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In the Woods... › Pure

cd | 10 titres | 67:29 min

  • 1 Pure [07:21]
  • 2 Blue Oceans Rise (Like a War) [05:41]
  • 3 Devil's at the Door [05:47]
  • 4 The Recalcitrant Protagonist [05:43]
  • 5 The Cave of Dreams [04:55]
  • 6 Cult of Shining Stars [05:55]
  • 7 Towards the Black Surreal [07:01]
  • 8 Transmission KRS [10:46]
  • 9 This Dark Dream [07:18]
  • 10 Mystery of the Constellations [07:02]

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré par Anders Kobro à la Woods Cave (Kristiansand), et au C.F.O.M.D. (Brighton). Mixé et masterisé par Patrick "Darkhyrys" G. au WSL Studio (Montpellier).

line up

James Fogarty (guitare, claviers, voix), Christian Botteri (guitare), Christopher Botteri (basse), Anders Kobro (batterie).

Musiciens additionnels : Bjorn "Berserk" Harstad (guitare [8-10]).

remarques

Sorti en cd, vinyle et sur bandcamp. Dédié à la mémoire de Oddvar A:M. Illustration par Dr. Winter.

chronique

Styles
metal
rock

J’ai beau travailler sur moi, ne rien faire à part me fondre dans la musique comme une particule anonyme, sans histoire, sans désir : je ne comprends pas bien « In the Woods... ». D’ailleurs, qu’est-ce qu’il y a dans ces bois de si intéressant ? Je ne sais pas. Mais à mon avis, la surdose de champignons a dû faire découvrir ce qui se cache derrière ce paquet de ronces, et les mecs ont dû vouloir le restituer, avec des runes bien sûr, et un peu d’Odin par ci, et nos ancêtres les [insérer votre peuple préféré] par là, la conjonction des sphères patati, le ragnarök patata. Donc, pendant que Fenriz revend ses premières démos d’I.t.W...(pour les intimes) qu’il cachait dans son terrier le temps que ça prenne de la valeur, le groupe lui se reforme et sort cet album chez Debemur Morti, mais pas que, car c’est la Grande Promo : sorti en multiples éditions dont deluxe de chez le de luxe, et en plus réédition de tous leurs précédents albums dans un coffret qui fait du bien aux doigts tellement c’est doux, et beau, et neuf. Qu'est-ce qui m’a amené à acheter la totale ? Ben les avis sur ce groupe, ici, et ailleurs, avis positifs, voire trèèèès positifs. Comme je ne connaissais pas In the Woods..., parce que je ne suis pas omniscient comme Poutine, Trump, ou Don Quijote, j’ai pris le temps d’écouter leur discographie. Eh ben j’ai été un peu, comment on dit ? « Pffff », sur aucun album je n’ai eu la patience de suivre le discours et la forme de ce groupe. Je suis pas hypersensible en fait, des fois... parce que « In the Woods... » joue beaucoup sur l’hypersensibilité du métalleux on dirait bien, et surtout sur ce dernier album "Pure" qui me semble être l’apothéose de leur projet, qui fait plouf de toute façon chez moi, comme d'habitude, mais vu que la chronique manque, hein, pourquoi pas ? Les avis divergent, la vie converge, voilà. In the Woods... renait donc de ses cendres, gonfle les poumons, sur-gonfle la production jusqu’au point WTF, et chaaaaante. Alors j’ai lu, parce que je lis aussi, oui j’ai lu beaucoup d’avis qui disaient « ouais, c’est la reformation de trop, c’est pourri ce qu’ils ont fait ». Ben je trouve que c’est pas plus pourri qu’auparavant. Oui, je ne connais et ne comprends pas tout, mais je retrouve ce lyrisme dégoulinant, cette manière d'enrober du simple par du mystère, cette approche qui a plus de liens vers le méga-rock de stade un peu triste qu’avec Darkthrone, et si, en fait, comme beaucoup de groupes s’agissait-il d’un malentendu ? Des fois, les mecs ils font peut-être une démo et un album de « metal », de « black metal », et après, ils font autre chose. Là, je trouve que ça fait un moment que « In the Woods... » fait autre chose de toute façon, à la manière de leurs compatriotes Manes que je ne comprends pas non plus, et cet autre chose ne me touche pas des masses, parce que, c’est TROP. Comme ces groupes qu’on écoute fatigué en concert, c’est beau, mais c’est un peu TROP, c'est un peu simple. C’est joli, c’est bien joué, mais... hein... « si on allait se boire une bière ? ». Et ce dernier album du renouveau laisse cette impression de sur-gonflage de pneu, la voiture est surélevée, mais ça ne la fait pas avancer plus vite, et ça ne la rend pas moins moche... une impression de groupe de radio, voilà, calibré, avec les accords qu’il faut au bon moment, l’épique juste maintenant, avant la tristesse, puis le mystique, exprimés dans de titres trop longs (palme ici à l'instrumental "Transmission KRS"), clamée par cette voix qui ne parait presque plus humaine tellement elle est arrondie et grasse, posant ses lèvres sur cet espèce de mur de guitare en guimauve chaude, envahissant notre espace intime par ses méditations internes très bruyantes. Voilà, c’était ma contribution au formalisme gutsien à savoir « faut finir la discographie », mais, des fois, ben ce n’est pas facile, et là, je sais pas vous, mais ce son de guitare me pousse à aller chercher un bon doliprane - ou un bon Voivod. (2,5/6)

note       Publiée le mardi 31 janvier 2017

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taliesin › lundi 6 février 2017 - 07:35  message privé !

Perso, j'aime toujours autant ce groupe ;-)

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Eliphas › jeudi 2 février 2017 - 18:36  message privé !

Moi je le trouve très plaisant cet album, plus simple que les précédents mais très bien composé.

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yog sothoth › jeudi 2 février 2017 - 14:52  message privé !
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t'as perdu ton âme de jeune farfadet des forêts du grand Nord, c'est tout.

Rastignac › jeudi 2 février 2017 - 14:34  message privé !
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Bon, vous allez me faire réécouter leurs disques précédents. Mais, sans mauvaise foi aucune, et pour me répéter, en général la première écoute est fatidique chez moi, et souvent, ben, quand je veux m'y remettre, parce que, peut-être, il y a eu "mal-entendu", ma rage face à l'inévitable répétition des affects me fout berserk et après, comment je fais pour aller faire les courses.

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yog sothoth › jeudi 2 février 2017 - 14:11  message privé !
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Dans un monde où il existe Alcest pour caliner la sensibilité miévrasse d'une certaine frange de metalleux, effectivement ITW perd un peu de son charme... je n'ai pas écouté ce petit dernier, mais "3 times 7 on a pilgrimage" passe assez souvent chez moi, de même que le champêtre "Heart of the ages".