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L.voag › The Way Out

lp vinyle • 18 titres • 33:09 min

  • House X-axis
  • 1Front Door
  • 2Hall
  • 3Kitchen
  • 4Toilet
  • 5Living Room
  • 6Bedroom
  • 7The Way Out
  • Chat Y-axis
  • 8The Lengthy Pause
  • 9Franco's Prayer
  • 10The Raw End (Of The Tits, Bum & Challenge Deal)
  • 11Boxing and Sparring (With The Third Dimension)
  • 12The Goalkeepers Fear Of The Piss-Up
  • 13Planning - Budgeting - Shopping
  • 14Helping The Police With Their Enquiries
  • 15Your Own Hair - Your Own Chance
  • 16El Cada Dia Del Genté Comun
  • 17The Tuned Knife And Fork Toned Down To A Light Lunch
  • 18The Monumental

enregistrement

Enregistré à Londres en 1979

line up

Jim Welton

remarques

La réédition vinyle Superior Viaduct contient aussi le 45-tours EP « Move » de 1979 à l’intérieur de la pochette, comprenant 4 titres et portant le tout à une durée de 38:32.

chronique

Styles
ovni inclassable
post punk
rock alternatif
Styles personnels
à-bricoler-soi-même-à-la-maison

Ouais, chic, un disque pour rester chez soi. Mais en sortir aussi, quand le soleil point le bout de son nez jaune et duveteux. Voilà ce qu’est The Way Out, étrangeté que je m’étais procuré sur la seule foi de l’extrait Toilet, sorte de Residents en plus comique aperçu au détour d’un mix génial et étrange du non-moins loufoque et brillant Felix Kubin. L’album dans son ensemble est quand même un peu inconstant, mais en même temps, qu’attendre d’un album dont la face A dédie chaque piste à une pièce différente d’une maison ? Une maison dans laquelle on serait tout petit, alors les occupants ont intérêt à être maniaques, surtout qu’on est en Angleterre dans les 70’s, autant dire que même la lunette des chiottes est recouverte de moquette écossaise bleue-lagon et vert-loch ness. Du rififi dans la Macro Zone, quoi, ce qui donne un genre de pêle-mêle volontiers décontracté et je-m’en-foutiste. Se succèdent, sans discernement ni ordre aucun : mini-tube en mode Jonathan Richman bourré (un oxymore), soit Kitchen ; un solo de basse presque jazzy et berçant, des affleurements de l’esthétique de l’époque, avec l’obligatoire passage reggae (ici en espagnol), ou encore l’avant-goût de la mode tribale-surf qui allait déferler dans les années suivantes, sur Living Room… On entend aussi l’influence qu’a pu avoir ce truc sur Nurse With Wound, par exemple dans l’interlude Franco’s Prayer, sorte de fausse pub entrecoupée de noise qui pousse encore plus loin l’art de la blague de banlieue pavillonnaire déjà esquissé par Alternative TV. On retrouve le même détournement télévisuel sur Your Own Hair, qui régurgite un slogan pour marque de bigoudis avec le flegme d’un Current 93. C’est un peu ça, L.Voag : du Throbbing Gristle ou plutôt du Psychic TV pavillonnaire, sans agressivité ni subversion, nourri aux frites cheap et aux allocs de chômage (pas encore coupés par Tatie Maggie). La pochette contient pas moins de 3 livrets en papier journal, qui une fois dépliés montrent des collages rudimentaires façon Stanley Donwood (le futur graphiste de Radiohead) période Ok Computer, avec au passage quelques références à Duchamp et à J.G. Ballard ça et là. Une certaine poésie finit par se dégager de l’ensemble, surtout avec l’assez beau 45-t, redonnant sa part à la guitare (exclue de la face B expé-foutraque), et esquissant une sorte de jangle instrumentale à la Rangers ou Cleaners From Venus ! C’est seulement là qu’on peut entendre, un peu, que le gars derrière L.Voag n’est autre que Jim Weston, qui venait alors de quitter les Homosexuals, groupe emblématique de la vague diy qui ne laissa donc pas que du rock, qu’il soit expé ou post-punk, et n’avait bien sûr pas ignoré la maxime de Genesis P-Orridge : « trois accords, c’est déjà trop. Pas besoin d’un seul accord ».
Mais à la lumière du 45-t, ce qui s’exprime là-dedans, c’est l’esprit des 60’s, le même qu’on traque aujourd’hui encore à travers la plupart des styles en –pop admirés dans l’indie (jangle, hypnagogic, dream, anorak, etc...), et qui voyait avec l’époque punk et diy éclore son incarnation la plus irrécupérable et atemporelle. Bien sûr, il y a ici un côté saccadé, abrupt et volontairement poil-à-gratter qu’on n’entend même pas chez Zappa et qui ne manque pas de sonner 1979...

note       Publiée le mardi 2 mai 2017

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