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GFOTY › Call Him a Doctor

  • 2016 • PC Music pc-r7 • 1 Téléchargement Web

téléchargement • 9 titres • 20:22 min

  • 1Mr. E3:09
  • 2Blown0:39
  • 3Lemsip1:06
  • 4Snake Ladders1:47
  • 5The Argument2:10
  • 6Wood U3:51
  • 7You Don't1:59
  • 8Call Him a Doctor3:15
  • 9Heaven2:29

extraits vidéo

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line up

A. G. Cook (claviers, batterie, guitare rythmique, vocaux FX), Polly-Louisa Salmon, Johnny (guitare, basse, choeurs)

remarques

chronique

Styles
rock alternatif
pop
electro
punk
noise
Styles personnels
power pop glitternoise

Putain de petite amie de l’année. Putain de petite pop. POP POP POP dans mes oreilles. Ca dé-pop et ça re-pop comme une obsession. Les mélodies pop, c’est facile et ça s’efface, ça s’inscrit dans le subconscient, impossible à faire le vide une fois gravées dans le disque dur. Pas dans le Cloud, le petite tête pop de la petite amie de l’année dernière. Enfin elle fait de la pop. De la power pop, avec guitare noisy comme ça suffit, refrains à chanter sous la douche, un doigt dans la bouche, un autre où on veut. Ca s’orchestre enfin avec des vrais instruments et ça pleurniche le besoin d’être aimé. De la pop quoi. Polly reste un monstre, au bal des masques elle s’avance tête nue, son cri affreux résonne dans les murs hantés par l’envie d’hurler. Pop ? Punk ? Sainte pop-punk. Synth-punk pop un peu. Digital contortions. Remplir le vide, vider le verre et relancer la machine à FM, en version salopée de Garbage pour millennials. Snake Ladders, appli-jeu-chanson-pop post grunge revival et Polly chante comme une grande, pendant que la guitare part en solo dégueulasse. Faut débrancher la prise, ça dégouline trop sur les eighties. La pop, ça ne veut rien dire. Des arguments ? Polly développe le sien, dans un langage dénué de tout sens. Quitte à dire n’importe quoi sur des mélodies lénifiantes, autant concasser les syllabes et les réunir au hasard, ça passera tout autant. Et le boyfriend, un gros naze de Chad sans doute, se garde des mots, des alignements creux, vides, qui s’assemblent juste par thèmes phonétiques, exaspérant au point que la girlfriend lui lance « What d’you mean ? ». Non, une vraie chanson pop, c’est sucrée jusqu’à rendre, avec des voix autotunées au glitter et un refrain profond sous la vacuité apparente. « If I never met you, would you still exist ? ». Wayne Coyne n’aurait pas dit mieux. Polly-Pocket la diva électronique, vise le top of the pop un morceau sur deux seulement. Encore des comptines sentimentales exaspérées « You love me, You love me, You don’t » en leitmotiv locomotive pour r’n’b de petite blanche upper-middle-class tout en produit de synthèse, avec beats en rose et encore du solo de guitare qui abuse. Mais les filles, c’est vulgaire sous le mascara, faut la biper la Polly quand elle chante triviale ses histoires de sucette dans l’officine du docteur. Trop sale, chanté déguelassement, aucune chance aux charts, c’est de la pop de vilaine fille et c’est bon, c’est bon, c’est bon. Plus c’est sale et plus c’est bon. GFOTY flotte dans son Cloud, dans son ciel un peu buggé de partout, élégiaque sans compter les interruptions de réseau, tel un ange sexué qui passe en niquant la 4G dans le secteur. GFOTY, ça se télécharge direct dans la corbeille.

note       Publiée le mardi 31 octobre 2017

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