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Radio Werewolf › The Vinyl Solution-Analog Artifacts: Ritual Instrumentals And Undercover Versions

cd | 14 titres

  • 1 Prologue: Turn Off, Tune In, Drop Out
  • 2 Providence
  • 3 The Wild Hunt
  • 4 Epiphany On The Freinberg
  • 5 Sleepwalker
  • 6 No Human Power
  • 7 Against Time
  • 8 Parasit
  • 9 Sauberung
  • 10 Zeit Der Rache
  • 11 Endlosung
  • 12 These Boots Are Made For Walking
  • 13 Witchcraft
  • 14 Epilogue: Mystery Bonus Track

extraits vidéo

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line up

Nikolas Schreck (chant, musique), Zeena Schreck (chant féminin, choeurs, musique)

Musiciens additionnels : Wolfgang (cor), Christoph D (percussions)

remarques

Titres 2-6 extraits de 'The lightning and the sun'; titres 7-10 extraits de 'Bring me the head of Geraldo Rivera'; titres 11 et 12 extraits du maxi 'Witchcraft'

chronique

Au final, j’en reste persuadé, son statut culte, Radio Werewolf le doit surtout (ironiquement) à son (excellent) premier album jamais publié…Parce que la suite…Ok, accordons-leur le bon ‘Fiery summons’ quand même en deçà de l’époque où le groupe en était un vrai et pas uniquement la créature de Nikolas et Zeen Schreck, pas franchement d’excellents musiciens. ‘The Vinyl Solution - Analog Artifacts: Ritual Instrumentals and Undercover Versions’ rassemble une bonne partie de leurs essais expérimentaux (publiés sur divers maxis) et démontre une fascination croissante pour la musique industrielle à la NON et un éloignement des racines purement gothiques. Rien à dire là-dessus, sauf qu’entre l’ambition et l’accomplissement, il y a parfois un gouffre. Peu à ajouter sur l’intro, collage de bidouillis radiophoniques, hurlements de loups, bruits, qui n’est pas sans rappeler certains premiers travaux de Premature Ejaculation. Viennent ensuite les six morceaux de l’album ‘The Lightning and the sun’. Instrumentaux et principalement construits sur des bandes symphoniques ralenties, accélérées, superposées, ils se profilent tout à fait dans la lignée des travaux de Boyd Rice mais avec nettement moins de doigté; il n’est jamais aisé de prendre position sur un genre reposant beaucoup sur les émotions et le feeling de l’auditeur mais pour ma part, on sent que Nicolas et Zeena n’ont pas une longue pratique en la matière. Ce n’est pas mauvais, certaines pièces dégagent même une certaine ambiance mi-relaxante mi-glauque (‘Epiphany on the Freinberg’, avec son orgue épais, ses boucles, ’No human power’ plus axé ambient indus ou un ‘Against time’ qui aurait pu servir de B.O. à un film de Kenneth Anger). Je ne puis pourtant me départir d’une arrière-pensée de facilité mais c’est assez subjectif. Suivent des compositions, toujours instrumentales, extraites du maxi ‘Bring me the head of Geraldo Rivera’. Expérimentales mais version assez soft, le duo n’use pas de sonorités saturées leur préférant des boucles sombres hypnotiques avec quelques touches de synthé. Pas mal (le trop court ‘Sauberung’ et surtout ‘Zeit der Rache’ avec ses incantations sombres efficaces) mais là encore, Radio Werewolf apparaît comme un second couteau. L’intention est pure, le résultat plaisant mais le tout tient mal la comparaison avec les grands noms du style (Rozz était meilleur à ce jeu-là quand il n’avait que 20 ans). Inutile d’être vache gratuitement, si ça manque de corps, ça reste efficace et il eût mieux valu que le groupe s’y tienne plutôt que de commettre ‘Songs for the end of the world’. Comme leur mentor Boyd Rice, le couple semble éprouver un faible pour une certaine variété américaine, c’est ainsi que Zeena nous livre une interprétation intéressante du ‘These boots are made for walking’ avec roulements martiaux en arrière-fond en accord parfait avec le titre et l’imagerie satanico-nazie du groupe. Le côté mâle Sinatra est incarné par Nicolas et sa reprise de ‘Witchcraft’ de Frank. L’instrumentation jazzy est sympa, les choeurs de Zeena maladroits (pas une grande chanteuse, celle-là) et c’est un plaisir de retrouver Mr Schreck dans un vrai rôle de chanteur comme aux débuts du groupe. L’épilogue, sans être désagréable, n’a rien d’essentiel avec ses pistes vocales nappées d’écho au milieu de couinements de violon et de sons répercutés mais il conclut rondement cette compilation. Magie sonore ? Un peu prétentieux mais cette compilation s’écoute malgré tout avec un certain plaisir. Dommage qu’elle ne dégage pas pleinement le côté malsain revendiqué par le le groupe. 3,5/6

note       Publiée le vendredi 12 mai 2017

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Twilight › vendredi 12 mai 2017 - 13:58  message privé !
avatar

Si, ça s'écrit pareil, erreur de ma part (encore que je l'aie vu mal orthographié à plusieurs reprises) mais aucun lien en effet. Zeena, de son vrai nom, LaVey ;0)

Note donnée au disque :       
nicola › vendredi 12 mai 2017 - 13:02  message privé !

On dirait qu'il n'y a aucun lien entre ces Shreck là et Marita Schreck (qui ne s'écrit pas pareil).