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Ultralyd › Inertiadrome

cd • 5 titres • 40:46 min

  • 1Lahtuma8:43
  • 2Street Sex7:23
  • 3Contaminated Man6:38
  • 4Geodesic Portico7:19
  • 5Cessahtlon10:43

enregistrement

par Jørgen Træen aux studios Duper, Bergen.

line up

Kjetil D. Brandsdal (basse), Morten J. Olsen (batterie, vibraphone), Anders S. Hana (guitare, synthetiseur), Kjetil T. Møster (saxophone)

remarques

chronique

Styles
jazz
indus
jazzcore
Styles personnels
machinerie infernale

Ultralyd ça vous chante ? il me semble que ce groupe s'est taillé une solide réputation dans le milieu du jazz-core depuis une grosse décennie. 'Chromosome Gun' (le seul autre album que je connais d'eux) se posait comme une jolie alternative à l'incontournable Painkiller dans la famille des jazzeux furieux qui savent jouer aussi crade que n'importe quel groupe de sludge. En 2010, où en sommes nous ? En tout cas sur cet album, Ultralyd la joue fine. Les morceaux sont charpentés par une section basse/batterie en béton armé, un implacable tapis roulant qui trimballe l'auditeur à travers une horreur urbaine dont le contrôle a échappé aux humains. Ca commence au bout d'une minute. Dès qu'on a mis le doigt dans l'engrenage, impossible de s'en extirper. La quatre cordes martelant des riffs obsessionnels avec ce son saturé, gras, pollué, boueux, la batterie jonglant entre les grooves jazzy anxiogènes et les saccades nerveuses. Par dessus ce trottoir fracturé s'étale une guitare et un saxo qui se répandent comme autant de gaz toxiques émanés des pires zones industrielles, et on a le terrain de jeu rêvé pour vos petites escapades post-apocalyptiques à tendance dystopiques. Et ça ne s'arrête pas. Par tranches de six, huit, dix minutes, on est martelé, compressé, écartelé, balancé dans une trance hommage sans fin aux automates qui régulent notre vie à présent. Mais c'est qu'ils groovent en diable les salauds ! C'est la crasse absolue tout autour de l'enveloppe corporelle, et on a envie de se vautrer dedans. Besoin de se défouler comme jamais au coeur de ces montagnes de détritus. Foutu pour foutu, Inertiadrome c'est du disco pour robot de Terminator. Un épuisant dancefloor branché directement sur la prise de terre, destiné à faire gesticuler en syncope jusqu'à ce que les batterie soient complètement à plat. Exception faite de 'Contaminated Man' et ses multiples cassures (de quoi faire exploser le cervelet en écoute prolongée) et 'Geodesic Portico', c'est sur une pulsation implacable que reposent tous les morceaux, l'épuisant 'Cessathlon' se vautrant en cavalcade finale. Dans cette impitoyable excursion, pas une seconde de réconfort, pas un centimètre carré de compassion. Tu vas agir comme une machine, ou crever comme le faiblard d'humain que tu es.

note       Publiée le dimanche 5 février 2017

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notes

Note moyenne        4 votes

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Klarinetthor › lundi 9 octobre 2017 - 12:56  message privé !

Contaminated man... bon je remonte encore ma note.

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Klarinetthor › dimanche 19 février 2017 - 02:06  message privé !

ils ont vraiment des sorties mineures dispensables, donc, oui, celui-ci, chromosome gun, foncez

Note donnée au disque :       
sergent_BUCK › dimanche 19 février 2017 - 00:25  message privé !
avatar

j'te dis, une fois qu'on a mis le doigt dans l'engrenage...

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Masca › samedi 18 février 2017 - 21:35  message privé !

Trop bien. Merci pour la découverte. J'ignorais jusqu'au mot "jazzcore".

cyberghost › dimanche 12 février 2017 - 00:43  message privé !

ça groove vénère ouais, et ça a effectivement bien le côté dans-ta-face de god, je deplorerais volontiers l'absence de voix, mais faut dire que ça appuie bien la froideur industrielle, comme dit dans la chro...