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Yowie › Synchromysticism

cd | 5 titres

  • 1 Ineffable Dolphin Communion
  • 2 Mysterium Tremendum
  • 3 Absurdly Ineffective Barricade
  • 4 The Fourth Wall Will Not Protect You
  • 5 The Reason Your House Is Haunted Can Be Found On This Microfiche

line up

Christopher Trull (guitar), Jeremiah W onsewitz (guitar), Defenestrator (drums)

chronique

Styles
noise rock
Styles personnels
chaosage

Au mitan des années 2000, ma découverte de l'écurie Skin Graft (par le biais de Guts of Darkness, d'ailleurs) m'avait rendu complètement cinglé. À l'époque je subissais des révolutions musicales toutes les deux semaines, et ce qui constituait la marque de fabrique du label – ce noise rock ultra dissonant, hystérique et chaotique – entrait en plein écho avec tout ce que je recherchais dans la musique, à savoir la radicalité, l'effondrement des barrières, la folie, quelque chose de primal et d'instinctif et en même temps d'indomptable, de subversif. Imaginez un peu, découvrir quasiment dans la même semaine Dazzling Killmen, Colosamite, Zeni Geva, Flying Luttenbachers, Arab on Radar et autres. Un certain Yowie faisait partie du lot (dont je possède d'ailleurs un sept pouce avec une reprise d'ACDC dont je n'ai aucun souvenir). Un album, « Cryptoooology », frappadingue au possible, qui semblait avoir été joué sur des guitares en plastique fondue, aux cordes ramollies, sur fond de rythmiques à la Ruins. J'avais vraiment adoré. Et puis les années ont passées, et ce qui m'apparaissait comme une marque de fabrique se muait peu à peu en gimmick. Les rares nouvelles sorties du label ne m'intéressaient pas, tout se ressemblait, et à force la radicalité devenait facilité. Et il y a de ça quelques jours (semaines ?), le guitariste dudit Yowie me contacte pour me demander de chroniquer leur dernier album ! Magie des réseaux machins. À l'écoute, on constate, c'est heureux, que la radicalité s'est dégraissée, partie avec leur second album (pour le coup hyper barré, trop) visiblement conscient des impasses dans lesquelles son style s'enfonçait. Malheureusement, tout ça est devenu bien trop.. sage, et bizarrement anachronique : l'album ressemble comme deux gouttes d'eau au premier méfait de Sister Iodine, ADN 115 (excellent par ailleurs), sorti en 1994. Toujours aussi carrée et complexe, la musique de Yowie ne semble cette fois-ci aller nulle part (ce n'est pas un hasard si le groupe donne des concerts dans des magasins de musique), et à un rythme trop pépère pour maintenir l'attention. Un comble, quand l'inverse se produit et que le résultat est le même ! C'est le gros problème du rock instrumental : il faut vraiment inviter au voyage, s'appeler Aluk Todolo ou Psychic Paramount, faire fumer le cerveau de l'auditeur, que sais-je. C'est là donc le gros problème du rock de Yowie : malgré des moments inspirés, enlevés, ça ne démarre jamais vraiment, la faute à cette prévisibilité qui plane sur toute la courte longueur de l'album : tout ça est bien trop confortable pour être qualifié de noise rock.

note       Publiée le mardi 18 avril 2017

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Klarinetthor › mardi 18 avril 2017 - 18:33  message privé !

si tu passes de l'adn 115 apres ca tu risques quand meme de bien corroder la tuyauterie... C'est vrai que ca a l'air bien plan plan. du math rock assez classique, comme il en existe certainement des centaines aujourdhui.