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Power Trip › Nightmare Logic

cd • 8 titres • 32:48 min

  • 1Soul Sacrifice04:12
  • 2Executioner's Tax (Swing of the Axe)03:46
  • 3Firing Squad03:19
  • 4Nightmare Logic04:23
  • 5Waiting Around to Die04:24
  • 6Ruination03:11
  • 7If Not Us Then Who04:11
  • 8Crucifixation05:22

extraits vidéo

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enregistrement

Guitare enregistrée par Blake Ibanez. Batterie enregistrée par Chris Ulsh.

line up

Chris Whetzel (basse), Chris Ulsh (batterie), Blake "Rossover" Ibanez (guitare), Nick Stewart (guitare), Riley Gale (voix).

remarques

Sorti en cd, vinyle, téléchargement sur bandcamp. Illustration par Paolo Girardi.

chronique

Styles
hardcore
metalcore
metal extrême
thrash metal
Styles personnels
crossover bien corsé sans sucre stp

Power Trip est un groupe dont j’ai beaucoup vu le nom tourner et je les ai même vus, de loin, tel un Alain du Hellfest mais à la téloche, mais je n’avais semble-t-il rien compris, ou bien j’étais trop bourré. Quoi qu’il en soit, il me fallait remettre une esgourde attentive sur cette musique car la première pression d’oreille sur leur premier opus sorti il y a déjà quatre ans ne m’avait pas trop trop débouché le conduit... parce que ronronnant dans ma mémoire, pas très persistant dans la zone de plaisir, et y a quoi à la télé ce soir ? Et donc, vu que ce groupe de thrash me semblait déjà partager avec, par exemple, Suicidal, le talent à transformer la musique en coach sportif pour soulever de la fonte et lever les genoux bien haut tout en secouant la tête, je me dis que je pourrais m’y atteler et, qui sait ? Ça passerait mieux ? Donc je chopai les haltères et c’est parti pour une séance d’une demi-heure. Dès les premières minutes la métronomie toute thrash mid tempo exprimée par cette voix très hardcore et ces guitares sèches comme des coups de trique, ce rythme me permet de caler le souffle, pour me préparer à la première mosh part. Et là je balance les haltères, je déchire le T-shirt et je me mets à tourner en rond autour de mon chien Doudou qui n’en demandait pas tant ! « Bowouaf ? » me dit-il ?! Essoufflé, enivré par les solos Hannemanien bien gaulés, type Heineken en intraveineuse je me sors les doigts, je relevai la tête et déboulai dans l’escalier en surfant sur une planche de bibliothèque Billy qui traînait là depuis le dernier déménagement. « Let’s skate, gros con » ! Que je gueule au portrait du Hiérarque qui trône au-dessus de la cheminée. La sueur commence à bien imprégner les muscles, mon ventre palpite et je regarde le foyer, après avoir atterri tel un goéland sur les tomettes. Je m’assois, les genoux à terre. Au bout d’un moment, dans le creux des flammes, je peux distinguer des paysages et visages bien familiers, ceux qui furent décimés par les MacMartingal il y a déjà deux siècles, car, ça vous ne le saviez pas, mais j’ai 450 ans et je suis vénère. Les voilà, les familles, décapitées, souillées, gisantes dans le sang de leurs corps martyrisés par les escadrons de la mort aéroportés, les sinistres « FTG-GC 9000 » cybercommandés par le Capitaine Fraks. Evidemment, je ne pouvais plus rien y faire, et je me rendis donc dans cet espace intérieur que je ne montre à personne et que personne ne connait, et je me remémorai les nombreuses batailles pour la survie de mon intégrité et celle de mes proches, retracées par ces cicatrices cachant chacune une histoire pleine des larmes, de tripes remuées et d’amertume, de haine, de rage et de rancune. Plusieurs minutes à ce rythme ne m’empêchèrent pas de me relever, de serrer les poings une dernière fois après cette brève méditation, prendre une douche, me vêtir du costume couleur taupe que ma copine aime bien et de me diriger vers le bureau. Là-bas, je suis Gontrand, mais on m’appelle GonGon. Je suis assez dynamique selon mon dernier entretien professionnel et faut dire que je m'implique à fond dans tous les projets mais aussi dans les moments conviviaux où l'on sent qu'une synergie est à l'oeuvre et que l'équipe se la donne. Je descends à la machine à café vers 10 heures et vers 15h30. Là, je peux discuter du foot, du temps qu’il fait, de mes activités le weekend dernier ou le weekend prochain. Et quand, parfois, les conversations me font décrocher, je me perds dans le fond de mon café long sucré juste un peu, le tourbillon suscité par la touillette se transformant subtilement en un vortex de larmes et de lames, de canons et de deuils, de chagrins et de combats sans fin contre l’ennemi. Et là, il y a comme une étincelle qui revit faiblement, le temps d’un battement de cil, et je soupire.

note       Publiée le lundi 27 février 2017

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Note moyenne        6 votes

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Aplecraf › mercredi 26 août 2020 - 18:51 Envoyez un message privé àAplecraf

Quel dommage. une grosse perte pour la scène trash/hardcore moderne ricaine, ayant l'habitude de lire des webzines ricains j'ai lu à quel point il a fait bougé sa scène locale et aidé pleins de groupe notamment niveau prod'...

microbe666 › mercredi 26 août 2020 - 10:28 Envoyez un message privé àmicrobe666

Décès du chanteur, Riley Gale, à 34 ans.

dimegoat › lundi 9 mars 2020 - 10:45 Envoyez un message privé àdimegoat

C'est quand même cool d'avoir de jeunes groupes de cette trempe, de l'excellent thrash/hardcore qui mérite sa hype. Je me les ferais bien en live, ceux-là !

Klarinetthor › mardi 28 février 2017 - 19:16 Envoyez un message privé àKlarinetthor

Ca vend de la violence puis ca la ventile.

Note donnée au disque :       
yog sothoth › mardi 28 février 2017 - 11:32 Envoyez un message privé àyog sothoth
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Je préfère les artworks de ce type à la période "2 triangles, un trait, un soleil entouré par un serpent, c'est ésotérique tu vois" d'avant.