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Hijokaidan x Jun Togawa › Togawa Kaidan

cd • 11 titres • 40:29 min

  • 1戸川階段のテーマ4:13
  • 2好き好き大好き ~New Mix~3:41
  • 3God Hand Jojo3:04
  • 4ヴィールス3:48
  • 5Mikawa the Mikawa3:06
  • 6いじめ1:46
  • 7Junko to Junko2:03
  • 8ヒステリヤ3:32
  • 9Noise Brothers3:14
  • 10肉屋のように3:55
  • 11続・戸川階段のテーマ8:02

enregistrement

Enregistré en concert les 13, 24 et 25 octobre 2015 au Japon.

line up

Hijokaidan (arrangements), Jojo Hiroshige (guitare électrique), Toshiji Mikawa (effets électroniques), Jun Togawa (voix), Koichi Nakaya (programmation)

Musiciens additionnels : Junko Hiroshige (voix)

remarques

La luxueuse réédition LP chez Alegori (2017) propose 3 pistes bonus dont deux inédits.

chronique

Styles
hardcore
noise
pop
Styles personnels
perversion idolesque

Rencontre au sommet chez nos distants voisins nippons ! Pour la première fois, la déesse de l’art-pop Jun Togawa rencontre l’abrasif Jojo Hiroshige, chassant les nuages d’une sinistrose ambiante par une attaque sonique en double fourche à la promesse claire : faire fondre d’incrédulité vos usines à cérumen. Projet défracté, complètement à l’est, Togawa Kaidan est une incitation roborative à tenir l’apnée dans les univers confondus des deux iconoclastes aguerris ; un voyage surréaliste à défoncer la margelle de votre acception pop-rock. Fleur toxique issue du germe hybride des groupes new wave Halmens, Guernica ou Yapoos, la chanteuse excentrique est de retour et vient éclater en bourgeons au contact du fondateur culte d’Hijokaidan. Hiroshige poursuit son virage pop-idol ad absurdum (Hatsune Kaidan et compagnie) en fomentant un autre projet imparable, terrible à en sucer ses dents, au sein duquel il ouvre les vannes de noise comme on déploie un arsenal de guerre à l’assaut d’un énième coup de feu discographique. Le monstrueux duo formé par ces deux icônes de la contre-culture japonaise vient diluer la musique pop avec une solution cacophonique proche du délire. Cet album détonnant sonne comme une libellule prise au piège dans l’escalier de secours d’un bâtiment en proie aux flammes, tâchant de survivre entre des lambeaux de guitare et des gravats de bruits fulgurants. Une piste sur deux, la voix de Jun tente d’apaiser le hideux maelström créé par la main du dieu Jojo, ses petits cris venant s’écraser contre un massif mur atonal le temps que Junko vienne en guest à la rescousse. Cette revisite hallucinée vient asséner en quinconce de grands coups de démence aux vieux tubes de l’ex-actrice ("Suki Suki Dai Suki" en tête) pour souligner de manière absolue l’interconnexion qu’entretient le papa d’Ultra Bide avec les chanteuses de talent de sa génération – comme Yoshiko Sai en 2008. Jusqu'à la lie. La demi-mesure, c'est pour les cochons. "Les bruits sont des chansons, les chansons des bruits" : les gars, vous êtes prévenus.

note       Publiée le dimanche 2 avril 2017

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Note moyenne        1 vote

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DukeOfPrunes › jeudi 7 décembre 2017 - 08:46  message privé !
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Et ça l'est !

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Cinabre › lundi 4 décembre 2017 - 08:55  message privé !

Mais ça a l'air marrant ce truc!

DukeOfPrunes › vendredi 7 avril 2017 - 09:25  message privé !
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Haha oui maintenant tout devient hype, surtout en provenance du Japon : les Rallizes sur un tee-shirt de Lady Gaga, Midori Takada et son "chef-d’œuvre éternel" selon des sources contradictoires, Keiji Haino chez Redbull... Il va falloir creuser dans le folk-zolo improvisé maintenant pour rester la tête plantée dans l'underground :)

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Jesuis › jeudi 6 avril 2017 - 19:48  message privé !

J'ai beaucoup aimé l'album de reprises de togawa avec Vampillia ! Depuis que guts fait des chroniques de Jun Togawa c'est devenu hype ¨^^

DukeOfPrunes › lundi 3 avril 2017 - 15:00  message privé !
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Bien d'accord, les gros pains d'Hiroshige rebondissent complètement sur le côté ultra-lisse et tout-venant de la J-pop de Bis Kaidan, en faisant sonner ça creux. Par contre, mentalement, c'est un peu la suite logique poussée à l'extrême d'un album comme White Light/White Heat. Et sur Hatsune Kaidan ce n'est pas inintéressant. Bon, je voulais écrire une chronique sur ce projet-là, mais je viens de cramer une bastos en comm.

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