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Rothko › A continual search for origins

  • 2002 - Too pure, 7243 8124182 0 (1 cd)

11 titres - 53:46 min

  • 1/ On the Day We Said Goodbye (5:36)
  • 2/ This Lake of Hope (4:18)
  • 3/ Fragile Strands of Time (4:51)
  • 4/ Bloodtied (6:20)
  • 5/ St.Giorgio (2:27)
  • 6/ Memories of Zurich (5:21)
  • 7/ I Sense You Fading Away (2:20)
  • 8/ Crossing to Gandria (5:43)
  • 9/ To Other Horizons (3:34)
  • 10/ Deepest Shadows Have Light (6:42)
  • 11/ Words Melt Away (6:34)

enregistrement

Ladyboy Studio, Angleterre, 2001

line up

Ben Page (percussions, clochettes), Caroline Ross (chant, flûte), Jim Version (guitares), Jo Wright (trompette), Keith Burstein (claviers), Michael Donnelly (basse), Tom Page (batterie), Mark Beazley (basse, flûte à bec, percussions, violons)

chronique

Surveillez les bacs de vos disquaires car voici qu'arrive déjà le septième album de Rothko, un groupe unique et exemplaire qui se fait aussi discret que sa musique. Tapie dans l'ombre, cette formation anglo-saxonne au statut culte produit ses albums comme autant d'innombrables aquarelles depuis cinq ans déjà ; des toiles dont l'axe central est la lumière aveuglante qui jaillit du vide qu'elle ausculte. Perpetuellement en suspens, elle partage l'approche de Brian Eno dans ses essais les plus ambient, celle d'Harold Budd, pour ses paysages désolés à l'écho indéfini, ou celle de Robert Fripp à travers ses soundscapes et son dialogue perpetuel avec le silence. Mais plus encore, la musique du groupe de Mark Beazley doit beaucoup aux groupes heavenly de la fin des années quatre-vingt/début des années quatre-vingt dix, à commencer par Cocteau Twins (dont le leader, Simon Raymonde, a plus d'une fois prêté main forte à Beazley quant à l'exécution, ou la production, de ses plaques). La palette sonore est réduite à sa plus simple expression, guidée par une basse omniprésente, sourde et ronde, qui multiplie les effets en une grande diversité de nappes où percussions parcimonieuses, guitare sèche et flûte (parfois même violon ou trompette) viennent se greffer pour y apporter autant de couleurs. La voix de Caroline Ross a, elle aussi, du mal à se dévoiler, même si elle fait une apparition d'entrée de jeu, mais c'est précisement cette retenue qui entretient la part de mystère qui fait de chacun de leurs disques une expérience unique. Par ailleurs, le groupe ne s'emballe que très rarement. Il faut attendre "Crossing to Gandria" pour entendre pour la première fois la batterie poindre le bout de son nez. Mais soyons clair ; ce nouvel album de Rothko est loin d'être un chef d'oeuvre intemporel. C'est juste un album bien agréable, un beau disque, dans le plus noble sens du terme, superbe dans son agencement, posé et médidatif, et qui vous fera passer, à coup sûr, de bien belles soirées.

note       Publiée le mercredi 24 juillet 2002

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