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The Puritan › Lithium Gates

cd | 11 titres | 67:42 min

  • 1 Opposite the Fireplace - The Wall of Shotguns [03:11]
  • 2 The Stars Above Us Are All Evil [09:11]
  • 3 The Sulphur-Coloured Clouds Are Hurrying Through the Lithium Gates [04:33]
  • 4 The Sepulchral God Holding a Speech for the Moribund [10:42]
  • 5 Those Who Sow in Tears Shall Reap in Joy [07:39]
  • 6 The Breathing Room [02:03]
  • 7 It Is Your Own Decision to Respect Life [08:32]
  • 8 Why Did You Say That Summer Was Dying? [05:25]
  • 9 We Have to Be Awake When They Come [01:48]
  • 10 The Touch of Kindness Knows No Kingdom [05:09]
  • 11 The Blue and Purple Lesson in Love [09:29]

enregistrement

Compilation des deux EPs de The Puritan. Pistes 1 à 5 : extraites de "The Puritan" (2006). Pistes 6 à 11 : extraites de "The Black Law" (2008).

line up

Sami Hynninen (basse, voix), Erkki Virta (batterie), Marko Välimäki (guitare).

chronique

Styles
metal extrême
doom metal
drone
Styles personnels
give me the pill

Je me souviens d’un matin. Je me lève, je suis entouré de gens qui ont passé la soirée avec moi, la nuit fut longue, on se ramasse difficilement. C’est ce genre de soirée où l’on sent qu’on n’est pas forcément au bon endroit, mépris de classe au menu, idiotie légère des attroupements de catégories socio-professionnelles, ennui des bavardages, sous-entendus lourds de sens et de stupidité crasse... Je fais le tour avec mes yeux fatigués, et je me dis « tiens je vais m’écouter un petit Pharaoh Overlord histoire de me réveiller en douceur ». Ça tombait bien, j’avais le cd sur moi, qui avait dû tomber de ma voiture dans ma poche. Dans le matin tout ensuqué par cette torpeur du bouchonois du sud je me dis que la musique me sauvera d’une descente abominablement lente, je suis loin de chez moi, je suis fatigué, entouré de personnes mi-hostiles. Et là, je me pose en écoutant la transe mi-molle de cette musique un tantinet neurasthénique et un mec débarque, puis, du haut de son ratelier de girafe hostile me balance « oué bon, on va écouter de la bonne musique maintenant steuplait ? ». Tiens, prend ça dans ta gueule. Bon, à l’époque j’étais moins chiant, donc je ne me suis pas battu en insultant sa mère tout en enlevant une par une les dents de ce malotru décérébré, hautain, péteux, et cuistre en plus d'être d'une laideur incommensurable. Tout ça pour dire que, tel un début d’épisode des Simpsons, je voulais juste exposer la problématique de la réception de la musique, d'autant plus des musiques qu'on qualifierait "d'extrême", juste parce que, euh... elles ne ressemblent pas à "Love Me Do" de "The Beatles". On sait, enfin, je sais, vous, je sais pas, bref, on sait qu’un chef d’oeuvre, normalement, ça se case partout en tous temps, c’est comme le racisme ou les champignons, ça pousse partout non ? Ben y a d’autres musiques, dont les musiques répétitives qui ne pourront peut-être jamais devenir chef d’oeuvre si on l’entend de cette manière bien restrictive. The Puritan, comme leurs compatriotes Pharaoh Overlord (au moins ceux du numéro 3), c’est exactement le truc, je le mets le lendemain d’une cuite et un gars va quémander de la « bonne musique » parce que ça, c’est de la merde, il va exiger, je sais pas... du Stevie Wonder ? Du Saint-Germain ? Enfin, je mettais dans ma tête ce groupe car ces Finlandais me faisait penser direct à ça, cette torpeur mi dure, qui va très bien avec une activité type rangement de lettres en ordres alphabétiques, ou rangement de chiffres par ordre décroissant, quand on arrive à choper cette espèce de constante, quand on chope le niveau que les gars expriment, ce liseré de la mer, la ligne. Le doom drone, c'est un peu Ingres, alors que le sludge c'est plutôt Delacroix tu vois ? Non ? Toujours est-il qui si on ne la chope pas la ligne, et ça m'est arrivé avec cette compilation complète des travaux de The Puritan, on va vite s’apercevoir que les riffs sont basiques, que le cd est rempli de gimmicks type voix enregistrées à la télé comme Neurosis dans « Lost », que les morceaux sont vraiment longuets, et que tout ça, hein, c'est déjà quand même assez entendu. Et puis on rêvasse, on range des chiffres dans des lettres, et là, comme lorsqu’on on boit un coup en écoutant Zoroaster ben ça SOIGNE. Donc juste pour ça, je voudrais remercier Le Puritain de m’avoir SOIGNÉ. En espérant que je puisse retrouver les conditions adéquates doomy drony noisy répétitivy pour pouvoir regoûter aux plaisirs obscurs du souffle de ventre rythmé par les trois notes de basse et ces coups de sourd sur les tomes, faudrait quand même pas qu’il tape aussi fort sur son ordinateur s’il est faché, il risquerait de le péter. De toute façon, le groupe a splité. Alors, bwoaf... qu'on n'aime ou qu'on n'aime pas, hein... bé des fois on aime, des fois on n'aime pas. "C'est la vie".

note       Publiée le mardi 14 février 2017

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Rastignac › mercredi 15 février 2017 - 00:01  message privé !
avatar

Edit : line up mis à jour sur la foi des données lues sur M.A. ; ce groupe a en fait été créé à un moment où le Sami a voulu mettre un peu de distance avec la musique et le doom en particulier, étant donné une situation qu'il a qualifié dans une interview de "burn out", The Puritan n'étant effectivement pas, pour lui, du doom (mais on sait que le mec a une définition très restrictive, très "pureté" du doom...)



Cette compilation a mis du temps à se faire, normalement ça devait être un double cd ; à l'époque de l'interview que je viens de lire (2009), il prévoyait aussi de sortir aussi plein de musique écrite mais non publiée, et tout ce boulot paraissait, à le lire, comme un énorme boulet dont il avait du mal à se défaire...

Note donnée au disque :       
born to gulo › mardi 14 février 2017 - 21:44  message privé !

Pas d'informations sur le line-up, mais y a quand même S.A.S. Sami Hyninen, dedans, notoirement, non ?