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Ultralyd › Inertiadrome
- 2010 • Rune grammofon RCD2105 • 1 CD
- 2010 • Rune grammofon RLP2105 • 1 LP 33 tours
cd • 5 titres • 40:46 min
- 1Lahtuma8:43
- 2Street Sex7:23
- 3Contaminated Man6:38
- 4Geodesic Portico7:19
- 5Cessahtlon10:43
informations
par Jørgen Træen aux studios Duper, Bergen.
line up
Anders Hana (Anders S. Anna) (guitare, synthétiseur), Kjetil D. Brandsdal (basse), Morten J. Olsen (batterie, vibraphone), Kjetil T. Møster (saxophone)
chronique
Ultralyd ça vous chante ? il me semble que ce groupe s'est taillé une solide réputation dans le milieu du jazz-core depuis une grosse décennie. 'Chromosome Gun' (le seul autre album que je connais d'eux) se posait comme une jolie alternative à l'incontournable Painkiller dans la famille des jazzeux furieux qui savent jouer aussi crade que n'importe quel groupe de sludge. En 2010, où en sommes nous ? En tout cas sur cet album, Ultralyd la joue fine. Les morceaux sont charpentés par une section basse/batterie en béton armé, un implacable tapis roulant qui trimballe l'auditeur à travers une horreur urbaine dont le contrôle a échappé aux humains. Ca commence au bout d'une minute. Dès qu'on a mis le doigt dans l'engrenage, impossible de s'en extirper. La quatre cordes martelant des riffs obsessionnels avec ce son saturé, gras, pollué, boueux, la batterie jonglant entre les grooves jazzy anxiogènes et les saccades nerveuses. Par dessus ce trottoir fracturé s'étale une guitare et un saxo qui se répandent comme autant de gaz toxiques émanés des pires zones industrielles, et on a le terrain de jeu rêvé pour vos petites escapades post-apocalyptiques à tendance dystopiques. Et ça ne s'arrête pas. Par tranches de six, huit, dix minutes, on est martelé, compressé, écartelé, balancé dans une trance hommage sans fin aux automates qui régulent notre vie à présent. Mais c'est qu'ils groovent en diable les salauds ! C'est la crasse absolue tout autour de l'enveloppe corporelle, et on a envie de se vautrer dedans. Besoin de se défouler comme jamais au coeur de ces montagnes de détritus. Foutu pour foutu, Inertiadrome c'est du disco pour robot de Terminator. Un épuisant dancefloor branché directement sur la prise de terre, destiné à faire gesticuler en syncope jusqu'à ce que les batterie soient complètement à plat. Exception faite de 'Contaminated Man' et ses multiples cassures (de quoi faire exploser le cervelet en écoute prolongée) et 'Geodesic Portico', c'est sur une pulsation implacable que reposent tous les morceaux, l'épuisant 'Cessathlon' se vautrant en cavalcade finale. Dans cette impitoyable excursion, pas une seconde de réconfort, pas un centimètre carré de compassion. Tu vas agir comme une machine, ou crever comme le faiblard d'humain que tu es.
Dans le même esprit, sergent_BUCK vous recommande...


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- saïmone › Envoyez un message privé àsaïmone

Je l'ai ressorti tiens, quelle tuerie. Après l'album freejazzcore puis l'album dub à la painkiller, ce dernier vire logiquement en indus motorik à la GOD. Super chro Sarge, tu devrais écrire plus souvent (!). Je sais plus lequel de ces gars joue dans Noxagt, qui a sorti la même année son chef d'oeuvre, brutage, disque frère de celui là, mais versant Massaker
Message édité le 22-10-2022 à 16:17 par saimone
- Klarinetthor › Envoyez un message privé àKlarinetthor

Contaminated man... bon je remonte encore ma note.
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- Klarinetthor › Envoyez un message privé àKlarinetthor

ils ont vraiment des sorties mineures dispensables, donc, oui, celui-ci, chromosome gun, foncez
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- sergent_BUCK › Envoyez un message privé àsergent_BUCK

j'te dis, une fois qu'on a mis le doigt dans l'engrenage...
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- Masca › Envoyez un message privé àMasca
Trop bien. Merci pour la découverte. J'ignorais jusqu'au mot "jazzcore".
