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Sólstafir › Í blóði og anda

cd | 9 titres | 56:44 min

  • 1 Undir jökli (Vetrarins dauðu sumarblom) [04:35]
  • 2 Í blóði og anda [04:28]
  • 3 The Underworld Song [04:20]
  • 4 Tormentor [02:01]
  • 5 2000 ár [04:16]
  • 6 Ei við munum iðrast [09:04]
  • 7 Bitch in Black [08:26]
  • 8 Í víking [09:01]
  • 9 Árstíðir dauðans [10:33]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Sólstafir. Enregistré par Hörður Óttarsson au studio Núlist (avril 1999 - juillet 2000). Mixé par Finnur Hákonarson (décembre 2000 - janvier 2001).

line up

Aðalbjörn Tryggvason (voix, guitare, claviers [9]), Guðmundur Óli Pálmason (batterie), Svavar Austman (basse)

Musiciens additionnels : Sigurður Harðarsson (choeurs [4]), Sigurgrímur Jónsson (choeurs [4]), G. Falk (guitare [4]), Hulda "Dula" (voix [9]), Hörður Óttarsson (piano [6,8]), Kola Krauze (voix [7]), Svabbi (choeurs [6]), Pjúddi (choeurs [6])

remarques

Première édition chez Ars Metalli. Réédité en 2013 et 2017 par Season of Mist (cd, vinyle). Disponible également sur bandcamp.

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
presque

Sólstafir, tout le monde connait aujourd’hui. Sauf moi, bien sûr ! Et c’est pour ça que j’achetai avec curiosité ou par hasard je ne sais plus la réédition de leur premier album. Et je l’ai oublié sur une étagère, entre un clown Krusty en plastique et une faïence représentant une cigale, ça fait pouic pouic quand on appuie d'ssus. Puis là, je me le suis écouté. Et c’est comme si des années gâchées à ne pas avoir brouté cet album étaient réduites à néant d’un coup ! Je m’étais dit : « moué, c’est du folk metal qui a viré post rock comme tant d’autres », mais en fait non bien sûr, et pas seulement, et puis voilà, je m’écoute « dans le sang et l’esprit » in islandich. Et je me dis : « c’est un groupe de screamo ? Je croyais que c’était un groupe de black metal. » car plein de petits tics du genre sont ici invoqués : le type de voix, la manière qu’a le mec de balancer son jus de gorge, sa scansion, sa prosodie, la batterie incroyable de dextérité et de rapidité, même si d’un coup, autour d’une seconde et d’un riff ça s’emballe et se transforme en un putain de démon scandinave tout corpse painté, après m’être facilement imaginé regarder ce groupe dans une salle poussiéreuse, sans scène, de plain-pied, avec des mecs tous maigres vêtus de chemises très serrées qui hurlent leur désespoir. Et là évidemment je fais le pont avec mon ressenti de groupes islandais plus récents, peut-être en y voyant ici l’une de leurs influences principales, ce mélange particulier de hardcore punk émotionnel et de black metal sauvage, de sensibilité à fleur de peau qui me passera quand même trop loin faute à la barrière de la langue, mais qui touchera comme un bon disque de Raein ou un morceau de Darkthrone poignant... voici donc la fusion improbable entre les rejetons de Fugazi et d’Enslaved car ça sent bien sûr bon le viking tout cela mais d’un point de vue tellement repeint de déprime urbaine actuelle qu’on penserait ce groupe sorti non pas d’un joli fjörd glacé mais d’un hangar de Hambourg. Enfin, estomaqué je suis, et évidemment je vais relire cette fois-ci d’un autre oeil les chroniques qui suivent. A noter que la réédition par Season of Mist livre deux démos sur un deuxième cd, enregistrées dans le living room, ça s’entend bien. Ces morceaux de jeunesse nous donnent quand même à écouter déjà une putain d’énergie indépendamment de la "magie du studio", une voix quelquefois moins puissante, plus désabusée, mais un batteur déjà complètement taré de créativité et de gnaque, on le voit à des années de distance jouer ses parties un sourire de loutre aux lèvres, les cheveux trempés de sueur, la tête relevée, comme, déjà, un bon vieux batteur d’emo... Enfin, voilà, pour ceux qui aiment l’esprit du groupe, empreint d’un désespoir à fleur de peau et d’une fatigue harassante je ne peux que conseiller l’achat de la réédition, l'édition originale coutant une entrée au Pal pour une journée, cette petite pépite oubliée dans un coin ayant eu un rééclairage inattendu, grâce, bien entendu, à la renommée acquise ensuite par ce groupe dont les chansons sont remplie de bonnes idées, de fougue et d'angoisse, des chansons qui pourraient facilement emmener les yeux à se mouiller tout en se déchirant le t shirt au fond du jardin parce que tout est mort, que tout est vivant, que le ciel se remémore mes paupières, que mes bras sont des villages morts au bord des dunes qui forment la sinistre trace que la mémoire a laissé dans les pierres de ma rue, de ma chambre, de mon caveau. Chiche.

note       Publiée le mardi 1 août 2017

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dimegoat › mardi 1 août 2017 - 19:17  message privé !  dimegoat est en ligne !

Ah ben mince, moi aussi je pensais que c'était un truc à la Summoning. C'est l'extrême inverse et trop emo à mon goût.

Twilight › mardi 1 août 2017 - 17:47  message privé !
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Le plus violent de Sólstafir mais très bon, ce groupe a un truc en plus, quel que soit le style...

Note donnée au disque :