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D2GG › Prime

téléchargement | 9 titres | 33:59 min

  • 1 Nazilli [1:22]
  • 2 Mondik [4:07]
  • 3 Heads and Cycles [1:04]
  • 4 Kids in Garden [4:23]
  • 5 Sisten Gel [3:20]
  • 6 Hayak Kursak [3:08]
  • 7 Cycles [2:12]
  • 8 Blank A [11:08]
  • 9 Sisten Gel (Phantasy Remix) [3:15]

extraits vidéo

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enregistrement

Morceaux enregistré à la maison entre 2006 et 2009.

line up

Gökhan Goralı, Gökhan Deneç

remarques

https://daire2.bandcamp.com/album/prime

chronique

Styles
musique électro-acoustique
musique improvisée
Styles personnels
minimalisme hypnotique

La photo est belle comme une pochette ECM. Le contenu, quasiment aussi minimaliste et apaisant. D2GG, Daire 2: General Gramofon, un album enregistré à la maison, « daire » signifie d’ailleurs « appartement », sans que ça soit de la musique d’ameublement. Un duo qui manie l’acoustique et l’électronique de concert, improvise des accords et les boucles au fur et à mesure, comme ça sort, maniant les flux électriques par dessus de délicates notes de guitares. Un peu de calme, juste troublé de-ci de-là par des irritations d’ondes de toutes tailles. Loin de l’abrasif des ingénieurs de Reverie Falls on All dans leurs labos de l’Université Technique d’Istanbul, dans les hauteurs, les deux de D2GG, un vrai nom d’androïde, happent la beauté des boucles crées comme on fait des bulles de savons. Avec quand même des voix étranges qui soufflent entre des segments hachés de ces notes gratouillées. Et des semblant de sons d’éviers qui se vident, de verres qu’on tape du bout de la cuiller, de mélopées du bout des lèvres mi-grotesques mi-sensibles. Une mélancolie presque enfantine dans les mélodies, des bourdonnements de jouets mécaniques à remonter à la main. Tripoter les boutons, moduler comme ça vient, chantonner sans parole selon des rythmes pendulaires, laisser les perturbations de la radio de la ville nous embrouiller la tête, en faire de la matière à se bercer soi-même, chuchoter et jouer des silences dans lesquels les cordes laissent trainer leurs production sonores, occupant l’espace comme des taches d’huiles qui se répandent tout doucement sur des nappes électroniques, comme sur une mer paisible. Presque une sérénité extrême-orientale dans le jeu des percussions, elles aussi improvisées sans doute avec des instruments familiers, de la vie de tous les jours, la simplicité envoutante des mini-mélodies posées comme des pierres dans un jardin zen, les chants un peu en litanie sans liturgie, avec ce fond-radio qui grésille. Des ritournelles de guitares électriques planantes mises à l’envers, en surfaces retournées, mais avant-tout en acoustique, prises dans les toiles de la technologie, petites sections de jeu classique découpées, mises bout à bout, par dessus lesquelles on rejoue, selon l’inspiration. C’est beau et hypnotique, bien sûr, surtout plus la longueur se fait langueur. Du contemplatif en opération.

note       Publiée le dimanche 8 octobre 2017

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