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Jim Martin › Milk and Blood

cd | 12 titres | 60:20 min

  • 1 Disco Dust [06:09]
  • 2 Fear [05:17]
  • 3 Dead [04:55]
  • 4 Loser [07:19]
  • 5 Barsoap Hair [02:56]
  • 6 Mexican Sangwich [03:47]
  • 7 Navigator [Reprise de The Pogues] [02:18]
  • 8 Around the Sun [08:04]
  • 9 Special Tea [07:32]
  • 10 Fatso's World [05:22]
  • 11 Surprise! You're Dead [Reprise de Faith No More] [02:37]
  • 12 Hunter Shepherd [03:48]

enregistrement

Produit par Jim Martin. Enregistré par Jim Martin, Brent Weeks, Raymond Anthony au Fatso's Love Farm entre aout 1996 et février 1997. Masterisé par Paul Stubblebine

line up

Jim Martin (voix, guitare), Joe Cabral (batterie), Brent Weeks (basse)

Musiciens additionnels : James Hetfield (choeurs)

chronique

Souvenez-vous. Faith no More vend des milliards d’albums. Ils sortent Angel Dust, ça cartonne, ils jouent dans des stades ; mais en interne ça n’a pas l’air de bien se passer et il leur faudra deux autres albums pour crever afin que chacun puisse enfin vaquer à ses occupations… avant tout cela même, le premier à se faire virer c’est Jim Martin, le guitariste, qui déjà, de loin, ne semble pas très très stable. Non ? Son surnom c’est « Big Sick Ugly Jim » ! Enfin.... je me souviens vaguement que les autres l’avaient jeté parce que, officiellement, c’était un gros branleur. Suivront des remplacements avant le split quasi final, enfin avant cette réunification récente, sans Jim Martin, nous pondant ce « Sol Invictus » que je n’écoute malheureusement jamais. Là on parle du gars qui se fait jeter, on remonte donc le temps, on se trouve au milieu des années 1990, il monte ce groupe, lequel s’appellera The Behemoth, pour ensuite changer de nom parce que déjà pris par les polonais que vous connaissez. Et il nous refourgue cet album, et je crois bien que c’est à peu près tout ce qu’il a fait depuis au niveau musical ! Il faut que je vérifie mais, je crois que… non, rien, à part des apparitions de ci de là chez les autres. Pété de thunes à rien foutre : le rêve. Est-ce que ça s’entend ici ? Ben, un petit peu. Si vous aimez la guitare dans Faith No More vous allez quand même être servi ; plein de plans vont être refourgués sur cet album, que ce soit les riffs un peu thrash, des moments très Metallica type Black Album : les gars semblent proches, Newsted et Hetfield se retrouvent dans les crédits, le Jim s’est pointé plusieurs fois sur scène avec eux, il aurait été vieux poto de lycée avec le Cliff, etc. Vous retrouverez aussi les petits arpèges en clair, les solos déglingués et fougueux à la fois qui montrent que le gars avait sa propre patte et qu'il reste malgré tout un guitariste particulier, ayant du style, entre thrash / heavy et rock triste. Les morceaux oscilleront donc entre du Faith No More sans claviers inspirés et du Faith No More sans grosse basse qui claque, avec notre Jim qui n’a pas une énorme voix, lyrico-métalliciste parfois, couinant et rouillé le reste du temps. Les autres membres de cette troupe semblent tenir un rôle anecdotique, la batterie est bateau, les constructions des chansons aussi, rien à voir avec les bizarreries qu’on écoutait dans la discographie de son ancien groupe, et peu de surprises au programme à part l’irlanderie type chant de docker « Navigator » (reprise des Pogues), laquelle introduira peu ou prou la deuxième moitié de ce long album, mi-temps qui semble produite de gré ou de force malgré la panne de tout. On devra donc subir des doses de sécheresse et de pauvreté dans l’inspiration avec le squelettique, kitsch et interminable « Around The Sun », qui introduira un autre morceau en roue libre total ennui paresse (Special Tea), et là le temps tire la langue quand on se tamponne « Fatso’s World », un autre morceau très étiré, répétitif et un peu chiant parce que mou, parce que très entendu, très monolithique et très plat… mais on a lu la tracklist avant. On sait qu’il y a la réinterprétation du « Surprise, You’re Dead » à la fin. Alors ? Ben... celle-ci devient d’un coup plus maigre, rachitique, thrash mais aussi plate et inexpressive comme la voix du Martin, lasse, blasée, aucun punch, rien. Pfiou ! Très peu de funk donc, très peu de groove, ce qui confirme que cet aspect n’était pas emmené par le barbu aux coupes de cheveux dantesques dans Faith No More ; mais le mec garde quand même cette bizarrerie dans les solos qui fait que je le range un peu dans le même tiroir qu’un autre grand étrange, alias J Mascis, le genre de guitariste qui vous retourne la tête à coups de notes que vous pensiez simplistes mais en fait non, que vous sentiez FM, mais en fait pas seulement, que vous ressentez hard rock, mais aussi noise, folk, onirisme, death metal, branlette de manchisme tout ça. L’album passe donc moyen bien, le Jim ne s’est quand même pas entouré d’énormes flèches : c’est bien son album à lui, et des fois, il n’y se passe pas grand chose, quand la guitare se tait un peu ça coule, ça roupille tranquillement, avec plusieurs fautes de goût et quelques gros riffs metawl vraiment pas sortis de l’imaginaire le plus fertile répétés ad siestam… Un album one shot, avant une finale disparition de toutes les ondes. Depuis, je me l’imagine filant doucement le cours de la vie sur une île caribéenne, les poches pleines de petits billets ; ou bien pire encore ! A faire pousser des légumes dans une vallée californienne par exemple ?

note       Publiée le dimanche 9 avril 2017

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Rastignac › dimanche 9 avril 2017 - 18:08  message privé !
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Drôle de gars le Jim !

En PS, histoire de rendre justice à sa carrière, pour pallier mes manquements biographiques dans cette chronique, je vous invite à lire ses propres précisions sur la fin de Faith No More et caetera, dites par lui, auprès des fans, des années après :

http://loudwire.com/ex-faith-no-more-guitarist-jim-martin-breaks-decade-long-silence-to-answer-fan-questions/

Note donnée au disque :       
(N°6) › dimanche 9 avril 2017 - 17:48  message privé !
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FNM sans la (ou même les, vu que j'aime bien Capitaine LeChuck) voix ni les claviers ni la basse funk, ça donne moyen envie, c'est sûr. Ah, la conclusion mignonne !