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ZeN › Tanbul

cd | 11 titres | 51:07 min

  • 1 Arıza Oyun Havası [2:10]
  • 2 Derdimi Anla [4:51]
  • 3 Düz Gel [6:26]
  • 4 Tanbul [5:26]
  • 5 Asır Hasta [1:59]
  • 6 Yalan [2:37]
  • 7 İki Teker [1:47]
  • 8 Ben de Yalnızım [7:08]
  • 9 Baaartma Beni [2:58]
  • 10 Yavaştan Gel [1:24]
  • 11 Uzun Düş [14:21]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré à Plaj Stüdyosu, İstanbul, 1997.

line up

Levent Akman (def), Murat Ertel (saz électrique), Emre Onel (darbuka), Bill Macbeath (contrebasse, basse), Fahrettin Aykut (percussions), Merih Öztaylan (voix & percussions)

chronique

Styles
psychédélique
rock
folk
world music
Styles personnels
high as a kite

Restez tranquille. Tout va bien se passer. Enfin peut-être pas. Bienvenu sur Tanbul Airlines néanmoins. Nos pilotes Murat Ertel et Levent Akman ont déjà effectué quelques vols de reconnaissance en territoire inexploré. La température au sol est furieuse. Merci de garder vos sièges, d’attacher vos ceintures, de placer le masque à oxygène contre votre visage et d’inspirer à fond immédiatement jusqu’à sensation de vertige. Voici les consignes de sécurité. Oui, elles sont passées l’envers. C’est drôle hein ? Ne vous préoccupez pas de ces vibrations électriques en tout sens, ça va durer un moment avant d’atteindre la destination. Inspirez un bon coup. Bougez plus. Non vraiment bougez plus, Messieurs Ertel et Akman et leur équipage vont se charger de vous faire décoller. Attention. Alors ça monte tout doucement, c’est mélodieux, ça grise, le saz électrique trouve enfin un point d’équilibre, ça monte, ça monte. PNC aux portes, ouvrez les sas de secours, les zones de turbulences ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Ça y est on flotte. Ça gaze. Soyez ZeN. Juste à droite, la skyline au mille minarets turquoises. Sur notre gauche, la rive orientale et ses chaudes promenades où il fait bon s’oublier la nuit venue. Droit devant, si Allah veut bien, le paradis artificiel. Laissez-vous guider, suivez les circonvolutions du saz branché sur dix-mille volts, les darbuka et def qui publient les scansions de la transe la plus pure. Sentez comme les parfums se diffusent maintenant, nous sommes au dessus de Tanbul, c’est la voix du chef d’équipage qui vous parle, déformée par la vapeur de combustible consumée, helium-man, alien-guy, ça grattouille les neurones sous le drone. Suivez le guide, par ici la Mosquée Bleue, par là un Schtroumpf grognon et sa Schtroumpfette qui danse du ventre en faisant tourner les derniers plants d’herboristerie. Montée de fièvre ? Ça arrive, ça va faire épilepsie un court moment, faites comme si de rien n’était, comme chez le dentiste, ça vrille un chouïa et puis ça passe, ça passe les plats d’épices, ça pique et la saveur diffuse. D’où nausée. Ça va pas durer. Regardez les formes phosphéniques du saz pluggé pour vous détendre, continuez à écouter ma voix, à suivre la mienne malgré les détours constants et les trous d’airs. C’est beau comme du blues d’Orient, c’est les grands espaces au dessus des grandes plaines, c’est ample et ça bottleneck, il était une fois en Anatolie. Mais pourquoi avoir pris ce vol déjà ? Ah oui. Moi aussi, je suis bien seul. « Ben de yalnızım » comme on dit. C’est pour ça les produits, la musique, à Istanbul. La ziq à Tanbul. La tambouille qui susurre son spleen douloureux, échos solitaires et vers improvisés sur le tas. Enfin le tas, c’est vite dit, ça s’entasse pas, ça s’enquille, s’incruste les uns dans les autres, les percussions dans la grosse contrebasse élastoque, le saz qui vrille, déraille, charrie son bardas électrique en courants dérivants. Râle un bon coup, hurle et dégorge, MOI AUSSI JE SUIS SEUL !!!! Voilà, ça ira mieux. Ou pas. Ah ça distord la gueule, qu’est ce que c’est que ce mélange ? On s’écrase là non ? Vous vous moquez de moi ? Passage dans un univers parallèle. Droit devant nous, le folk tordu d’Istanbul, avec ce qu’il reste de matos utilisable. C’est à dire plus grand chose. Ça va la gorge ? Trachéite-folk. Un court instant, ça refuel. Carburant acide et la phase d’atterrissage pourra débuter. Le début de la fin en somme. Y en a pour un petit quart d’heure. Tout en douceur. Gardez le rythme. Comme des vaguelettes sur le Bosphore, ça tangue sans chavirer, ça atteint à l’inconscience sublime. Sûr, y a des chocs et des dissonances sur le trajet. Gardez le rythme. Gardez le cap. Ça va bien se passer. On arrive à destination. Comme un oasis, ça a l’air de s’éloigner au fur et à mesure, mais on arrive toujours quelque part. Sacrée asymptote psychotrope.

note       Publiée le mercredi 3 mai 2017

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Klarinetthor › dimanche 7 mai 2017 - 05:11  message privé !

hop

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cyberghost › mercredi 3 mai 2017 - 15:38  message privé !

Baaaaaaaaaartma Beniiii

Note donnée au disque :       
dariev stands › mercredi 3 mai 2017 - 15:31  message privé !
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du très grand rock psychédélique, et quel son !