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In Letter Form › Fracture.Repair.Repeat

cd | 11 titres

  • 1 Face in the crowd
  • 2 Won't Get The Best For Me
  • 3 Wait Now
  • 4 Audio Drones: Adagio For Terror
  • 5 Terror (Is A State Of Mind)
  • 6 High Line
  • 7 Edison's Medicine
  • 8 111
  • 9 Rain Prelude
  • 10 Reflecting The Rain
  • 11 Mal De Mer

extraits vidéo

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line up

Eric Miranda (chant, clavier, guitare), James Levis (guitare), Peter Dosanjh (basse), Andres Lopez (batterie, percussions)

chronique

Accidentelle, volontaire, médicale…Je n’en sais rien et qu’importe. Au moment où je découvre la musique de In Letter Form, c’est pour apprendre la mort de son leader, à la veille d’une tournée que beaucoup attendaient avec impatience…C’est con et ironique, lui qui chantait: ‘I am begging to die but it’s alright ‘cause they won’t get the best of me’…Et c’est quoi alors, le best of ? Parce que franchement cet unique album (enfin, exception faite du 1er CD-r rare et hors de prix, sinon en téléchargement), c’est déjà un beau coup de maître. La classe d’Interpol avec le spleen de Joy Division, vous imaginez ? Avec des morceaux forts, torturés (le splendide ‘Face in the crowd’ et sa magnifique montée de guitare, ‘Wait now’, dynamique et tendu, ‘Won’t get the best of me’, classieux et recueilli, la gravité profonde de ‘Edison’s medicine’…). Le style n’est pas neuf, il est même très couru de nos jours mais il est clair qu’avec In Letter Form, on tape d’emblée dans le haut du panier: des mélodies excellentes, prenantes, oscillant entre une énergie noire toute post punk aux limites du gothic rock parfois et une mélancolie froide héritée de la cold wave des Cure et Echo and the Bunnymen. Voilà clairement des musiciens qui s’y connaissent en écriture et en arrangements. Mais la vraie différence, celle irremplaçable, demeure le chant de Eric Miranda. Moins froid et retenu dans sa voix qu’un Paul Banks, il sait se laisser aller aux frontières du désespoir (‘ Face in the crowd’), un peu comme s’il n’était plus sûr de contrôler vraiment les sentiments qui l’agitaient, mais également moduler avec sensualité et tristesse (et donc beauté) la gravité de son timbre si fort et fragile à la fois (écoutez donc ‘Edison’s medicine’ avec les yeux secs !). In Letter Form, quoi donc ? L’amour ? Son contraire ? L’envie d’au delà ? Le groupe n’aura pas eu le temps de planter les racines d’une carrière qui s’annonçait plus que prometteuse et c’est regrettable qu’un si beau disque ne nous reste que comme un testament. Et pourtant, ce sample en début de ‘Edison’s medecine’, Now I understand why we die, the reason we die is to give us the opportunity to understand what life is all about…’

note       Publiée le mercredi 21 juin 2017

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Richard › mercredi 21 juin 2017 - 18:54  message privé !

Tout est dit et bien dit. Ça faisait longtemps qu'une signature de Metropolis Records ne m'avait pas fait ressentir cette petite sensation comme celle que j'ai eue l'été dernier. De fait, dans ce raz-de-marée revival, pour quantités de clones des groupes cités, il y en a qui ont comme un petit supplément d'âme. Le quatuor à l'évidence en est une belle et émouvante preuve. Les Américains me rappellent également Dragons, un duo de Bristol qui avait sorti en 2007 dans l'indifférence générale un disque de la même veine, "Here are the roses".

Note donnée au disque :