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Eternal Champion › The Armor of Ire

cd | 8 titres | 34:18 min

  • 1 I Am the Hammer [05:15]
  • 2 The Armor of Ire [04:55]
  • 3 The Last King of Pictdom [04:13]
  • 4 Blood Ice [02:03]
  • 5 The Cold Sword [04:03]
  • 6 Invoker [04:31]
  • 7 Sing a Last Song of Valdese [06:04]
  • 8 Shade Gate [03:14]

line up

Arthur Rizk (batterie, basse, claviers, chant, guitares lead), Jason Tarpey (chant), Carlos Llanas (guitares), Blake Ibanez (guitares), Nujon Powers (guitares)

chronique

Ce petit monde du heavy épique me fascine. Mon côté fifille sans doute. C'est vraiment trop trognon. Imaginer ce noyau dur de die-hard fans en veste à patches, tels que je me les visualise, fidèles de génération en génération, en mode vade retro métal extrême, mignons et passionnés en bons avatars de Diego Luna à sa confirmation, et à genoux devant le style le plus ringard de l'histoire comme un gamin devant un spectacle de magie. Mais oui ! Le sous-style de metal le plus has-been et déprimant de la planète est, paradoxalement, de très loin le plus indémodable, irremplaçable et universel qui soit. Voilà. Et tu auras beau me dire que Manilla Road te donnaient déjà le cafard il y a trente ans, que Cirith Ungol n'ont jamais été bon qu'à t'aider à surmonter tes chagrins d'amours non réciproques, la seule constatation que j'en tire moi, c'est que le heavy épique a toujours été là. Pour toi. Pour tous. Et même pour elle, ton amour échoué, qui ne t'a jamais compris. Le heavy épique est ÉTERNEL fiston. C'est ce qu'on gravera sur sa tombe, complétée d'une épée à deux mains plantée dans le marbre, le jour où la terre ne sera plus qu'un amoncellement de cailloux noircis et de torrents de lave bouillonnante, où les dragons auront retrouvé leur statut d'espèce intelligente supérieure, et où le soleil ira disparaître pour la toute dernière fois dans son crépuscule funèbre. Eternal Champion, nommé évidemment d'après le Champion éternel de Michael Moorcock (sorte de Doctor Who pour les hommes), est la parfaite essence du monde parallèle dans lequel toutes ces merveilles d'ensembles prennent existence. Fondé par une ribambelle de paumés qui se sont découvert une passion commune pour le heavy le jour où le hasard les a fait se pointer à la répète de leur énième groupe de thrash/crossover texan avec le même t-shirt ADX acheté d'occasion chez le disquaire-brocanteur du coin, mené par Jason Tarpey, sorte de Sylvain Durif version paladin et avec un nom encore plus rigolo, le groupe Eternal Champion conte en toute excellence cette collection chroniques en peaux de bêtes, à la ferraille et à la tourbe. Riffs d'antan remis au goût du jour, chant clinquant dans la brise et contre le vent, solos timides et touchants, rien ne manque au tableau pour un exercice de style exécuté avec l'application respectueuse d'un enfant devant son premier château fort en Lego. Manque sans doute d'un poil de charisme. Ou peut-être de digérer encore un peu son côté geek parfois à limite du casque VR. Mais on leur pardonne. On a déjà vu bien pire.

note       Publiée le mardi 14 mars 2017

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Chris › mercredi 15 mars 2017 - 10:04  message privé !
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