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The Empire Hideous › The time has come

cd | 14 titres

  • 1 Dance dead rythms
  • 2 Pretty faces
  • 3 Serpents trance
  • 4 Stand off
  • 5 Cthulhu returns
  • 6 Cursed: demise of man
  • 7 Staring at the walls
  • 8 Harsh reality
  • 9 Sahara
  • 10 Alone
  • 11 Oblivion: 3 years later
  • 12 The time has come
  • 13 Transition of machines
  • 14 I close my eyes

extraits vidéo

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enregistrement

Trainello Studios, USA

line up

Myke Hideous (chant, musique), Johnny Nickel (guitare, musique)

Musiciens additionnels : Amazo LeBeato (batterie)

remarques

Contient un bonus caché en piste 15

chronique

Myke Hideous décide en 2008 de se retirer du business de la musique (en lisant sa biographie, on comprend qu’effectivement, ça n’a pas été rose tous les jours) mais pas avant de livrer un ultime disque pour les fans de Empire Hideous. L’enregistrement entamé en 2006 a été interrompu à maintes reprises (les problèmes de santé de son géniteur notamment) et semble s’inscrire sous le signe des tuiles, la pire étant sans doute la mort prématurée de Peter Steele qui avait promis à son pote de le produire et de l’aider à trouver un label (il avait même rassemblé une série de notes à cet effet). Du coup, comme à maint reprises au cours de sa carrière, Myke se retrouve à devoir tout faire. Heureusement, pour le coup, il a trouvé un guitariste sérieux et motivé qui va travailler avec lui. Un certain Johnny Nickel, fan de Pink Floyd, qui lui fait découvrir des musiques plus atmosphériques et progressives. Avec le recul, Myke en est très fier et le cite volontiers comme son meilleur disque. Assurément il contient de bonnes choses et fait montre d’une certaine audace mais…Comment dire ? Il est mal équilibré. Voulu comme un tout, les chansons s’imbriquant les unes dans les autres, il démarre (assez fort) avec la patte habituelle du combo, des influences deathrock, gothic rock, digérées de manière personnelle. C’est à partir de ‘Cursed: demise of man’ que ça se gâte. Le titre est long, répétitif, avec son beat lent, sa basse claquante (très bon jeu), ses vocaux trafiqués récitant et il n’est pas le dernier de son genre. Bien que plus pêchu, ‘Staring at the walls’ n’est guère plus expressif, linéaire dans son écriture sur plus de deux minutes…Boum, coup de théâtre, ça explose, ouf ! Problème, les vocaux de Myke sont planqués au second plan et passés à l’effet téléphone. Quelle idée, ce mec chante bien, pourquoi étouffer son timbre ainsi ? Pourquoi une telle linéarité dans le chant ? Ca n’est pas fini, les compositions atmosphériques continuent, interminables dans leurs nappes de synthé, collages de samples et ‘Sahara’ ne relève guère la sauce avec son absence de percussions. On vient quand même de se taper deux chansons atmosphériques, deux autres sans batterie, ça devient long. Heureusement, ‘Alone’ relance la machine de très belle manière, du deathrock aux riffs assassins, une aura bien mélancolique où l’on retrouve avec plaisir Myke l’as du micro. Merde ! Fausse alerte ! ‘Oblivion: 3 years later’ repart dans ces remplissages interminables à base de nappes et de conversations samplées mais ‘Time has come’ injecte une bonne adrénaline deathrock. ‘Transition of machine’ excelle dans sa rythmique simple mais claquante et efficace, sauf que c’est un instrumental, les parties vocales consistant en un mélange de vocalises diluées en arrière-fond et de quelques samples. Alors, je sais pas, ok, l’influence progressive de Pink Floyd est notable sur le fond (pas la forme) mais sonne vraiment mal maitrisée en ce qui me concerne. Ce disque contient son lot de très bonnes chansons mais est gâché par d’interminables plages ambient qui occupent quasiment tout le milieu de l’album et flinguent la tension instaurée, sentiment qui se traduit vite par un ennui plus que palpable; même le ‘I close my eyes’ final est trop lent pour booster les circuits totalement. C’est le bonus caché en quinzième piste qui joue ce rôle, un comble ! Malgré de louables intentions et une approche intéressante, ‘Time has come’ dilue de par trop le véritable esprit Empire Hideous, c’est regrettable. Et puis pourquoi ‘featuring Myke Hideous’ ? C’est toujours lui qui a porté son groupe, souvent à bouts de bras, bordel !

note       Publiée le dimanche 9 juillet 2017

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