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Elder › Reflections of a Floating World

cd • 6 titres • 64:21 min

  • 1Sanctuary11:13
  • 2The Falling Veil11:12
  • 3Staving Off Truth10:18
  • 4Blind13:23
  • 5Sonntag08:39
  • 6Thousand Hands09:36

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et mixé par Justin Pizzoferrato au Sonelab, Easthampton, Massachussetts, Etats-Unis. Masterisé par Carl Saff.

line up

Jack Donovan (basse), Matt Couto (batterie), Nicholas DiSalvo (guitare, voix, claviers)

remarques

Sorti en cd, vinyle, cassette, fichiers à télécharger ou écouter sur bandcamp.

chronique

C’est l’été, et l’été, il fait chaud. Alors qu’est-ce qu’on fait quand il fait chaud ? Ben on prend l’air, par exemple avec Elder qui comme son nom l’indique n’est pas né du dernier summer of love, oui, on le sait déjà, mais allait-il taper aussi juste que sur le dernier tout bleu qui m’avait fait exploser le quotient de points de vue sur le monde et en même temps enraciner ma tranquillité dans une oasis de béatitude devant cette refonte de tout ce qui est beau dans le rock métallo poilu et habité par la transcendance ? Eh bien : oui, il tape juste. Oui, en vérité, je vous le dis, plus besoin de cultes, plus besoin de sortir le soir, plus besoin de chasser la belette en rêve ou en « réalité » car le Bon est ici à portée de main, de boite aux lettres ou de clics (selon votre désir, et je sais qu’il passe avant tout) : c’est de la bonne, BÉBÉ ! Pourquoi ? Pour les mêmes raisons, les mêmes raisons qui me feront apprécier un artiste pour les raisons pour lesquelles je l’appréciais déjà. Quoi, ce n'est pas clair ? C'est tautologique ? Alors, si c’est pas clair, si c'est clognotologique il faut cliquer par exemple sur « Obituary » ou « Neil Young ». Trans : NON. Harvest Moon : OUI. Vous voyez ? Ben Elder : OUI, parce que… Elder mais aussi Led Zeppelin, le travail à l'or fin du stoner psyché heavy profond de manière efficace et original (ça c'est pour le label "expérience"), parce que art de la belle guitare, parce que science de l’histoire, celle qu’on raconte, science de la montée en puissance, du développement du discours et de son efficacité afin de frapper l’auditeur avec habileté, style et grâce, même s'il est caché au fond des ténèbres à s'écouter du breakcore ou Transilvanian Hunger. Le frapper pour quoi ? Pour rien, c’est gratuit. Enfin, je ne vous apprends rien, ce groupe est précieux, se garde bien au chaud, et s’écoute de manière parcimonieuse, car Elder c’est un peu comme les bons gâteaux ou comme tout : la rareté et sa consommation doivent se justifier d’une manière ou d’une autre. Là, allez-y doucement, dégustez, faites claquer le palais. Montez, montez la chemise, levez les bras bien bas et plongez, plongez dans la ténèbre, dans la lumière, entre les deux.

note       Publiée le dimanche 23 juillet 2017

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Dun23 › mardi 27 novembre 2018 - 08:34  message privé !

Tiens, elle m'avait échappée, cette chro, qui résume bien finalement ce que je pense du groupe. Album fantastique du début à la fin. Je m'écoute leur tout premier là, et c'est bon. Différent, plus jeune, bien sur, mais tous les éléments sont là. Et donc Elder bute depuis ses débuts. Et n'a pas l'air prêt de s'arrêter à sortir des disques absolument indispensables. Et à être très très bon en live aussi. Ça peut énerver autant de talent.

Note donnée au disque :       
Rikkit › dimanche 23 juillet 2017 - 23:50  message privé !

Bien sur, enorme. Elder est prog, mais pas dans le sens technico-moche-moche, mais comme l'a dit Rastignac, parce que Elder raconte des histoires. Matez l'artwork aux réminiscences de Roger Dean. Peut être mieux produit que Lore, sans doute pas forcément mieux, mais peut être aussi bien.

Blind, gigantesque.

Peux plus attendre dimanche.

Note donnée au disque :