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BaBa ZuLa › Seventeen Pieces From Three Plays Üç Oyundan Onyedi Müzik

cd | 17 titres | 41:26 min

  • 1 Babasız Kızlar Balosu [3:09]
  • 2 Korsan [2:54]
  • 3 Maduray'da Sabah [2:06]
  • 4 Erotika [3:49]
  • 5 Hıdırellez Gülleri [2:43]
  • 6 Bahar [6:06]
  • 7 Kurabiye Dansı [0:40]
  • 8 Tohum [1:38]
  • 9 Anam [3:54]
  • 10 Dini Bütün Bir Gece [1:35]
  • 11 Çiçeğin Doğuşu [1:23]
  • 12 Çöl Aslanları [2:31]
  • 13 Mutfak Kazaları [1:12]
  • 14 Kurbağa Öyküleri [1:03]
  • 15 Çöl Havası [1:44]
  • 16 Adam [1:09]
  • 17 El Filan Sallıyorum [2:54]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Murat Ertel & Levent Akman. Enregistré à Plaj Stüdyosu, Istanbul, entre Octobre 1997 et Mai 1999.

line up

Levent Akman (def, tambourin, bongos, castagnettes, percussions), Murat Ertel (saz, écho, cloches, cassettes), Emre Onel (darbuka, sampleur, percussions), Bill Macbeth (basse, sampleur, écho)

Musiciens additionnels : Brenna Maccrimmon (voix 1, 6), Selim Sesler (clarinette 6), Nora Balaban (m'bira 15), Meltem Ozsavaş (voix 4, 9), Fahreddin Aykut (batterie, boucle 4), Ralph Carney (saxophone bariton 4), Esra Bezen Bilgin (voix 9, 13), Korsan (chat 2)

chronique

Styles
folk
psychédélique
dub
musique concrète
ambient
jazz
world music
Styles personnels
bandes sonores pour théatre

BaBa Zula, le Grand Mystère, est conçu en marge de ZeN pour les besoins d’une bande-originale de film, aussi comme un retour pour Murat Ertel et Levent Akman à une musique plus turque de nature. C’est encore en collaboration avec un art visuel que le groupe sort son premier album proprement dit, en français « Dix-sept pièces pour trois pièces » dont la répétition rend mieux le ton du titre original. C’est pour accompagner « Le petit prince », de Saint Ex, « Muftak Kazaları » de Perihan Mağden et « Frog Stories » de Arnold Lobel que le duo, avec quelques fidèles de feu ZeN, se lance dans la création de morceaux dédiés à la scène théatrale. Concise, composée, la musique de la nouvelle formation continue de fouiller dans le dub, mais aussi le jazz ou la musique concrète. Un véritable labo ambulant dans lequel passent également des collaborateurs, formule qui sera celle de BaBa ZuLa tout le long du parcours, une porte ouvertes aux rencontres. Evidemment, y a le saz de Ertel et les percussions traditionnelles de Akman comme base de travail, tout ça refondu à coup de samples, de boucles, de triturages électroniques. Du folk turc contemporain, foncièrement expérimental, de la démarche au résultat, aux sonorités psychédéliques par nature, d’autant plus une fois les bidouillages en place. De ces pièces courtes ressortent forcément les morceaux les plus développés, et en premier lieu un extraordinaire « Bahar » où la clarinette rom de Selim Sesler surfe sur un beat de basse hypnotique alors que le saz électrique circule entre les sifflets d’oiseaux parmi lesquels se cache, miracle, celui, reconnaissable entre tous, de la acid-house originelle. Mais si, vous savez lequel. Et comme plus bel oiseau, la voix de Brenna MacCrimmon, collaboratrice régulière du groupe, à la sensualité sans mot. C’est déjà elle qui enchante et envoute sur « Babasız Kızlar Balosu » ouvrant l'album, morceau millésimé BaBa ZuLa semblant venu du fond des temps et pourtant parfaitement moderne, acoustique filtré par la machine, du re-folk aux vapeurs suavement psychées. D’autres voix féminines prennent par la main le spectateur, celle de la comédienne Esra Bezen Bilgin, qui collaborera plus tard avec le collectif Von Magnet, sur une chanson pour la mère calquée sur le standard « Fever ». Autre sorte de jazz, avec saxophone sexuellement libéré, le dub muqueux de « Erotika » avec les aller-retour de la tessiture mouillée de Meltem Ozsavaş. Sans doute pas pour le p’tit prince celle-là. Sur des période très courtes, ça fleurte avec l’abstraction, le bruitage. Le saz se cale sur une rythmique sur cassette, les percussions enchainent là-dessus et parfois même, un minou vient y râler. Des atmosphères sourdes et menaçantes, des pistes à l’envers pour figurer un désert où sans doute, s’est perdu le petit prince, le Küçük Prens. C’est adorable comme prononciation. Le saz de Ertel se fait pour lui magique, en scope, comme un Ry Cooder des grandes plaines d’Anatolie alors que tintillent mille clochettes comme des pétales en suspension dans l’air. L’enchantement, sur quelques secondes. BaBa ZuLa, les maitres de l’espace sonore qu’ils dilatent ou réduisent à leur bon vouloir. Un minou qui se fait lion et la danse du ventre des félins commence. Pour la pièce turque « Kitchen Accident », des objets familiers se percutent, des filets d’eau et des courant d’air font texture, c’est du concret. Un écho d’Afrique quand résonne le goutte à goutte métallique d’un m’bira, une inquiétude quand vibre une contrebasse sinistre accompagnées d’aboiements, de pas dans la nuit. Musique pour théatres, mais musique cinématique, qui ouvre des images par-delà les scènes.

note       Publiée le jeudi 8 juin 2017

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