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Carcass › Surgical Steel

cd | 11 titres | 47:06 min

  • 1 1985 [01:15]
  • 2 Thrasher's Abattoir [01:50]
  • 3 Cadaver Pouch Conveyor System [04:02]
  • 4 A Congealed Clot of Blood [04:14]
  • 5 The Master Butcher's Apron [04:01]
  • 6 Noncompliance to ASTM F899-12 Standard [06:07]
  • 7 The Granulating Dark Satanic Mills [04:10]
  • 8 Unfit for Human Consumption [04:25]
  • 9 316L Grade Surgical Steel [05:20]
  • 10 Captive Bolt Pistol [03:17]
  • 11 Mount of Execution [08:25]

enregistrement

Produit par Colin Richardson. Mixé et masterisé par Andy Sneap. Enregistré par Carl Brown au Chapel Studio, Lindcolnshire, et au Treehouse Studio, Derbyshire. Préproduction additionnelle, mix et masterisation finale au Backstage Studio, Derbyshire.

line up

Bill Steer (guitare, voix additionnelle), Jeff Walker (basse, voix), Dan Wilding (batterie).

Musiciens additionnels : Ken Owen (choeurs), Chris Gardner (choeurs).

remarques

Sorti en une multitude d'autres formats. A noter une édition "complète" avec cinq pistes bonus constituant l'EP "Surgical Remission / Surplus Steel" sorti en 2014. Illustration par Jeff Walker.

chronique

Cela fait des mois que je veux écrire sur ce disque, des années maintenant ! Depuis sa sortie. Parce que sa publication fut pour moi synonyme de méfiance face à la qualité de ce que peut produire un groupe réanimé presque 20 ans après son arrêt cardiaque… et évidemment, ça touche plus quand c’est un groupe de musique qui a marqué la vie sonore d’un auditeur moyen comme Bibi. Des visuels bizarres à la violence repoussante ayant fait date et école (Reek of Putrefaction et Symphonies of Sickness), d'autres grotesques (Necroticism), ou euh… (Heartwork, Swansong), de la musique allant du dégueulasse au classe tout en restant d’une brutalité pas possible, des guitares ciselées à la scie sauteuse, une musique qui a tellement marqué le death metal et le grindcore… si vous ne connaissez pas le groupe, j’invite donc fortement à remonter le temps avec les chroniques ci-contre afin de lire et écouter l’évolution de mecs sortis du creuset punk rapido de Birmingham, partis de revendications radicales, qu'elles soient sonores (vive le sale, vive la rapidité, vive les grognements, les blast-beats et la guitare électrique) mais aussi conceptuelles : homme = tas de viande, à partir de là, développez, vous avez trois heures ! Bien, ceci étant dit, on repart donc de ce que Pokemonslaughter écrivait en 2002 sur le dernier album un peu bof du groupe :  « Il ne nous reste plus qu'à espérer une reformation pour retrouver à nouveau la magie qui parsème l'ensemble des albums de ce groupe… » . Est-ce le cas ? En un mot : bwoaf. Le disque est porté clairement par la guitare de Bill Steer, donc il y aura du riffs et des arpèges très véloces et gracieux, le tout sera très clairement teinté du talent mélodique du guitariste qui parsèmera d’une foultitude de notes et gros riffs des morceaux un peu… communs si l’on enlève cette couche de gras, malgré une qualité de lyriciste du Walker qui sera encore une fois croustillante à lire : réflexions politiques, sur le death metal, sur l'humanité et son histoire... Il y a certes des moments très épiques (l'intro de 1985 ou le refrain de Unfit for Human Consumption peut-être, en tête ?), grâce à cette guitare quand tout s’accélère, quand le break est bien emmené, et la production mastoc en fout plein la gueule quand on augmente le volume comme il faut, mais sinon… je comprends un peu mieux pourquoi je ne me l’écoute pas des masses, et pourquoi j’ai eu du mal à écrire dessus, c’est parce que… je n’ai pas grand chose à dire sur quelque chose qui ne dégage pas grand chose… oui Jeff Walker a encore une belle voix d’ogre, les morceaux sont enlevés, ça ressemble à du Carcass tout craché type Heartworkien, mais c’est d’une efficacité et d’un lisse que la pochette va bien illustrer : les outils sont bien rangés, et en plus ça fait une figure qu’on peut limite accrocher dans son salon tellement c'est harmonieux tout ce métawl posé en cercle... Ce dernier disque est donc joli, ce qui, quand on parle de Carcass n’est pas forcément un grand compliment… il n’y a pas grand chose de remuant pour l’amateur de death grind en moi, et rien du tout pour l'amateur de grind gore - faut oublier tout de suite ! Les bons points vont vers l’esprit bien épique qui peuvent sortir de certaines séquences, encore une fois d’accélérations bien senties, et bien soutenues par des cavalcades de guitare bien heavy. Propre et pro, très rock finalement, parfois même bien groovy, mais un peu pâle et profilé, avec des plans rythmiques qui sautent aux oreilles tellement ils sont répétés ou empruntés à leur carrière ou à celle d'autres emblématiques du death, thrash ou heavy metal, Surgical Steel me semble surtout ne tenir que sur les épaules voutées d’un Bill Steer qui nous a sorti le grand jeu, et c’est vrai qu’il balance sec - va falloir échauffer les poignets pour essayer de reprendre du Carcass deux point zéro ! Resté finalement un peu déçu face à ce retour - je ne juge pas des concerts, je n’en ai pas vu un seul lors de leur dernière méga tournée mondiale - je passe vite devant cette musique pas très perturbante et qui ne semble pas, en fait, ajouter grand chose à la carrière d’un groupe qui peut-être aurait pu ne pas splitter et nous sortir ce Surgical Steel en 1997…

note       Publiée le lundi 13 mars 2017

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Dane › mercredi 15 mars 2017 - 08:10  message privé !

Il y a un temps pour tout. La période du death est de 85 à 95 comme il y a une période pour le punk, la cold wave, le goth etc... Vous pourrez toujours trouver et me citer de bons albums sortis après mais sérieusement, faut avouer que ce n'est plus pareil. Les groupes peuvent envoyer du lourd, avoir un super son mais ça reste anachronique. Ils ont vieilli et nous aussi. Je l'ai acheté et revendu parce que finalement quand je veux m'envoyer un bon Carcass, ce n'est pas celui là que je vais sortir. Ça peut toujours faire plaisir de les voir en live mais on attendra surtout les classiques du groupe.

Dead26 › lundi 13 mars 2017 - 17:47  message privé !

Carcass new generation agrémenté à la sauce Dark Tranquility. Cet album il s'écoute d'une oreille distraite mais c'est tout. Après il est clair que Bill Steer c'est loin d'être un manchot.

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yog sothoth › lundi 13 mars 2017 - 16:56  message privé !
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oh... un peu plus enthousiaste que la chro et un peu moins convaincu que Nanard, je trouve que l'album fait une suite correcte à Heartwork. Et sur scène, malgré le plaisir d'entendre les morceaux du sus-nommé album...... j'ai trouvé Walker insupportable (à sa décharge, il n'est pas facile de passer après Napalm Death en mode tranquillou et Obituary en mode énervé).

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Bernard › lundi 13 mars 2017 - 16:25  message privé !

Un des meilleurs albums de reformation d'un groupe de metal. En tout cas bien au-dessus de ce que j'en attendais. Et les nouveaux morceaux s’intègrent parfaitement dans leur set-list. Je recommande de les voir en live, je les ai vus 3 fois récemment et à chaque fois ce fut une grosse claque.

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