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The Ruins of Beverast › Exuvia

cd | 6 titres | 67:38 min

  • 1 Exuvia [15:27]
  • 2 Surtur Barbaar Maritime [08:51]
  • 3 Maere (On a Stillbirth's Tomb) [11:22]
  • 4 The Pythia's Pale Wolves [14:34]
  • 5 Towards Malakia [09:39]
  • 6 Takitum Tootem! (Trance) [07:45]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit et mixé par Michael Zech.

line up

Meilenwald

remarques

Sorti en cd, vinyle, téléchargement sur bandcamp.

chronique

The Ruins of Beverast est un (mono)groupe allemand qui a déjà sorti quelques albums envoutants, sombres et complexes, efficaces et « occultes », sachant relier les deux points éloignés (apparemment) de la composition longue et tortueuse de chansons pas simples et le « catchy » qui restera toujours collé aux baskets du métal que j’aime. Ben oui, j’ai beau ouvrir mes oreilles au monde, il me faut toujours un gramme de facilité d’écoute, j’ai besoin en fait de mettre mes pieds dans la zone d’inconfort, le cul posé sur un fauteuil qui lui est très très confortable. Voici donc mes premières impressions quand j’ai commencé à découvrir ce groupe, sur le tard : de la complexité de salon, des diagrammes tribaux tatoué sur le front sans douleur pendant que les meubles, vus depuis le sofa, se transforment en golems domestiques ondulant sur les rythmes cadencés et néanmoins hypnotiques des Ruines de Beverast portées par un seul homme qui, j'imagine, ne doit pas passer tous les soirs des nuits très calmes. Sur ce symphonique Exuvia, nous retrouverons un peu ce que j’avais déjà pu entendre dans d’autres éléments de la discographie du groupe toute éditée chez Van Records : des mimiques empruntées aux rituels religieux, des chansons longues qui vous portent tel un petit bateau avec de grandes oreilles, une atmosphère instillant le mystère un peu comme leurs compatriotes Necros Christos, vous savez, ceux que j’écoutais lors de la torpeur de midi comme une loque qui chille avec du death metal…ici il y aura une part de « Era » un peu chaussée aux moines qui fera rigoler les non initiés, plein de sons qui fourmillent, du plus synthétique au plus analogique, beaucoup de roulements de tambour, beaucoup de textes, beaucoup de lyrisme, avec des guitares très épaisses quand il faut froncer les sourcils, légères, sans distorsion quand on relâche la bride de l’esprit et que celui-ci s’écoule des narines tranquillement, vous bavez, vous vous êtes endormis, dans les vagues souvenirs de ce songe reste l’image de trois paires d’yeux auréolées de mouches noires, excitées par le passage de votre regard entre les planches de la clôture de votre monde tout petit, entrouvert de temps en temps par de la musique par exemple. Cette musique pourrait être ce dernier album de The Ruins of Beverast ; essayez donc la drogue légale ; halte à la surconsommation de psychédéliques ; remplissez-moi ce trou de sécu ! Lisez donc un bouquin. Ecoutez-donc en mono-tasking de la musique composée par un mono-man dont la tête troublée est décidément bien remplie de bonnes idées.

note       Publiée le dimanche 11 juin 2017

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