Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesDDeteriorate › Rotting in Hell

Deteriorate › Rotting in Hell

cd | 10 titres | 30:37 min

  • 1 Agonized Display [03:45]
  • 2 A Thousand Years of Anguish [03:12]
  • 3 Cannibal Autopsy [03:40]
  • 4 Devoured [02:40]
  • 5 The Sufferance [02:07]
  • 6 Rotting in Hell [02:58]
  • 7 Asphyxiation Cremation [03:26]
  • 8 Shadows of Death [02:21]
  • 9 Beyond the Grave [02:26]
  • 10 Decomposed Anatomy [04:02]

enregistrement

Enregistré par John Lovrich au Snugfit Studio en juin 1993. Mixé par John Lovrich et Deteriorate.

line up

Joe Gorski (guitare), Frank Ierovante (guitare), Mike Trush (basse, voix), Rich Yurgevich (batterie).

Musiciens additionnels : John Bosman (voix additionnelle [3])

remarques

Sorti en cd et cassette.

chronique

Qui dit vieux ne dit pas forcément bon comme dirait moi-même dans une autre chronique écrite par moi, en toute modestie bien sûr. SAUF exceptions et elles sont nombreuses, deviennent parfois des normes, même si certains viennent encore ramener leur fraise pour dire « oué, moi je sais ce qui est bon et ce qui est mauvais et ce qui est bon, c’est moi qui sait et si c’est mauvais, c’est moi qui sait aussi et si quelqu’un d’autre dit que c’est mauvais, c’est un gars il est pas informé ou il est trop jeune ou il se fait des films et de toute façon c’est moi qui ai raison, fuck you, fuck la concurrence. Va donc écouter Left Hand Path. Minot va. Sale nerd.". Voilà en toute synthèse merdeuse ce que je pouvais lire dans une interview du patron de Dead Congregation, qui fut par ailleurs patron de label produisant musique de zombies sataniques, se caractérisant lui-même comme méga old school de luxe dans un océan de médiocrité et de suivisme. Et il ajoutait qu’il y avait un culte récent au vieux death metal inconnu, grâce à la magie de youtube, du p2p, des blogs, et autres sources de son numérique "pourrave" (parce que ne coûtant rien surtout). Et que, d’un coup, des groupes inconnus devenaient cultes et pouvaient être réédités souvent de manière mercantile et un peu stérile, les éditions originales étant devenues aussi rares qu’un chèque restaurant dans mon porte-feuille. Pour lui le fait d’être inconnu avait une cause simple : c’est parce qu’on était trop nul, point. En lisant cela, bien sûr, je me suis dit « bé dis donc, j’ai alors des oreilles fabriquées avec de la merde ? ». Parce qu’il y a quantité de choses pas très connues que je trouve très bonnes, notamment dans le métal extrême qui peut vite devenir mini-niche quand on veut faire le maximum d’écoute confortable de putridité faite musique. Par exemple ce groupe là, avec la pochette moche et belle en même temps qui rappelle les belles heures de cours d’art plastique en collège quand on essayait de dessiner des trucs evil et que ça faisait juste pleurer de rire les lascars de la classe : Deteriorate. Monté par des nerveux très nerveux de Pennsylvanie, qui se mettront sur le deuxième et dernier album à un black metal de gargouille, Deteriorate joue à la base du death metal avec une qualité de maniaque énervé surtout tenu par le growleur bassiste. Je précise : *très très* énervé, capable autant de s'immiscer dans un certain groove et de sortir cette espèce de voix blanche que Barnes savait produire quand il n’avait pas encore englouti le tonneau de weed ; d’ailleurs, en parlant de Barnes, on sentira bien sûr du Cannibal Corpse là-dedans, l’époque, l’endroit, le style faisant vite les choses, mais aussi le reste ricain de la côte Est of course, de New York à Tampa… mais je trouve que Deteriorate garde une patte à lui, très mélodieux, très élancé, à la limite parfois de plans hardcore, bien dans son temps encore où les genres punk et metal essayaient encore une fois de se mélanger pour nous pondre des monuments de plus en plus désespérés et puissants à la fois. Deteriorate sur ce premier album frappe bien au milieu du plexus, et c’est un peu dommage qu’il n’ait pas continué dans cette voie et se soit égaré dans un black metal pas très original, n'ayant pas sorti les doigts de Morbid Angel, et bien trop gargouillé pour être écouté avec sérénité, mais bon, qu'est-ce tu peux y faire ; en tout cas, ça n’empêche pas que le premier album, très différent donc du deuxième soit très bon. Et notre A.V. de Dead Congregation cité ci-dessus serait même content : cet album de Deteriorate n’a pas encore été réédité donc vous serez obligé de brancher le youtube ou de craquer votre slip sur discogs, désolé. Mais, une fois n’est pas coutume, ça vaut parfois le coup de se laisser aller à se perdre dans l’inconnu et l’obscur, on en ramène de temps en temps des perles de death metal racé, puissant, véloce et balaise comme ce très joli Rotting in Hell.

note       Publiée le mercredi 31 mai 2017

partagez 'Rotting in Hell' sur les réseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Rotting in Hell"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Rotting in Hell".

ajoutez une note sur : "Rotting in Hell"

Note moyenne :        1 vote

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Rotting in Hell".

ajoutez un commentaire sur : "Rotting in Hell"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Rotting in Hell".

Rastignac › vendredi 8 septembre 2017 - 10:06  message privé !
avatar

Dark Descent réédite enfin le bouzin en cd, limité à 1000 machins, sortie le 28 sept.

Note donnée au disque :