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Red Harvest › There's Beauty In The Purity Of Sadness

cd • 11 titres

  • 1Wounds
  • 2Naked
  • 3Resist
  • 4Mindblazt
  • 5Mastodome
  • 6Shivers
  • 7?
  • 8Mother Of All
  • 9α.β.γ.l.e.a.k
  • 10Sadness
  • 11The Art Of Radiation

line up

Thomas Brandt (basse), Doctor Cato Bekkevold (batterie), Jan F. Nygård (guitare), Jim Ivan Z-Bergsten (chant, guitare)

remarques

chronique

Second album de Red Harvest, après un premier essai de thrash franchement mauvais (syndrome Pantera), « There’s Beauty in the Purity of Sadness », comme l’indique son titre, c’est du pur rock gothique au sens où pouvait l’être Souls at Zero, par exemple. Encore cette comparaison, allez-vous me dire – oui, mais pas au niveau musical, pas encore – plutôt au niveau des intentions, cette ambivalence, entre la détresse absolue et la vague envie d’y croire quand même, si caractéristique du début des 90’s. Sa pochette est parfaitement dans le ton de l’époque, cyber tristesse, mécha dépression, tout ça. Le chant, élément le plus surprenant quand on connaît l’évolution future du groupe (le chanteur changera de nom après Hybreed), n’est pas sans évoquer celui de Foetus, partagé entre les crooneries avinées, les grincements rancuniers et les appels rauques à la dévastation de l’âme, quand il ne s’agit pas purement et simplement d’une escapade d’Al Jourgenson chez The Cure. Pratiquement improbable dans l’histoire du groupe, il est, à mon sens, celui qui jouit le plus d’une personnalité unique, bourrés de hits goth metal post hardcore, avec ses étranges relents de Tiamat apocalyptique (oui, désolé) ou de Fudge Tunnel chez Paradise Lost. Car avant la tambouille, Red Harvest, toujours sur la même trajectoire qu’on dirait avoir décidée trente ans auparavant, Red Harvest, avant la guerre donc, avant la fin du monde et les produits chimiques, avant les cyborgs, Red Harvest, avant les synthés et les samplers, donc, semblait en contact direct avec le noyau de son existence – et ce sans même le savoir, bien sûr – noyau qui s’enracine en cercle concentrique autour de la perte (le titre de l’album pardi), du dépeuplement non pas en terme d’explosion nucléaire (ça, ce sera après) mais en terme Lamartinien (ce qui lui donne sa tonalité grunge, je suppose), celui du laissé tomber, mélancolique, hésitant d’amertume sacrifiée en digne acrimonie. La beauté du découragement, des bras baissés, de l’hémorragie du désir. Car il ne faut pas s’y tromper, malgré l’illusion des gros bras à laquelle on est tenté de succomber : Red Harvest est bel et bien un groupe délicat, et cet album est sa plus belle déclaration d’amour. Après cela, tout ne sera que cendre et radioactivité. Alors profitez-en.

note       Publiée le samedi 11 février 2017

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Immemorial › lundi 13 février 2017 - 19:47 Envoyez un message privé àImmemorial

Oui c'est le même chanteur, c'est lui qui composait absolument tout à ce moment la... Très bon album ou on commence à s.entir les prémices industrielles du groupes

saïmone › samedi 11 février 2017 - 21:49 Envoyez un message privé àsaïmone
avatar

Ah visiblement je me suis fais avoir par le changement de nom du gars / de style de musique ! C'est encore plus fort, en fait...!

Note donnée au disque :       
torquemada › samedi 11 février 2017 - 20:35 Envoyez un message privé àtorquemada

Tu es sûr pour le changment de chanteur ? Sur Metal Archives, Jim Ivan Z-Bergsten et Ofu Khan ne font qu'un !