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Pascal Zavaro (1959-) › Flashes; Three Studies For A Crucifixion; Metal Music; Fiberglass Music

cd • 12 titres • 51:58 min

  • Flashes
  • 1Tokyo2:32
  • 2Le Caire2:31
  • 3Paris1:52
  • 4Varsovie2:32
  • 5New York2:10
  • Three Studies For A Crucifixion
  • 6Inquiet5:15
  • 7Désolé6:39
  • 8Froid Et Pulsé6:41
  • Metal Music
  • 9Metal Music6:14
  • Fiberglass Music
  • 10Molto Ritmico6:14
  • 11Il Stesso Tempo3:38
  • 12Presto Con Fuoco5:09

enregistrement

Enregistré sur plusieurs dates entre le 2 décembre 2000 et le 22 décembre 2004.

line up

Pascal Zavaro (1959-) (composition), Orchestre National de France (orchestre), Ensemble Orchestral de Paris (orchestre), Kurt Masur (direction), John Nelson (direction), Gérard Schwarz (direction), Quatuor Klimt (cordes), Elisabeth Glab (violon), Gaëtan Biron (violon), Emmanuel Blanc (violon alto), Jean-Luc Bourré (violoncelle)

remarques

chronique

Styles
musique classique
contemporain
Styles personnels
musique nouvelle

La "musique française d’aujourd’hui" (et donc fatalement, d’hier) attire-t-elle un minimum les mélomanes ? Au vu du travail d’édition existant autour de compositeurs comme Pascal Zavaro, on peut vraiment se poser la question. Il aura fallu du temps pour voir paraître un disque compact réunissant une sélection d’œuvres du discret musicien ; une sortie en catimini chez Densité 21, micro-label des années 2000 dont les sorties semblent se compter sur les doigts d’une main (on y retrouve François-Bernard Mâche ou Marc-André Dalbavie). Trois petits tours, et puis s’en va. Constat d’échec pour les figures de la "nouvelle musique" tant vantée au cours de la décennie précédente ? Probable, eu égard à la qualité du travail très personnel de ce virtuose du marimba, proche de Jean-François Zygel, qui mériterait bien une plus large couverture critique (rappelons aussi que ses premières œuvres n’ont jamais été éditées). Jeune guitariste de rock entre copains devenu improvisateur aux côtés de Joëlle Léandre ou Garth Knox, grand amateur de Steve Reich, de Toru Takemitsu et de György Ligeti, Zavaro est l’une de ces plumes autodidactes délaissant les courants de pensée majeurs pour se focaliser sur ses affinités propres – nourries par d’autres arts, et son parcours bien à lui, aux côtés de Keiko Abe ou à l’occasion de divers voyages à travers le monde. Flashes en est une illustration directe, des morceaux courts célébrant la dramaturgie et la "magnifique impureté" de Tokyo, Varsovie ou New York (Zavaro est avant tout urbain) ; à suivre, les trois études pour une crucifixion s’inspirent d’un tableau de Bacon et rappellent que Zavaro père, artiste-peintre, aura sans doute formé très tôt l’esprit de son fils au troisième art. Le saisissant Metal music – en tout cas ce premier numéro de série – serait plutôt à rapprocher de la sculpture, une composition où les percussions prennent enfin plus d’importance après des années de cogitation (paradoxalement, ayant longtemps boudé cette famille d’instruments). La dernière partition du disque, Fiberglass music, laisse de côté les formations orchestrales pour finir avec une musique de chambre double, puisque deux quatuors à corde s’y font face : échanges de flux et lignes croisées… Quelque part, on retrouve ces deux idées à travers l’œuvre du claviériste. Les fragments mélodiques et éclats rythmiques agrippent le tissu sonore, la pop s’invite dans l’écriture, autant que l’esprit d’Erik Satie, chez celui qui fait "vomir" ses synthés pour trouver des aplats accrocheurs. Car on ne s’y trompe pas : avec Zavaro, bruit et musique se confondent dans des tourbillons de formes diverses ; le savant invite le second degré ; on y recycle des images, des lieux, des trains de banlieue sur les portées, en laissant presque les notes filer à leur guise. Le rythme est là, c’est le moteur souverain ; la mélodie serait presque secondaire, en embuscade. Une énergie pulsée, de tous les instants. Une bouffée d’air frais nourrie au gazole.

note       Publiée le dimanche 23 juillet 2017

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WZX › lundi 24 juillet 2017 - 15:00  message privé !

The Nameless City fait son petit effet aussi.

dariev stands › lundi 24 juillet 2017 - 14:11  message privé !
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Je confirme, c'est une purge ce disque (dans mon souvenir, du moins). Un artiste qui avait été introduit sur guts par Absainte, à l'époque !

DukeOfPrunes › lundi 24 juillet 2017 - 12:59  message privé !
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Hé, merci ! Pas encore écouté Fausto Romitelli, mais tu as raison d'en parler, ton commentaire est très pertinent vis-à-vis du contenu. D'après ce qu'on m'a dit, c'est un excellent disque... Je note ça dans un coin de ma tête.

Note donnée au disque :       
guinguin › lundi 24 juillet 2017 - 09:56  message privé !

Ca donne envie cette chronique! A quand la chronique de "Professor bad trip" de Fausto Romitelli?