Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesDDer Himmel Über Berlin › Amnesia

Der Himmel Über Berlin › Amnesia

cd • 10 titres

  • 1Back to the end
  • 2Sweet dancing butterfly
  • 3My rubber queen
  • 4Eaten up
  • 5The chosen ones
  • 6Feed the night
  • 7Amnesia
  • 8White dream
  • 9Dull day
  • 10Cold fever

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

line up

Teeno Vesper (chant, clavier), Davide Simeon (guitare), Stefano Bradaschia (basse), Riccardo Zamolo (batterie)

remarques

chronique

Je peine, je sèche…Comment démarrer cette chronique du dernier Der Himmel über Berlin ? Peut-être en vous disant que justement il débute comme un ciel, tranquille, serein, un peu gris: beat monochrome, synthé, riffs de guitare cotonneux, une atmosphère qui évoquerait davantage leurs compatriotes de European Ghost…En réalité, une manière d’amener en douceur quelques changements (notamment l’usage du clavier) avant qu’une attaque de guitare après plus de deux minutes ne rappelle le style musclé du groupe. Rien que ce ‘Back to the end’ témoigne d’un sacré doigté et d’une vraie capacité à innover, surprendre. La montée de l’intensité sans perdre la touche hypnotique du début dépouillé, c’est du grand art ! Le second morceau ne dissipe pas complètement cette impression légèrement planante (le clavier en arrière-fond, la basse impeccable de précision) même si les riffs incisifs de guitare démontrent bien que nos Italiens ne renoncent pas pour autant à leur habituel mélange d’influences gothic rock, post punk goth, avec parfois même une pincée de deathrock. Ceux qui ont eu la chance de les voir sur scène auront découvert une nouvelle chanson, ‘Rubber queen’, qu’on trouve ici en piste trois, avec son jeu subtil de retenue et de relâchement. Dès lors plus rien ne retient le groupe, le ciel se fait franchement changeant, voire menaçant (l’excellent deathrock de ‘Eaten up’, un ‘Chosen ones’ plus gothic rock, un ‘White dream’ qui se hasarde carrément du côté de Ultravox…). Il convient de saluer l’excellent production qui dissèque chirurgicalement chaque morceau pour mettre chaque instrument en avant au moment adéquat, faire ressortir toute nuance à l’instant précis où c’est nécessaire. Le travail vocal est très efficace également. L’arrivée de Teeno Vesper aura permis d’apporter une vraie stabilité artistique au combo et il le prouve une fois encore, tour à tour sensuel, mystérieux, désespéré (‘Dull day’), entre retenue et énergie. On pourrait en dire autant des autres musiciens qui témoignent de cette qualité rare de ne jamais céder à la surenchère: pas une note de trop, pas d’esbroufe pour se mettre en avant, le groupe fonctionne avec une cohésion parfaite, une précision médicale sans perdre l’aspect émotionnel de leur travail. Et histoire de ne pas céder à la facilité, pour permettre au ciel de s’éteindre correctement, une plage finale de plus de six minutes avec une terminaison aussi grinçante que le début du disque était serein…Une manière de s'abandonner à l'oubli ?

note       Publiée le samedi 13 mai 2017

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Amnesia".

notes

Note moyenne        2 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Amnesia".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Amnesia".