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David Moss › Dense Band

lp | 13 titres | 38:41 min

  • 1 Stride [3:25]
  • 2 Shuffle [3:03]
  • 3 Slow Climb [3:17]
  • 4 New Feet [3:54]
  • 5 Fallaway [2:15]
  • 6 Surface Tension [3:15]
  • 7 Sixth Sense [3:05]
  • 8 Say So [2:20]
  • 9 Three Metal Moves [3:35]
  • 10 Next Witness [1:26]
  • 11 Dance Bend [2:35]
  • 12 Unsafe At Any Speed [3:15]
  • 13 In The Dark Times, Will There Be Singing [3:16]

enregistrement

Enregistré en février/mars 1985 au B.C. Studio de Brooklyn, New York.

line up

David Moss (batterie, percussions, voix)Fred Frith (guitare, basse, effets, voix), John Zorn (saxophone alto, voix)

Musiciens additionnels : Tom Cora (violoncelle), Arto Lindsay (guitare, voix), Christian Marclay (platines), Jules Moss (batterie)

chronique

Transgresser la pop et le rock à travers un filtre avant-gardiste est un exercice complexe. Dans un esprit pré-Tzadik, le projet de Dense Band semble évident dès les premiers aplats électro-pop : créer un album de chansons expérimentales où les structures classiques cèdent leur place à l'improvisation libre. Vaste programme pour lequel de grands noms répondent présents, comme Tom Cora, Wayne Horvitz, Arto Lindsay, Christian Marclay ou encore John Zorn. Sur le papier, cette formule free form est plus qu'alléchante... et dans l'exécution, le contrat est pleinement rempli. Peut-être parce que David Moss n'en est pas à son premier coup d'essai, après un Full House qui avait déjà tenté de résoudre l'équation par abstraction. Peut-être la présence de Fred Frith à l'écriture n'est-elle pas non plus anodine ? Dans tous les cas, "Stride" ou "Dance Bend" sont de brillantes réussites. En grattant un peu, la troupe d'allumés parvient à trouver une cohérence dans l'incohérence, par exemple dans l'intro de "Fallaway", proche des mixtures dont seuls les Boredoms semblaient détenir le secret dans les années 90. Ce n'est d'ailleurs pas le seul groupe japonais qui vient en tête : la première partie de "New Feet" ou "Say So" ressemblent à du Fushitsusha dont on aurait mis la guitare en soudrine et transformé le son de basse en faveur d'un timbre résolument 80s. La nippophilie zornienne a-t-elle joué un rôle dans ce choix esthétique ? D'un autre côté, certains morceaux s'éloignent complètement de la formule annoncée, comme "Shuffle" ou "Unsafe at Any Speed" qui enchaînent des rythmiques folles. "Surface Tension" et "Next Witness" ne s'embarrassent même plus de toutes ces questions et foutent le camp vers un minimalisme qui fait plus penser à une dose d'EAI injectée en intraveineuse. Peu importe ! Le principal est d'avoir évité la formule magique mais un peu trop facile du Jazz. Quand Zorn fait crier son saxophone, tout reste lointain... Finalement, David Moss et Fred Frith, c'est une affaire qui roule.

note       Publiée le dimanche 23 juillet 2017

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DukeOfPrunes › lundi 24 juillet 2017 - 15:35  message privé !
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Ouaip, c'est en voyant le line-up hallucinant que j'ai pris ce disque. Je l'avais trouvé chez un petit disquaire brestois, perdu entre deux compiles de Sidney Bechet... avec l'étiquette "bizarre" collée sur la pochette !

Note donnée au disque :       
dariev stands › lundi 24 juillet 2017 - 14:14  message privé !
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Je crois que j'avais pas mal flashé sur Full House, sans me rendre compte de ce line-up digne d'un supergroupe de l'expé 80's ! Marrant que tous participent à l'album d'un type plutôt inconnu...