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Gallon Drunk › You, the Night... and the Music

cd • 16 titres • 65:02 min

  • 1Rev Up – TPA0:52
  • 2Some Fool’s Mess5:03
  • 3Just One More3:55
  • 4Two Wings Mambo6:41
  • 5You, the Night… and the Music2:20
  • 6Gallon Drunk3:39
  • 7Night Tide2:27
  • 8Eye of the Storm1:56
  • 9The Tornado5:08
  • BONUS TRACKS
  • 10Ruby (Alt. Take)4:07
  • 11Draggin’ Along (Steven Stapleton Mix)3:54
  • 12All Mouth, No Tousers (Unreleased Demo)2:41
  • Live @ Radio Fritz, Berlin ‘93
  • 13Arlington Road4:55
  • 14You Should Be Ashamed3:24
  • 15Push the Boat Out4:49
  • Live in London ‘92
  • 16Two Wings Mambo9:03

enregistrement

Album (1-10) enregistré par Tony Harris (Nod). Produit par Tony Harris et Gallon Drunk. Live à Berlin (13-15) enregistré par Jem Noble. Live à Londres (16) enregistré par Phil Wright. « 11 &12 remastered from cassette. Sorry! ».

line up

Joe Byfield, Max Décharné, Mike Delanian, James Johnston

Musiciens additionnels : Nick Coombes (batterie sur 11), Terry Edwards (saxophones sur 13-16, claviers sur 14 et 15), Steven Stapleton (mix sur 11)

remarques

Photos : Richard Dumas et Steve Gulick. Pochette : Clawfist/Gallon Drunk.
Les bonus sont ceux de l’édition CD de 2007 (Sartorial Records).

chronique

Du sang sous les ongles, la crasse au col… Le Gallon Drunk des débuts – ce premier album, les singles réunis sur la compilation Tonite… The Singles Bar – est une histoire de sauvagerie. Un rock décharné – l’un des gars va jusqu’à se nommer ainsi – mais enduit de graisses : à cheveux, à bielles… Le truc tranchant et glissant. Ça tape sec, dur, ça n’esquive rien mais parfois ça louvoie. De toute évidence les mecs ont dû se bouffer du Birthday Party, du Scientists, peut-être bien des tout-premiers Bad Seeds ; sans doute d’autres tord-boyaux pas moins marécageux, Cramps et alentours ; possiblement du Gun Club, allez savoir… Déjà cependant, autre chose se glisse, là-dedans, un lubrifiant plus volatile sur les carlingues, aux jointures, aux mécaniques. Une sorte de jazz coupe-gorge, tripot, plus finement pris qu’ailleurs – appliqué brutalement mais réduit à l’état d’empreintes, une senteur prenante mais presque indéfinissable (… de là à dire subtile il y a un pas que je ne franchirai pas, en vertu du rugueux de la chose). Des traces de fièvres plus "tropicales", déjà – pas encore aussi délibérément marquées que sur d’autres disques, après (quoique… les maracas et la batterie-congas de Two Wings Mambo… et puis cette pochette à la Tito Puente avec les idoles, les tambours ; et le saurien qui ricane, derrière, sa gueule rouge sale) – qui viennent cramer autrement cette musique, la troubler, lui flanquer d’autres sueurs hallucinées. Le morceau-titre instrumental, à vrai dire – avec son piano en syncopes chromatique, son orgue qui imbibe – me rappellerait presque certaines des plages les plus "disques de jungle" de Sun Ra, dans une version prise au plus près de l’os – en plein dans la viande, c’est à dire, en intramusculaire. Cette espèce de dévoiement des romances exotiques d’Hollywood, la fin coupée puis retournée pour que le danger demeure, ne soit pas neutralisé – chez le vieux Sunny c’étaient les "Sauvages" qui gagnaient, posaient leurs villes stellaires dans les clairières nettoyées des soi-disant "civilisateurs" avec leurs barrières ; ici, ce sont les voyous – qui fusent depuis la rue, la cave, pour enflammer le pub, les têtes, les tripes. Tout reste concis – et le titre Gallon Drunk, qui suit le morceau cité, crache sa saturation, fait sauter les transfos. Eux-mêmes les font tranchées, leurs métaphores – simples, compactes. L’Œil du Cyclone, La Tornade. L’album d’origine, d’ailleurs, s’arrête sur celle-là, qui laisse aussi en vrac que la tourmente citée. Mais heureux, voyez-vous, d’en être exorbités. (Et les plages ajoutées, sur les rééditions les plus récentes – démo, bouts de concerts… – ne sont pas venues non-plus pour nous laisser dormir).

note       Publiée le mercredi 4 octobre 2017

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Dioneo › vendredi 6 juillet 2018 - 18:30  message privé !
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Ouais ! Les deux - celui-là et Heart... - sont direct-to-gueule-de-bois, de toute... Si tu viens pas du rhum c'sont eux qui te l'injectent en pleine tête-bide. (Et bonnes suggestions aussi, ui, les Chèvres En Spectacle des Birthday Lizard... Avec un petit Painteens en sus pour les démangeaisons-irritations à d'autres genres de zones ?).

Note donnée au disque :       
dariev stands › vendredi 6 juillet 2018 - 17:03  message privé !
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Leur plus bayou, difficile à départager avec "From The Heart Of Town", en tout cas c'est un parfait disque de décantation du rhum dans le sang...

Raudus › vendredi 6 juillet 2018 - 15:20  message privé !
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Fait partie de mon trio d'albums indispensables à toute soirée picole-solo, avec le live de The Birthday Party et "Goat" de The Jesus Lizard. Tiens, ça me rappelle qu'il faut que je rachète du whisky.