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Weingarten & Charlton › Where there is Light

cd | 8 titres | 42:45 min

  • 1 Attunement [ 5:29]
  • 2 Where There is Light [ 5:04]
  • 3 Refuge [ 3:54]
  • 4 5 AM [ 7:41]
  • 5 Space Race [ 4:45]
  • 6 Comfort in Silence [ 5:16]
  • 7 September Coming [ 6:13]
  • 8 Arabow [ 4:18]

line up

Catherine Marie Charlton (Piano) Carl Weingarten (Guitare, clavier et effets électroniques)

remarques

On peut avoir des informations supplémentaires sur cet album, de même qu'entendre des extraits, en visitant le lien Bandcamp suivant: https://ambientelectronic.bandcamp.com/album/where-there-is-light

chronique

Styles
ambient
musique électronique
Styles personnels
musique pour pique-nique dans un cimetiè

Il était une fois une guitare, une très belle guitare, et un piano, un piano très nostalgique, qui ont décidé de braver les étiquettes afin d’unir leurs contrastes dans un étonnant duel musical. “Where there is Light” est la dernière audace de Spotted Peccary. Audace parce que le légendaire label américain sort des sentiers battus avec un album qui défie les frontières d’un genre de musique avec une approche plus classique qui lutte pour offrir ses courtes mélodies dans les ombres écarlates d’une guitare et de ses effets électroniques. Catherine Marie Charlton protège ici jalousement ses notes méditatives et ses courtes mélodies habilement éparpillées qu’elle fait miroiter sur son Steinway des morsures d’une guitare slide très intuitive. Carl Weingarten quant à lui fait flotter ses ombres et ses nappes sibyllines avec une tendresse habillée de noir avec une guitare slide aussi incisive que celle de Steve Howe. Les deux artistes joignent ainsi leurs pensées fondues en musique dans un album tellement méditatif qu’il nous fait oublier le temps. Ce rendez-vous intrigant débute avec une note de piano sombre dont la chute provoque un grand rayon de réverbérations afin d’accueillir d’autres notes plus fines qui tombent comme des grains sur les méditations d’une ombre qui persiste avec un lent mouvement morphique. Catherine Marie Charlton fait fi de cet ombre et jette des larmes de son Steinway qui tintent comme des perles de solitude alors que Carl Weingarten persiste à faire traîner une onde de guitare qui sonne comme celle d’un synthé. S’ensuit un étonnant ballet flottant hyper mélancolique où le piano et ses accords clair-obscur devient le compagnon de route d’une slide guitare et ses pleurs qui triturent notre âme. "Attunement" jette les canevas d’un très bel album qui personne n’attendait à cause de cet improbable duel piano/guitare. La pièce-titre est la première boule d’émotivité qui orne les paramètres de “Where there is Light”. Tendre, le piano étale un lit de perles méditatives avec une mélodie nostalgique qui égrène ses accords sur les pensées d’une six-cordes acoustiques et les gémissements d’une guitare slide toujours aussi vampirique. La ligne de basse qui rampe comme un fauve à l’affut fait très Patrick O’Hearn. "Refuge" met plus en évidence la guitare de Carl Weingarten sur une musique qui torture ses ambiances à mesure que les secondes passent. Carl Weingarten tisse de beaux solos de guitare électrique, ainsi que ces nappes intrusives qui sillonnent les 43 minutes de “Where there is Light”, alors que le piano est tantôt doux et tantôt colérique. "5 AM" met plus en évidence le piano très méditatif de Catherine Marie Charlton. Les notes sont pesantes et reflètent ce sentiment d’impuissance qui ronge la colère des insomniaques. Plus discrète, la guitare lance des ondes qui traînent comme des vapeur d’éther et organise un festival de boucles éthérées qui semblent rouler pour l’infini. Après ces presque 8 minutes de méditation nocturne, "Space Race" agit comme un électrochoc. La guitare injecte une série de boucles haletantes qui courent nerveusement en arrière-plan alors que le piano, totalement déconnecté de ce décor de course, élabore un plan pour rester dans sa pochette de nostalgie contemplative. Très active, la guitare alimente ses boucles, qui sont tantôt passives et à d’autres moments plus agressives, tout en laissant vagabonder des larmes flottantes ou des longs wah-wah agonisants. "Comfort in Silence" nous ramène dans ces décors ambiants de “Where there is Light” avec un paisible duel piano/guitare. Tantôt tranquille et tantôt dramatique, la musique coule comme une eau de source dans une planète non loin de notre imagination. "September Coming" offre une structure aussi lente que celle de "5 AM". Sauf qu’ici c’est la slide guitare qui hurle comme celle de Steve Howe dans le pré Soon de Gates of Délirium. Une slide guitare qui offre une structure plus Jazz et Lounge dans "Arabow". Un autre titre pour rêver sans vouloir dormir qui clôture l’une des plus intéressantes découvertes cette année. Et si l’on a seulement un album de musique d’ambiances méditatives à s’offrir en 2016, mettez vos sous sur cet étonnant et fascinant album de Weingarten & Charlton; “Where there is Light”.

note       Publiée le dimanche 12 mars 2017

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