les plus personnelles qui témoignent quand même d’une écriture de qualité et d’une production totalement maîtrisée…C’est l’avantage du cd, on zappe aisément sur ses pièces favorites…Et Raoul ? il doit avoir passé la vingtaine aujourd’hui, suivra-t-il les traces de son père ?

note       Publiée le samedi 11 novembre 2017

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Dane › samedi 11 novembre 2017 - 18:44  message privé !

Moi c'est "Humdrum and humble" que j'écoutais en boucle à l'époque, j'aime aussi "Me and my big ideas". D'accord avec 6 pour le morceau titre. La reprise de "Los Reyes Católicos" apaise un peu la frustration liée à la durée du morceau en plein milieu du disque. Sinon pour l'album "solo" et le départ de Curt Smith il faut noter qu'il n'a finalement presque rien composé pour TFF...

Sheer-khan › samedi 11 novembre 2017 - 14:47  message privé !
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Ca m'apprendra à n'avoir plus le temps de chroniquer tiens. Assez d'accord avec Twilight globalement, écriture de qualité et production maitrisée qu'il dit : Orzabal en somme. (tomcats, son album solo, est parfaitement recommandable). Bon gros 4 pour celui-là.

Note donnée au disque :       
(N°6) › samedi 11 novembre 2017 - 11:40  message privé !
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Le titre éponyme est fantastique. Ecouté en boucle à l'époque. Beaucoup de scories, mais Sketches of Pain est aussi assez classieuse. Complètement hors-mode en 95, un album de Orzabal en solo.