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Reverie Falls on All › İMÇ

téléchargement | 3 titres | 20:41 min

  • 1 İMÇ [10:09]
  • 2 Interlude [1:10]
  • 3 İMÇ Live [9:22]

enregistrement

Produit et enregistré par RFOA à R Prodüksiyon et İTU Miam studios, Août 2007.

remarques

Design : Erden Özer Yalçınkaya. https://reveriefallsonall.bandcamp.com/album/m-ep

chronique

Styles
drone
psychédélique
indus
noise
Styles personnels
drone-noise oriental

Rien ne vaut une boucle. Mise à l’envers, remise à l’endroit, décalée, découpée, re-travaillée. Une bonne boucle vaut bien une bonne mélodie. Pour le projet İstanbul Map, le duo électronique expérimental Reverie Falls on All en a concocté une très évocatrice. Un son de bağlama saturé, quelques accords isolés retraités à l’infini en volutes et ritournelles électriques. Première partie en studio, seconde partie en direct. Ce son de saz intrinsèquement psychédélique, plié sur lui même en une multitude de couches, traversé de vagues noisy, de vapeurs de vapür, de souffles industriels, c’est bien le son de la ville. C’est l’Orient qui tire ses lignes jusqu’à l’Europe, se sont les cables des tramways et les signaux des gares maritimes, les cliquètements des bornes d’entrée de métro. Des artères qui foisonnent d’un bruit incessant, de perturbations atmosphériques. Avec jamais loin les notes de cet instrument traditionnel folk, entendu au détour d’un carrefour, à la radio d’un dolmuş, au sein des brouillages et diversions de mille bruits. Barkın Engin et Burak Tamer appliquent sur les strates d’urbanisme d’Istanbul cette entêtante sonorité, salopée de saturation par la puissance pure de la ville, de ses véhicules, de ses haut-parleurs, de ses muezzins qui à heures régulières rappellent la prière. Une cadence cyclique gobée dans ces boucles en surimpression. Avec, dans la partie live, des variations d’intensités qui font qu’une douce hypnose cède se fait balayer par une série de riffs plus violents, rameutés à travers d’autres voies de circulation. Du drone absolument oriental, martelé du bruit de labeur de machines, de transports en constant mouvement, jusqu’au déroutement des sens, l’ahurissement au coeur de la carte. Ceci n’est pas l’Istanbul de vos rêves et encore moins celle de vos souvenirs, c’est du bourdon topographique qui s’élève directement des lignes tracées, c’est le sang de la ville qui bouillonne.

note       Publiée le lundi 19 juin 2017

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