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Bobby Few › Rhapsody in Few

lp | 7 titres | 26:48 min

  • 1 Dance All Night [3:46]
  • 2 Rhapsody In Few [10:02]
  • 3 Blues For Moms [4:01]
  • 4 China [1:00]
  • 5 Everybody Has The Right To Be Free [3:32]
  • 6 Continental Jazz Express [3:17]
  • 7 Rhapsody In Few [1:10]

line up

Bobby Few (piano, voix)

Musiciens additionnels : Muhammad Ali (batterie), Alan Silva (contrebasse)

remarques

Erreur dans le timing sur la pochette (le disque dure environ 45 minutes).

chronique

Styles
jazz
avant garde
Styles personnels
spiritual jazz

À moins d’être amateur de jazz accompli, le nom de Bobby Few ne vous dit certainement pas grand-chose. Ce pianiste plutôt méconnu, natif de l’Ohio, possède pourtant des références imposant le respect : ami d’enfance d’un certain Albert Ayler (qu’il accompagnera plus tard sur Music Is the Healing Force of the Universe), remarqué très tôt par Ella Fitzgerald, il commence sa carrière dans les années soixante avant d’enregistrer rapidement un premier disque avec Booker Ervin, The In Between, début d’une longue suite de collaborations aux côtés de messieurs tels que Frank Wright, Archie Shepp et Roland Kirk. Installé à Paris depuis 1969, il participe à de nombreux festivals lors desquels il développe un jeu orienté free jazz, qui l’amène à travailler aux côtés de Steve Lacy dès les années 80. C‘est justement à cette période, dix ans après la sortie de son premier LP proposant déjà un premier jeu de mots (More or Less Few), que paraît Rhapsody in Few chez Black Lion Records. Ce disque peu courant est distribué en 1983 sur le territoire français par Carrère ; le musicien américain parvient à distiller un jazz atypique plutôt accrocheur, en particulier sur "Dance All Night", qu’il interprète en trio avec Alan Silva et Muhammad Ali. Le reste de l’album (c’est-à-dire l’album dans sa quasi-totalité), dominé par la composition éponyme, donne à écouter Bobby Few en concert solo, en pleine expression de son art pianistique, laissant libre cours à sa palette de couleurs sonores. Sans jamais tomber dans l’étalage gratuit, malgré sa virtuosité, et dans la grande tradition des artistes explorant à fond leur instrument de prédilection, il semble chercher à en maîtriser la résonance ; le hic, c'est que Few n'arrive pas à transcender son jeu. Et du spiritual jazz peu inspiré, ça fait un peu tâche. Est-ce juste une impression donnée par l’enregistrement vraiment pas optimal ? En tout cas, la voix de Bobby Few paraît superflue – une manie à la Glenn Gould qui tend à agacer plutôt qu'autre chose. Le faible temps total n'est qu'une apparence (en réalité, le disque dure 45 minutes !) mais n'empêche pas la sensation de morceaux collés bout à bout pour boucler péniblement la seconde face... Les reliefs soul jazz dissonants parviennent à sauver le disque du naufrage : "Everybody Has the Right to Be Free" est à ce titre un (court) moment de grâce.

note       Publiée le dimanche 23 juillet 2017

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DukeOfPrunes › mardi 25 juillet 2017 - 09:57  message privé !
avatar

Fournir des informations sur un disque relativement peu visible n'est jamais une perte de temps. D'autant plus que Bobby Few n'a pas fait que des mauvais disques.

Note donnée au disque :       
zapp17 › lundi 24 juillet 2017 - 22:46  message privé !

Je ne comprends pas pourquoi perdre son temps et se donner autant de mal pour cet album, beaucoup de bon sidemen ne font pas de bon leader, je pense entre autre à McCoy Tyner génial avec Coltrane mais un peu caricatural en tant que leader