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Anadol › Çürüyen Yıllar

téléchargement • 8 titres • 21:09 min

  • 1Çürüyen Yıllar (Rotten Years)3:31
  • 2Donemeyenler (Those Who Can Not Turn)2:31
  • 3Niye Gittin ki Bana Gelseydin (Why Did You Go Away You Could Have Come to Me)2:31
  • 4Aylavyu Bıçak Yarası (I Love You Stabwound)2:32
  • 5Bayan Olmanın Sevinci (Pleasure of Being a Lady)2:12
  • 6Her Yerde Soyunan (The Everywhere Undresser)3:01
  • 7Hiçbir Eksiğim Yok (I Have Everything)2:26
  • 8Telefonda Şiir (Poetry Over the Telephone)2:24

informations

Album terminé en 2008 à Istanbul

http://annelaplantine.free.fr/Gozen%20Atila.php

line up

Gözen Atila (tout)

Musiciens additionnels : Erkin Gören (guitare et chant additionnel 1, 7)

chronique

  • synthpop minimale lo-fi

Anadol, c’est une ancienne marque de bagnoles turque. Ca pourrait aussi bien être un médoc. Hop, deux Anadol le soir avant de dormir, pour traiter la mélancolie. La pharmacienne du village broie ses pilules elle-même. Une recette de grand-mère. Gözen Atila aussi bricole de la musique de façon artisanale. Des vieilles boites à rythme de baloche, des synthés simplistes d’il y a trente, quarante ans, avec lesquels on faisait de la musique d’ambiance pour les restos. De la library music sans mode d’emploi. Des programmations rythmiques préétablies sur lesquelles Atila tisse avec un doigté délicat des petits airs pop synthétiques. Juste à cette limite précise entre le sinistre et l’illustratif, entre la profondeur d’atmosphères troublées et la surface lisse d’une nappe à fleurs en plastique. Comme une scène dans un vieux bistrot ringard où une radio crachoterait son ambiance orientale futuriste de pacotille, aux ridules apparentes et noisy par dessus les mélodies enfantines, tricotées par une mémé-musique au fond de l’épicerie du village. De la synth-pop-pastorale-minimaliste-anatolienne, voilà que Gözen Atila envoie ses fichiers nappés de souffles à la française Anne Laplantine, coutumière du fait micro-paysage et couturière d’étoffes sonore tout aussi humbles et ça fait un album, suffit de copier-coller le lien. La musique des outsiders peut remercier Internet, grâce à ça on peut se retrouver plongé dans une grange quelque part en campagne anatolienne où quelques menus mini-synthés font des ritournelles à demi-idiotes, à demi-fascinantes. Quand y a des cris d’animaux dehors, en écho au chant d’un folkeux dépité, on repense même au Murat des tout débuts. J’entends bien Jean-Louis, Murat étant par ailleurs un nom turc très commun. Encore plus loin la connexion, sur ces lignes analogiques de peu, c’est un manuel de Japonais qui fait lieu de paroles. Et même si il y a un truc de perdu dans la traduction, savez-vous que le Turc et le Japonais se construisent un peu pareil ? Du bal de village Auvergnat au karaoke le plus cheap d’un bled de pêcheurs de Wakayama, la route passe par l’Anatolie. Une bonne cuillerée d’Anadol et au dodo. Faites de beaux rêves.

note       Publiée le lundi 15 mai 2017

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    Y a des vidéos bricolo aussi : https://vimeo.com/7583562 (Hiçbir eksigim yok) et https://vimeo.com/2797307 (Niye gittin ki bana gelseydin), bien dans le ton.